La victimisation est coupable d’incitation au meurtre

C’est toujours les mêmes qui trinquent

Après les appels au meurtre contre Zineb El Rhazoui et Zohra Bitan, c’est celui d’un enseignant, Samuel Paty, qui a été exécuté avec succès, vendredi 16 octobre 2020, à Conflans Sainte-Honorine, en banlieue parisienne. Le prof d’histoire a été décapité dans la rue, par un jeune majeur tchétchène qu’il n’avait jamais rencontré (20 Minutes).

Épisodes précédents dans la même série : le 6 août 2020, un braquage a eu lieu à la Banque populaire du Havre. Six personnes ont été prises en otage, puis libérées par le RAID cinq heures plus tard (Aisne Nouvelle).

En juin 2017, trois gardiens de la paix avaient été attaqués au marteau sur le parvis de Notre-Dame, par un islamiste, dont le procès s’est ouvert à Paris, le 12 octobre, quatre jours avant l’assassinat de l’enseignant.

En janvier 2015, dix personnes de la rédaction de Charlie Hebdo avaient été assassinées pour avoir « blasphémé contre le prophète », un policier, un gardien de la paix, une policière municipale avaient été tués dans l’exercice de leur fonction et quatre Juifs dans l’exercice de leur existence de Juifs (Wikipédia).

En mars 2012, à Montauban et à Toulouse, trois militaires, dont deux musulmans, et quatre Juifs, dont trois enfants âgés de 3 à 8 ans, avaient été exécutés à bout portant par un islamiste franco-algérien. « Il est fier d’avoir mis la France à genoux », avait déclaré le ministre de l’Intérieur de l’époque, Claude Guéant. « Il n’a exprimé aucun regret. » Enfin si, un seul : avoir manqué, à quelques minutes près, « la rentrée des classes dans l’école juive », ce qui lui aurait permis de tuer plus d’enfants. Cela aurait probablement augmenté le « plaisir infini » qu’il avait ressenti (Wikipédia).

C’est toujours les mêmes qui pleurent

Au Havre, en août dernier, le preneur d’otages avait deux revendications : « Libérer les enfants palestiniens injustement emprisonnés en Israël » et « l’accès des Palestiniens de moins de 40 ans à l’esplanade de la mosquée al-Aqsa à Jérusalem (Actu.fr). »

À son procès pour l’attentat de juin 2017 contre les policiers,le terroriste, Farid Ikken, qui avait crié « C’est pour la Syrie (Valeurs Actuelles) », se dit aujourd’hui fier du « devoir accompli ». Non, rien de rien, il ne regrette rien, mais il tente quand même des circonstances atténuantes pour le moins originales : « J’ai frappé mollement sans intention de tuer », affirme-t-il lors de son procès. Pourtant, remarque le MPCT, Mouvement pour la paix contre le terrorisme, il s’était jeté sur les policiers « avec un tel élan que, sur la vidéo des faits, ses deux pieds décollent du sol (Facebook). »

On entend aujourd’hui, au cours du procès des attentats de 2015 à Paris, que les tueurs se sentaient entièrement légitimés dans leur action par l’insulte faite à Mahomet par les blasphémateurs. « Ils sont considérés comme terroristes, mais pour moi, c’était juste mes grands frères (le Monde). »

Quant aux enfants tués à Toulouse en 2012, leur assassin, Mohammed Merah, estimait avoir une bonne excuse : il voulait « venger la mort des enfants palestiniens (JDD) ».

C’est toujours les mêmes qui jouent les idiots utiles

Si les médias français n’hésitent jamais à incriminer Zemmour ou Camus (Renaud, pas Albert, quoique…) quand, trop rarement à leur goût, un terroriste de la droite extrême commet un attentat, ils auraient mille fois plus de raisons de battre leur coulpe quand l’attentat est « normal », comprendre « dans la norme », c’est-à-dire revendiqué pour l’amour d’Allah.

Quand on n’arrive plus à fermer une porte, dans 99 % des cas, c’est parce qu’elle a gauchi : sa forme s’est altérée (Larousse). On peut en conclure que les journalistes français sont faits du bois dont on fait les yeux qui ne sont pas en face des trous, car leur excusisme se déclenche systématiquement dès qu’on peut incriminer la droite d’un méfait et se gauchit au point de ne plus coller aux faits d’armes quand ils sont le fait de ce que la novlangue baptise « minorités ».

