C’est la déliquescence, les cahiers au feu et la science au milieu !

Les sociétés obèses accouchent des PPDC

Dans nos sociétés rassasiées rampe une tendance lourde : le souci du plus petit dénominateur commun, avec le remplacement du droit de tous par le particularisme imposé comme norme : une norme à laquelle la majorité doit se soumettre sous peine d’être accusée, socialement et/ou pénalement, de racisme.

Après l’exécution de la langue française par les armées de l’inclusivisme, la « cancel culture », la culture de l’effacement, venue des USA, exige maintenant que certains mots soient exclus des langues européennes, de façon à ne pas heurter la susceptibilité particulière de tel groupe, qui représente 1 % de la population, ou de tel autre qui représente UNE personne.

Le monde militant qui, longtemps, s’est affronté sur des choix binaires (capitalisme/communisme, nord/sud, etc.) s’est essaimé en identités segmentées de plus en plus étroitement. Comme l’observait déjà Alexis Carré en 2018,

« le monde commun n’avait plus d’autre usage pour les militants que l’expression de leur particularité (Twitter). »

Bien avant lui, le rapport que Terra Nova avait élaboré en 2011 procédait de même, pour ouvrir au Parti socialiste de nouveaux terrains de chasse aux suffrages. Le think tank invitait la gauche

« à reconstituer une majorité grâce à l’agrégation de segments électoraux minoritaires rassemblés autour de problèmes identitaires et sociétaux (multiculturalisme, mariage homosexuel, droits des femmes, etc.) »

Cette stratégie offrait l’avantage de pouvoir s’appuyer sur des

« myriades de relais de transmission permettant de transformer les revendications identitaires de communautés spécifiques en soutiens pour un programme gouvernemental garantissant séparément chacun de ces intérêts distincts. (Terra Nova) »

Cette recette est à l’œuvre aujourd’hui, de Mélenchon aux innombrables candidats à l’union des rouges, roses, bruns, verts et arc-en-ciel et elle fonctionne grâce à deux mécanismes complémentaires, qui transfèrent dans la sphère politique le modus operandi du couple sado-maso.

Côté sadique, la Tendance à la Victimisation Interpersonnelle

De même que, dans la famille Psy, on trouve la psychanalyse et la psychologie, dans la famille anti-Juifs, il y a l’antisémitisme et l’antisionisme. Mêmes approches, mais différence d’échelles, individuelle pour les premières, collective pour les secondes.

Pas étonnant, donc que la psychanalyse ait été inventée par un Juif. Et qu’une nouvelle catégorie psychologique, la TVI, tendance à la victimisation interpersonnelle, ait été mise au jour par une équipe israélienne (Sciencedirect).

De quoi s’agit-il ? D’une attitude qui privilégie, chez un individu, uniquement ce qui peut le faire plaindre et passer pour une victime. Cela peut être une véritable offense, ou un dommage collatéral, voire un outrage imaginaire. Ce qui compte n’est pas la cause mais la conséquence : la béatitude de la victimisation.

Cette mise à jour d’une pathologie, ou plutôt l’isolation de ce trait de caractère, a mobilisé une équipe de chercheurs dans trois domaines : psychologie, sociologie et anthropologie. Ils ont identifié quatre dimensions contribuant au sentiment d’être toujours la victime, en tous temps, en tous lieux et en toutes circonstances : la rumination, le besoin de reconnaissance, la supériorité morale et le manque d’empathie. La rumination permanente du dol (même s’il n’existe, matériellement, pas), le besoin de sa reconnaissance par l’auteur (si le dol existe et s’il a été perpétré par un auteur identifiable), la supériorité morale de la victime (qui lui évite de s’interroger sur sa propre participation dans la constitution de l’offense) et le manque d’empathie vis-à-vis de l’autre, quel qu’il soit, la seule personne au monde méritant le stock disponible dans le reste de l’humanité étant la personnalité à Tendance Victimaire Interpersonnelle.

Lisez l’excellent article de Peggy Sastre, dans Causeur, où cette pathologie est décrite dans le détail.

Côté masochiste, la religion de l’Autre

De même que le propagandé est toujours complice du propagandiste, le victimisé professionnel a besoin, pour s’épanouir dans un groupe, que ce groupe soit réceptif à sa revendication. Cela tombe bien : notre société gavée d’un droit-de-l’hommisme inversé et adepte de la repentance, est le cadre idéal au développement de l’Homo Victimicus.

La Covid empêche les matches de foot en public, mais pas le sport préféré des Occidentaux moralement éveillés, qui est de battre leur coulpe, aussi cherchent-ils, en permanence, de nouvelles victimes devant lesquelles se flageller.

La balle du pistolet d’un flic blanc contre un truand noir, à Minneapolis, a provoqué un ouragan de génuflexions à Paris. Celle de Bolivarichon Pequeño, filmée en grande pompe place de la République, n’a rapporté à sa cause qu’une famélique moisson d’indigénistes. Corollairement, le mépris affiché par les génuflecteurs vis-à-vis d’une courageuse Mila blonde, a révélé la vacuité intellectuelle et morale de ces racistophiles.

La nouvelle espèce protégée des caritatifs associés est le groupe des LGBTetc+, avec une nette complaisance envers l’une des initiales les moins portées : le T de transgenres.

Pour eux, le Royaume-Uni a commencé à modifier ses services d’obstétrique, afin de ne pas prononcer un certain nombre de vocables qui pourraient défriser les transgenres devenus féminins. Il a fallu couper en 4 les poils du postérieur de ceux qui ont fait le chemin en sens inverse.

