Parrrole, parrrole et rrretourrrnements de vestes

Depuis 2002, quand le Zemmour ou l’Attal montraient l’islamisme, les idiots (utiles) voyaient la lepénisation des esprits.

La politique et les médias : partouze ou relations incestueuses ?

Patrick Cohen est juif, ou en tout cas, il en a le patronyme et il n’y a pas de fumée sans feu. S’il veut être accepté par ses pairs, il n’a pas le choix, il doit se montrer plus gauchiste que Vladimir Illitch et plus antisioniste que Mahmoud.

C’est ainsi que, quand il invitait, en novembre 2014, Robert Ménard nouvellement élu maire de Béziers, il l’interrompait à chaque mot décrivant son programme, pour lui reprocher des fréquentations d’extrême-droite, éliminant les aussi proches, mais socialistes, d’un sourcil moqueur.

C’est ainsi que lorsqu’il invite un Israélien, c’est un qui doit avoir son brevet d’« antisionisme ». Et c’est ainsi qu’il sert la soupe à bien des journagandistes de la planète Médiocre, notamment, en septembre 2019, un archétype qui a passé cinq ans à Jérusalem comme correspondant du Monde.

Les questions de Patrick Cohen à Piotr Smolar contenaient tous les mots-clef destinés à faire haïr l’État juif par les lecteurs du Bienpensant vespéral :

« Piotr Smolarvous venez de passer cinq ans dans un pays dont vous avez découvert la crispation et l’enfermement identitaire »… « Avec un poids religieux de plus en plus fort, c’est un pays largement régi par les religieux ultra-orthodoxes… ? (InfoEquitable) »

Religieux, ultra-orthodoxe, identitaire, crispation, enfermement… Autant de chiffons rouges qui firent aussitôt passer l’envoyé du quotidien de référence, de défenseur du voile et du néo-féminisme à pourfendeur des empêcheurs de prier en hébreu. Ben oui, les femmes n’avaient pas accès au Mur des lamentations à cause d’une alliance entre ses deux bêtes noires : Netanyahou et le grand rabbinat. Il en était tout retourné, le p’tit père (des peuples).

Tss tss, passer cinq ans à Jérusalem sans jamais passer devant le Mur, première destination des 4,1 millions de touristes, dont 346,000 Français, qui visitent chaque année la Terre promise, cela demande une sacrée (!) dextérité. Ou une détermination acharnée. Car tous les touristes, de quelque sexe, genre qu’ils/elles/eux/schtroumpf soient, et même ceux qui ne se reconnaissent dans aucun, peuvent constater qu’un bon tiers de la surface dévolue aux prières est réservée aux femmes.

Probablement Cohen a-t-il emprunté sa définition de la mission journalistique à Edwy Plenel, qu’il a interviewé en janvier 2015, à propos du livre de Houellebecq, Soumission : « les écrivains peuvent penser toutes les folies qu’ils veulent, je n’en parle pas, car je suis journaliste et je ne m’intéresse qu’aux faits (YouTube). » Dans le cadre des folies inventées par Houellebecq, il y avait l’élection d’un islamiste « soft » à la présidence de la république française, sans passer par la case « décapitation des profs laïques »…

Les idiots utiles ont 300 morts de retard

Pour paraphraser le pasteur Niemöller, en 2006, quand Ilan Halimi a été kidnappé, torturé et tué, ils n’ont rien dit : ils n’ont vu qu’un fait divers crapuleux ; en 2012, quand 3 écoliers d’une école maternelle juive et leur professeur ont été tués à bout portant, ils n’ont rien dit, puisque c’était le fait d’un fou solitaire qui avait aussi à son actif des victimes musulmanes (qu’il considérait « traîtres à l’islam », mais ils ne l’avaient pas remarqué) ; quand, en janvier 2015, 9 personnes de la rédaction de Charlie Hebdo, 3 policiers et 4 clients juifs d’un Hyper Casher ont été tués, ils n’ont rien dit, à part le sempiternel Padamalgam et ils ont défilé bras dessus bras dessous avec Mahmoud Abbas, qui budgète les salaires de terroristes ayant du sang juif sur les mains (Palestinian Media Watch) ; quand, en juin de la même année, un directeur d’imprimerie a été décapité dans l’Isère, ils n’ont rien dit, sinon brandi leur Padamalgam usagé ; quand en novembre 2015, à Paris, 10 terroristes ont tué 130 personnes et en ont blessé grièvement 413, ils n’ont rien dit contre l’islam revendiqué des assassins, mais ils ont accusé Eric Zemmour et la droite d’agiter le « spectre des années les plus sombres » ; quand, en juin 2016, un couple de policiers a été tué à Magnanville, ils ont murmuré que c’était les risques du métier et entonné le Padamalgam ; quand le 14 juillet 2016, à Nice, un terroriste a tué 86 badauds et en a blessé 458 autres, avec un camion-bélier, l’AFP s’est émue de ce que « Henri Guaino regrette l’absence de lance-roquettes dans les mains des militaires, Frédéric Lefebvre demande l’état de siège, Nicolas Dupont-Aignan réclame l’expulsion systématique des étrangers condamnés au terme de leur peine… Des politiques se sont livrés à une surenchère après l’attentat de Nice (JDD) » et Jean-Marie Colombani, ex-tête pensante du Monde, ou plutôt réfléchissante de l’islam, a titré une tribune dans Slate : « Les réactions politiques à l’attentat de Nice sont un désastre national (Slate). »