Les minorités ? Commençons par les femmes, qui bénéficient de ce statut indu (nous sommes 51 % des individus sur la planète !) au point qu’un homme assassiné est victime d’un homicide alors que dans la même situation, une femme est victime d’un demi-génocide, alias « féminicide ».

Les LGBTIQ+, club auquel adhère une demi-douzaine de minorités disparates, finit par agréger un nombre conséquent d’influenceur.euse.s, surtout quand, convergence des luttes oblige, on y ajoute les indigènes et indignés de tout poil qui se reconnaissent au fait qu’ils ont tous les droits (bafoués) et zéro devoir, à part celui de se plaindre.

Qu’y a-t-il dans la pochette surprise des séparatismes ?

Au bout de trois ans de résidence à l’Élysée, Emmanuel Macron a fini par se sentir obligé de répondre à l’inquiétude de la majorité des Français, fussent-ils membres par ailleurs de différentes minorités intersectionnelles. Il a donc, dans un premier temps, déclaré la guerre au communautarisme, puis, une fois la nouveauté de l’annonce un peu affadie, a renommé l’ennemi « séparatisme », avant de le remuscler en le multipliant. Désormais, l’objectif est de contrer « les séparatismes ».

« Mal nommer les choses », disait Camus, « c’est ajouter au malheur du monde ». Prétendre vouloir lutter contre « les séparatismes », alors que l’islamisme est le seul ennemi et qu’il n’a aucunement vocation à nous séparer mais, à l’inverse, à nous englober, c’est ajouter au malheur de notre peuple.

Ne pas changer une équipe qui gagne

Le même scénario se joue, se rejoue et se dix de der-roulera encore tant que l’on n’y mettra pas le holà, LE holà, pas « LA hola », on n’est pas au foot et si l’enjeu est rond, c’est comme la planète, pas comme un ballon.

Premier temps de ce grand classique, l’agresseur revêt son costume de victime. Il lance ses troupes, ses trolls et ses idiots utiles à la recherche d’un affront, aussi minime soit-il : petit affront deviendra grand, si Allah lui prête vie et, si l’affront ne va pas à la montagne, Mahomet fera d’une poussière un Himalaya.

Dans le deuxième acte, l’affront est extrait de sa coquille, dépouillé de son tégument et placé sous un Titan Krios, le microscope électronique le plus puissant du monde, qui offre une résolution de l’ordre du dixième de nanomètre (la taille d’un atome).

Le troisième temps de la valse est une comédie musicale : tournée mondiale du chœur des pleureuses, avec exhibition de l’affront (version grossie de plusieurs millions de fois), dénonciation du ou des criminels, au(x)quel(s) s’ajoute la chorégraphie de l’État français dans son célèbre numéro « Repentance en Ut majeur pour racisme systémique imaginaire ».

Le meurtre des dénoncés fait l’objet de la deuxième saison : incitation à la haine relayée par toute la fachosphère (la vraie, celle qui utilise véritablement les méthodes fascistes mises au point par Staline et Mussolini), préparation de l’assassinat par un des adeptes de l’incitateur.

C’est là qu’est commis le crime, suivi de la surprise écœurée des « responsables » qui n’ont rien vu venir, sauf la route qui poudroie, l’herbe qui verdoie et le loup solitaire qui psychiatrisoit.

Générique de fin avec solo de rodomontades du chef de l’orchestre étatique (pipeau et castagnettes).

Démonstration : la cabale des corbeaux

Prenant probablement au sérieux le discours présidentiel, qui suggérait de dynamiser la république, un professeur d’histoire-géo a fait à sa classe de quatrième un cours sur la liberté d’expression.

Comment mieux l’illustrer qu’avec des exemples historiques récents ? Le prof a donc exhibé la couverture d’un Charlie Hebdo montrant les fesses d’un musulman en prière décorées d’une étoile chacune, sous le titre « Une étoile est née ». NB : c’était un cours sur la liberté d’expression, pas sur le raffinement dans les dîners en ville et la liberté d’expression est précisément ce qui ne s’arrête pas où commence la susceptibilité des autres en matière d’opinions légales.

