Les Lurçat, mère et fils

Des chiffres et des lettres

Pierre Lurçat est né à Princeton (New Jersey), où son père, physicien, et sa mère, psychologue, passaient une année sabbatique. En principe, une année sabbatique est consacrée à autre chose qu’au travail, sauf pour des passionnés comme François et Liliane Lurçat. Lui travaillait à l’Institut des sciences physiques de Princeton et elle, bien qu’enceinte, continuait d’étudier et d’écrire.

Malgré ce que son lieu de naissance donne à imaginer comme études prestigieuses, c’est à Paris que Pierre Lurçat a passé son enfance et qu’il a fait son droit.

Malgré ce que son prestigieux nom français-de-France peut induire, Pierre Lurçat est juif par sa mère et se sent tellement juif tout court, qu’il ajoute même la tare majeure de « sioniste » à ses défauts. Cohérent, il a fait son alyah en 1993 et vit à Jérusalem depuis plus de 20 ans.

Il a écrit de nombreux articles pour des médias francophones : le Jerusalem Post, Israël Magazine et, olive sur le falafel, pour le prestigieux site Mabatim.info :=)

Les amateurs de paradoxe apprécieront le fait que les Israéliens francophones (environ 350 000 en 2020) voient leur nombre croître en proportion directe de l’exil de la communauté juive hors de France : celle-ci comptait 600 000 âmes avant le 30 septembre 2000, date du début de la deuxième intifada, elle atteint à peine le demi-million aujourd’hui.

Malgré ce que pourraient faire croire les déclarations des Présidents français successifs sur leur amour paternel vis-à-vis de la francophonie, plus augmente le nombre d’Israéliens francophones et plus l’Hexagone affirme haut et fort son aversion pour l’État juif et ses habitants.

Peut-être est-ce pour se mettre au diapason avec « la rue arabe » de nos campagnes, dont le vocabulaire dans la langue de Molière se réduit à 500 mots, insultes antisémites incluses (Atlantico) ?

Le français, les Français et la francophonie

L’acculturation et l’illettrisme qui se développent en France font dégringoler notre pays dans les classements PISA avec une régularité d’horloge suisse. Le mouvement va s’accélérer du fait d’un outil de déconstruction du langage mis au point par les racialistes©, nouvelle marque déposée des néo-racistes.

Ces sectes, de différentes obédiences mais d’objectif commun, se prétendent égalitaires et revendiquent des aides et une discrimination positive au profit de populations victimes d’un racisme systémique, qu’ils sont les seuls à pratiquer de plus en plus agressivement contre les « souchiens ».

Leur outil s’appelle « langue inclusive ». Il prétend réparer l’injustice insupportable qui fait parler « d’un auteur », « d’un écrivain », « d’un chef d’orchestre » ou « d’un sapeur-pompier », y compris quand c’est une femme qui tape sur le clavier debout, qui mène sa troupe à la baguette ou qui dirige la lance à incendie. Ces « progressistes » ont entrepris de « féminiser » le vocabulaire et la grammaire, de manière à ce que celleux qui avaient déjà du mal à appréhender l’idiome patri.matri.monial.e soient définitivement largué.e.s et qu’elleux-mêmes se reconnaissent comme tel.le.s.

Le résultat de leur logique inversée est que les lecteurs ne comprennent plus ce qu’ils déchiffrent et que, pour celleux qui n’ont pas encore acquis la lecture, le déchiffrage sera irrémédiablement déconnecté de toute compréhension : puisqu’on ne peut pas faire de tous les élèves des premiers de la classe, assurons-nous d’éliminer cette catégorie et de n’avoir que des derniers !

Mais la langue inclusive n’est que l’ultime avatar d’une stratégie qui est à l’œuvre depuis plusieurs décennies et que les plus perspicaces avaient identifiée dès les premiers résultats dramatiques ayant suivi son apparition. LES plus perspicaces ? Non LA plus clairvoyante.