Qui ne dit mot consent

On pensait que quand ce serait leur tour, on regretterait de ne plus être là pour se moquer d’eux, mais apparemment, la décapitation d’un prof même pas juif a eu raison de leur déraison. Ce n’est pas qu’ils aient ignoré la sourate 9 du verset 5 du Coran, qui dit « Tuez les polythéistes partout où vous les trouverez ! Capturez-les ! Assiégez-les ! Dressez-leur des embuscades ! » Ils n’étaient pas polythéistes, ils ne croyaient en rien qu’en leur intérêt personnel de petits Khmers rouges-bruns du bien et du juste, alors ils n’avaient rien à dire.

De même, notre Président maniait les euphémismes et jonglait avec les évitements en passant du communautarisme au séparatisme, puis auX séparatismeS. Comme pour le cinéma, tout était dans l’X.

La contradiction est venue de la bouche du cheval, en l’occurrence d’Erdogan, le président qui veut devenir calife. Elle n’aurait pas, à elle seule, suffi à dessiller les oreilles de Macron. Pourtant, « Les déclarations de Macron selon lesquelles l’islam est en crise sont une provocation claire, qui dépasse le simple manque de respect.… C’est de l’insolence et ça dépasse les bornes (le Figaro», ça dépasse la simple critique d’une politique, non ?

La décapitation est la goutte qui a fait déborder le vase de la bien-pensance.

L’exécutif a réagi en appelant un attentat un attentat, et même un « attentat terroriste islamiste caractérisé » et en interdisant une « association » portant le nom d’un cheikh de Gaza. Pas par hasard, ce nom : « La cause palestinienne a été le cheval de Troie de l’islamisme en France à travers la victimisation forcenée des Palestiniens.… En 2000, au moment où éclate la seconde Intifada en Israël, en France, des musulmans attaquent des rabbins, des écoles juives, des synagogues ou de simples juifs scolarisés dans des écoles publiques (Causeur). »

« De 1999 à 2001, le nombre des actes antisémites a plus que triplé. Pour la première fois depuis 1945, des juifs sont visés non pour ce qu’ils font, mais pour ce qu’ils sont censés représenter (l’Express). »

Mélenchon n’est pas un politique, c’est un archétype

Tant qu’il n’y avait que des Juifs, on pouvait faire semblant qu’ils l’avaient bien cherché, en soutenant Sharon (qui avait évacué Gaza sans condition), puis Netanyahou (qui vient de faire la paix avec trois États musulmans). Le lider muslimo1 des Insoumis pouvait féliciter les jeunes attaquants de synagogues en leur décernant un brevet de fierté et de dignité : le 24 août 2014 à Grenoble, à l’université d’été du Parti de Gauche, « Le futur candidat de La France Insoumise… affirme que les manifestants anti-israéliens ont su ‘’se tenir digne et incarner mieux que personne les valeurs fondatrices de la République française’’ (le Règle du Jeu.

Entre l’attentat contre Charlie et les campagnes de menaces contre Zineb El Rhazoui et Zohra Bitan, Méluche a changé sa Kalatch d’épaule et il a choisi les suffrages des Frères musulmans (Marianne). Le 14 septembre 2020, il tournait autour de la peau : « Il y a une racisation d’une partie de la population, à qui on attribue un certain type de comportement, combinée à un certain imaginaire colonial dans lequel les uns dominent les autres (Valeurs Actuelles). »

C’était pour enfoncer un clou, qu’il avait planté quatre jours plus tôt, sur l’air d’une ritournelle bien connue, dont le refrain ressasse que la police n’est pas la solution, mais le problème, donc il faut changer la police :

« Une fois de plus face à la menace d’une secousse sociale de grande amplitude, le système ressert son vieil attrape-mouche : « la sécuritéééé ». Tous ceux qui ont intérêt à ce que l’on ‘’parle d’autre chose’’ se retrouvent dans un même bêlement, une même échelle de perroquet, une même escalade de surenchères. Il n’est pas question de la mort au travail, des suicides professionnels quotidiens, ni des féminicides, ni des enfants décrocheurs par milliers. »