Pour autant, le prof en question a pris la précaution, vis-à-vis d’élèves susceptibles, en leur donnant le choix entre regarder ou sortir : « On était en train de faire un cours sur l’islam et le prof a dit aux musulmans de lever la main […] et qu’il va montrer une image qui va peut-être choquer, que si on voulait, on pouvait sortir du cours. (L’image était celle du) « prophète Mahomet sans vêtements et que le professeur l’avait montrée comme ça (Causeur) », explique, dans une vidéo, celle que le casting désignera comme la principale victime de l’affront.

Victimisation : les paroles

« Quel est le message qu’il a voulu passer à ces enfants ? Quelle est la haine ? Pourquoi cette haine ? », pleurniche le papa de la gamine dans la même vidéo. Dans cet épisode, il appelle les parents d’élèves, la direction du collège, les autorités françaises et celles de l’empire intergalactique à suspendre l’enseignant qualifié de raciste. Un raciste, qui aurait exigé que les élèves musulmans soient exclus de la classe pendant qu’il montrait (exhibait ?) aux autres enfants la photo d’un homme nu présenté comme le prophète Mahomet.

Les enfants de l’ère numérique étant moins débiles que le papa-panpan, aucun n’a pu confondre le dessin d’un type en train de prier, les fesses à l’air décorées d’une étoile, avec une photo d’homme nu.

La gamine, elle, raconte que le prof lui a donné, comme à tous ses camarades, l’option de sortir ou de rester. Elle a choisi de voir l’image qui pouvait choquer. Elle a été choquée.

On ne sait pas si le prof a également montré la performance de Frédéric Fromet, chanteur sans voix mais à texte, notamment celui de la chanson qui l’a rendu célèbre : « Jésus est pédé (YouTube) » et on ignore si ledit texte a choqué les petits catholiques présents dans la classe, car aucun n’a fait intervenir son père pour demander la tête du prof.

Pour la deuxième saison de cette tragique histoire française, lisez vos journaux, vous y verrez les tweets du père militant, vous y découvrirez l’introduction à la vidéo par le cameraman, Abdelhakim Sefrioui, ci-devant président du collectif Cheikh Yassine, un groupuscule antisioniste radical, et membre du Conseil des imams de France. Vous y lirez les retweets, les condamnations et les menaces… du genre de celles qui obligent un certain nombre de nos compatriotes à vivre sous protection policière.

Le professeur, Samuel Paty a averti sa hiérarchie des menaces, il a saisi le rectorat et porté plainte pour diffamation. Mais que pèse un seul prof menacé contre le « djihad judiciaire » de l’armée des trolls islamistes ? Rien. Il faut espérer que son cadavre pèsera éternellement sur la conscience de ceux qui l’ont abandonné à son sort. Il faudrait pour cela qu’ils aient une conscience…

Le pape, combien de divisions ? Le RN, combien d’adhésions ?

On avait l’habitude, en France, que les Juifs soient accusés de meurtres rituels, de subornation de gouvernements et de crimes contre l’humanité palestinienne. Cela faisait partie du paysage, notamment médiatique et nul ne songeait à les en plaindre : on avait appris pendant l’Occupation, qu’il n’y a pas de fumée sans feu.

Mais depuis le Bataclan, depuis le 14 juillet à Nice et maintenant avec un enseignant égorgé dans la rue, les Français ont fini par comprendre ce que leur répètent les Juifs depuis 2002 : quand les islamistes disent « après samedi vient dimanche », ils n’évoquent pas l’horoscope, mais l’ordre dans lequel il leur faudra convertir ceux qui prient le samedi, puis ceux qui prient le dimanche, pour les amener à prier le vendredi. Ou mourir.

Les idiots utiles, médias, sociologues, universitaires, pipoles, assoces et antislamophobistes professionnels ont beau pérorer dans leur coin, leur influence sur la perception du réel diminue dans le public, de façon inversement proportionnelle à la distance qui sépare leurs discours de la réalité. Ceux qui amalgament « juifs » et « sionistes », « sionistes » et « assassins » sont ceux qui professent le Padamalgam entre islam et Coran, entre photos pornographiques et dessins humoristiques, entre sourates enjoignant de tuer les infidèles et assassinat d’iceux.

Arroseur arrosé ou pyromane incendié ?