« Les femmes enceintes ne devraient pas être appelées ’femmes enceintes’ mais ’personnes enceintes’ car cela pourrait offenser les hommes intersexués et transgenres. »

L’offense empêche leur utérus de pousser ?

L’utérus de ton père en short devant Carrefour !

Les CHU de Brighton et du Sussex se gargarisent d’être les premiers à avoir mis au point un vocabulaire à l’usage des services de périnatalité (anciennement Maternités).

« L’identité de genre peut être une source d’oppression et d’inégalité en matière de santé. Nous utilisons consciemment les mots ‘femme’ et ‘personne’ ensemble pour indiquer clairement que nous sommes déterminés à lutter contre les inégalités en matière de santé pour tous ceux qui utilisent nos services (Sydney Morning Herald). »

Prononcer les mots ‘mère’ ou ‘lait maternel’ rendrait les équipes soignantes moins performantes que celles qui appellent les mères des ‘porteuses d’utérus’ et qui suggèrent de donner ‘la poitrine’ plutôt que ‘le sein’ au bébé ? La compétence professionnelle tient à peu de choses !

Un T particulier est une bande de parents à lui tout seul : il existe une catégorie composée d’un individu unique. Celui qui s’est revendiqué « homme enceint (France Culture) » est, en fait, une femme qui, avant de terminer sa transition vers la masculinité, a porté son enfant dans l’utérus qu’elle avait conservé, bien qu’elle fût barbue et que sa poitrine plate fût déjà velue. Cet individu/catégorie a longuement fustigé sur les ondes « les regards » que portaient à son ventre enceint les primitifs binaires et les cisgenres malintentionnés, membres de son club naturiste.

Ne soyons, cependant pas dupes de sa recherche effrénée de singularité et ne lui proposons surtout pas de faire pratiquer l’hystérectomie systématique des cisgenres, sinon qu’ira-t-il chercher de plus extrême, pour se distinguer de la masse ?

De notre côté de la Manche, le gouvernement a anticipé cette difficulté. Comme l’avait promis Macron, dans son interview sur un alter-média de té-ci, une plateforme « pour que les gens puissent dénoncer les discriminations de manière très simple, unique et nationale (Brut media) » vient d’être mise en place. Elle s’appelle Antidiscriminations.fr. et va bientôt avoir une petite sœur et un petit frère : une consultation citoyenne sur les discriminations et un index de la diversité en entreprise. Plaignez-vous, plaignez-vous, le gouvernement en fera toujours quelque chose !

L’hôpital n’est pas seul à se moquer de la charité

L’école anglaise veut-elle faire descendre son niveau à celui de l’Hexagone ? On serait tenté de le penser, quand on voit l’administration de certains établissements scolaires entre les mains des élèves les plus ignorants.

Au lycée de Seaford, par exemple, ils ont obtenu que deux bâtiments, nommés Winston Churchill et J.K. Rowling, soient débaptisés. Leurs prochaines dénominations seront géographiques. C’est moins conflictuel. La mésaventure épargne les bâtiments Nelson Mandela et Florence Nightingale.

Que reprochent les « apprenants » à celui qui a sauvé leur pays du nazisme et à celle qui a sauvé leurs vacances de l’ennui ? Le premier est accusé d’être un

« personnage qui a promu le racisme et l’inégalité, emprisonnant et torturant injustement de nombreuses personnes »

et la seconde

« n’est plus représentative des valeurs de notre école après sa déclaration sur la communauté trans. »

Pour ceux qui ne parlent pas Woke couramment, rappelons que la déclaration de la créatrice de Harry Potter était le rappel que le mot « femme » à lui tout seul, suffisait pour définir les « personnes menstruées. »

Quant au héros de la deuxième guerre mondiale, l’auteur d’une de ses biographies, Andrew Roberts[1], a mis ses poings sur les « hi ! hi ! » des profs :

« Les parents d’enfants de Seaford School et tous ceux qui envisagent d’y envoyer leurs enfants à l’avenir, doivent savoir que l’ignorance historique y est si abyssale que les enseignants pensent que Winston Churchill a commis des crimes dont il était en fait entièrement innocent. Au lieu d’essayer de combattre l’ignorance des « woke », ils s’y sont soumis sans chercher à découvrir la vérité. Churchill est en fait un rôle modèle incroyablement inspirant pour les jeunes (the Telegraph). »

Renier le passé et fêter la médiocrité

Churchill, voyons, voyons, n’est-ce pas cet iconoclaste qui, au lieu d’applaudir la chance que l’immigration nazie représenterait pour son pays, avait mis en garde les élites qui bradaient son honneur en échange d’une paix improbable ? Ils ont, comme il l’avait prévu, eu le déshonneur et la guerre.
Mais, notamment grâce à lui, cette guerre a été gagnée.

Nous avons déjà perdu la prochaine.

La scène qui se produit à Seaford est une parabole de la chute de l’empire humain : l’honneur est effacé et la minorité bruyante des minuscules ignorants soumet la majorité poltronne à un conformisme de la médiocrité.

Le silence des pantoufles est peut-être pire que le bruit des bottes, mais le bruit des pantoufles est celui qui étouffe les civilisations. CA♦

Cécile Attal, MABATIM.INFO

[1] Churchill : Walking with Destiny, Penguin, Londres, 2018.

3 commentaires

  1. Churchill oublié des Anglais ? nous avons le même phénomène en France, j’ai demandé à un patient qui était contre la vaccination contre le virus COVID qui était Pasteur. Il ne le connaissait même pas mais avait un avis sur ce secteur thérapeutique qui a sauvé tant de vies….

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