Heureusement, Mélenchon avait la solution pour régler tous nos problèmes :

« Le racisme dans la police doit être traqué et puni de manière intraitable. L’Avenir en Commun ouvre aussi le débat sur la mise en place d’une garde nationale composée de volontaires issus du service national citoyen qui se combinerait à la troupe professionnelle dans un corps de garde républicain enfin voué au maintien de la paix publique (Melenchon.fr). »

Après l’assassinat de Samuel Paty, l’insoumis s’est soumis au politiquement indécent, ce qui l’a conduit à retourner une nouvelle fois sa djellaba en stigmatisant cette fois-ci, en exclusivité, les Tchétchènes :

« Il faut interroger sur ce qui se passe avec les Tchétchènes en France. On a accueilli des Tchétchènes qui étaient les partisans d’une guerre civile sur fond de religion. Voilà la deuxième fois qu’on a affaire à des individus liés à cette communauté, ça ne peut pas continuer comme ça (BFMTV). »

Tchétchénophobe, c’est moins grave qu’islamophobe, apparemment.

Tout est question de timing

Causeur et le Canard enchaîné ont révélé « la tribune à laquelle nous avons échappé », initiée par Malik Salemkour, président de la Ligue des Droits de l’Homme, qui devait être signée par tout ce que notre pays comptait encore d’idiots utiles, contre le projet de loi anti-séparatisme. Sauf que cela se passait deux jours avant qu’un professeur soit décapité suite à une campagne de tweets similaire à celles qu’ont déjà subie Zineb, Zohra et Mila2.

La tribune a été balayée sous le tapis du Samuel Patyquement correct, mais pour combien de temps ? Élisabeth Lévy a sobrement résumé cette énième initiative de la gauchosphère :

« Tout est de notre faute. La LDH et les autres observeront sans doute un délai de décence avant d’expliquer urbi et orbi que le séparatisme islamiste est une invention des islamophobes. Mais ils remonteront certainement au front avant le 9 décembre, date de présentation du texte (Causeur). »

En même temps que la LDH observait un silence musical d’un seizième de soupir, Patrick Cohen était touché par la grâce et livrait une chronique intitulée : Des années de déni. Elle aurait pu être signée par tous ceux qu’il écrasait de son mépris bien-pensant quand il les interviewait :

« Si vous pensez que c’est l’acte d’un solitaire ou d’un fou furieux, intéressez-vous au sort de Mila, à qui on continue de promettre les pires sévices. Une partie de la gauche a préféré la fréquentation de Tariq Ramadan à celle de Charlie. (…) Parce que s’en prendre à l’islam, c’est s’en prendre à la religion des déshérités, faire le jeu de l’extrême-droite (Twitter). »

Tout dire et ne rien faire, ou bien on s’y met ?

L’hôpital qui se moque de la charité a, décidément, d’innombrables interprètes.

Rappelons une valeur sûre : « on ne va pas tous les six mois revenir pour pleurer des victimes, donc il y a un moment, qui va venir bientôt, où il va falloir dire les choses, non pas pour les dire, mais pour les faire (l’Obs)». (Nicolas Sarkozy, 14 juillet 2016). Il est arrivé, le moment, non ? CA♦

Cécile Attal, MABATIM.INFO

1 © Pierre Montagnier
2 Lire « Je suis Mila », « Je suis Charlie ». https://www.editions-seramis.fr/?lightbox=dataItem-k757ykwa

3 commentaires

  1. j’adhère à tout ce qui est dit.
    Néanmoins je regrette que certaines phrases soit difficiles à comprendre .
    Je préférerais une écriture plus simple et plus intelligible.
    N’y a t il pas moyen de faire relire les textes par des individus d’intelligence moyenne comme moi , pour les modifier de manière à ce que tout soit parfaitement intelligible et clair ?
    Merci

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    • Ce texte est extrêmement clair dynamique incisif avec un style si singulier qu’il hisse enfin le français à hauteur de jeu. Cela mériterait le Goncourt.

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  2. Tout est dit .

    Dans mon pays ,( celui ou il n y a pas de petrole ) pays de m.. parenthese de l histoire ,nous avons aussi les memes idiots utiles ,leur influence est considerable ,politique ,medias ,universites etc…La population arabe 20%des citoyens Israeliens attend son heure pour faire lé meme travail que chez vous en France ,pour l instant elle en est empechee .
    Je considere qu il nous reste 51 %de la population sur laquelle nous pouvons compter en cas de probleme . C est peu ,Mais nous ferons avec ,comme toujours .
    Chez vous ,il est trop tard ,surtout pour la communaute Juive ,ce qui l en reste ,elle sera la premiere visee ,comme toujours .
    Mais elle pourra tel a SOS. CRIF !

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