Le New York Times est l’équivalent exact de notre Monde et l’on ne fait pas seulement référence à la police de caractères Antiqua utilisées pour leurs titres : ils sont bienveillants avec les victimes du sysssstème, impitoyables avec les mal-pensants, donneurs de leçons d’humanité et déniant le qualificatif d’humain à tout ce qui est israélien, ou sioniste, ou…

Les lecteurs du Monde sont persuadés que tous les citoyens de l’État juif sont des assassins et tous les Palestiniens des innocents, ils savent que tous les musulmans sont des victimes et tous les Blancs des coupables. Le New York Times est sur la même trajectoire idéologique.

Lorsqu’un attentat frappe des civils en Israël et que le tueur est neutralisé par la police ou l’armée, Le Monde titre sur le Palestinien abattu et ne mentionne pas toujours que c’est à la suite d’un crime ou d’une tentative de. Ainsi le 18 septembre 2019 :

Aujourd’hui, après la décapitation du professeur, au lieu que la police israélienne soit qualifiée de tueuse de civils dans Le Monde, comme d’habitude, c’est la police française qui a subi le même sort dans le NY Times.

(La police française tire et tue un homme après une attaque mortelle au couteau dans la rue)

Ce procédé éditorial est utilisé de façon récurrente par les trois mousquetaires hexagonaux (Le Monde, L’Obs, Télérama et les Inrocks[1]), qui se croient investis de la mission d’éduquer et/ou de rééduquer leurs lecteurs. Leurs confrères ne s’en sont jamais offusqués. On s’étonne donc que, employé à l’identique outre-Atlantique, il suscite l’indignation de certains titres de notre presse. Radio France est sur la même… longueur d’ondes que ses confrères de la presse écrite islamophile et israélophobe. D’ailleurs, huit heures après les faits, la voix du Quai d’Orsay n’avait toujours pas informé ses auditeurs de la mort du professeur…

Le parti-pris du Monde n’empêche pas le quotidien vespéral d’être considéré, chez nous, comme celui « de référence », et pas seulement en tant que promoteur d’antisémitisme. Pourtant, nombre d’attentats commis en France contre des Juifs ont eu pour « alibi » le traitement que l’armée israélienne fait subir à d’innocents petits enfants palestiniens, tel qu’il est décrit, insinué ou inventé par nos commissaires du peuple.

De la même façon, entre mensonges et insinuations, le père de l’élève de 4e au collège de Conflans a mené une campagne suffisamment efficace dans les réseaux sociaux pour que le professeur de sa fille soit décapité. L’assassin ne connaissait pas sa victime et probablement pas non plus la famille de ceux qu’il considérait comme offensés. Déjà bien conditionné par la doctrine salafiste et à la recherche d’une action d’éclat pour prouver sa bonne foi à Allah, il a pris le train de la campagne d’incitation au meurtre du professeur au pied de la lettre. Inutile de chercher chez cet adepte de l’islamisme la moindre réflexion politique ou la moindre réflexion tout court : les islamistes d’en haut fournissent les sourates et les islamistes d’en bas les couteaux.

Manif lave plus blanc

Une manifestation est prévue aujourd’hui (18 octobre 2020) à la mémoire du professeur assassiné. Même si elle est initiée par des associations irréprochables, cela n’empêchera aucun des complices idéologiques de l’assassin d’y participer afin d’usurper un diplôme d’antiracisme.

On parie que les Indigènes antirépublicains, les militants à la recherche de l’islamophobie perdue et leurs seconds… couteaux, les islamistes tout court et les antisémites à court de cause y défileront le cœur sur la main, et la haine du kouffar au cœur…

Il est bien confortable, pour les véritables démocrates, de se rassembler quand on a le cœur lourd, mais la contre-attaque doit venir d’en haut, non pas en lançant des invectives et des rodomontades, mais en rappelant à tous les élèves sans exception l’histoire de notre pays et la grandeur qu’elle a su, il y a longtemps, diffuser dans le reste du monde.

Pourquoi ne pas recommencer ? En commençant par l’intérieur, évidemment ! LM♦

Liliane Messika, MABATIM.INFO

[1] Oui, les trois mousquetaires étaient quatre. C’est l’exception française, amis lecteurs étrangers !

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