Liliane Lurçat a, en effet, signé un article titré : « École et démocratie », dans la revue Philosophie politique, parue en novembre 1999. Elle y analysait le pédagogisme comme un facteur d’échec. Il aura fallu attendre vingt ans de plus pour qu’un ministre de l’Éducation nationale s’attelle à mettre un frein à cette déconstruction systématique des savoirs, des valeurs et de l’avenir de notre pays.

Ensuite, elle a récidivé avec un autre ouvrage dans la même veine : Vers une école totalitaire ?, paru en 2001 et s’élevant contre la méthode globale de non-apprentissage de la lecture, qui a illettré plusieurs générations. Elle a surenchéri avec Vers la destruction de l’enseignement élémentaire, sorti en 2004.

On comprend que les pédagogistes inclusifs et anti-genre ne devaient pas la porter dans leur cœur. À l’inverse des gens sensés, et des parents soucieux de l’avenir de leurs enfants.

Aujourd’hui paraît son autobiographie. Les souvenirs de Liliane Lurçat sont écrits au présent, ce qui leur donne un rythme rapide et presque haletant, mais elle écrit « le père » et « la mère », quand elle évoque ses parents, comme si elle observait de l’extérieur son histoire, pendant qu’elle se déroulait. C’est à la fois déroutant et empreint d’une maturité qu’on a du mal à associer avec l’adolescente qui vit « je » en disant « elle ».

Interview

MABATIM.INFO : Pierre Lurçat ben[1] Liliane Kurtz-Lurçat, vous venez de publier concomitamment les souvenirs de votre mère : Un parapluie pour monter jusqu’au ciel[2] et, de votre plume, Vis et ris ![3], une lettre d’amour à vos parents, et surtout à votre mère. Pourquoi n’avait-elle pas publié son autobiographie de son vivant ?

Pierre Lurçat : À vrai dire, je ne sais pas quand ma mère a rédigé ces pages. Elle avait donné le texte à ma sœur jumelle, qui me l’a transmis après sa mort. J’en ignorais l’existence et je disais souvent à ma mère, quand elle me racontait des épisodes de son enfance, ou de sa vie, qu’elle devrait les écrire. C’était déjà fait !

MA : Et vous, quand avez-vous écrit votre témoignage ?

PL : Je l’ai rédigé pendant les dernières semaines de sa vie, alors qu’elle était à l’hôpital, et pendant celles qui ont suivi sa mort. Je l’avais pratiquement terminé quand ma sœur m’a donné le manuscrit. Je m’en suis inspiré pour compléter le mien avec des citations. Mais les deux ouvrages sont absolument indépendants.

MA : « L’école primaire, c’est une mentalité. C’est là qu’on puise des habitudes mentales, des jugements, des préjugés, aussi. L’habitude de penser, la valeur du travail scolaire » a écrit votre mère. Comment l’a-t-elle mis en pratique avec ses propres enfants ?

PL : Le métier de ma mère était la recherche en psychologie et je l’ai souvent entendue dire qu’on ne peut pas être psychologue avec sa propre famille. De la même manière, elle s’intéressait professionnellement aux apprentissages fondamentaux, mais je n’ai jamais eu le sentiment qu’elle était derrière nous en tant que pédagogue. D’ailleurs c’était plutôt notre père qui nous aidait quand nous en avions besoin pour nos devoirs. Ma mère était une mère comme les autres.

MA : Une mère juive ?

PL : Une mère juive. Elle nous a transmis des choses par osmose, par capillarité. Je me suis senti profondément juif à l’adolescence et j’ai lu tout ce qui me tombait sous la main à propos du judaïsme et d’Israël. Je n’ai compris que beaucoup plus tard que c’est elle qui avait inspiré ce que j’ai longtemps cru être un acte de développement personnel, presque de rébellion. Sur le moment, j’avais plutôt l’impression qu’un fils casher représentait plutôt un problème qu’autre chose. En tout cas au plan pratique ! Ce que ma mère m’a transmis, c’est l’identité juive.

MA : Justement. Votre mère écrit qu’elle prenait sa maîtresse d’école comme modèle pour

« s’imprégner de ses vertus françaises » et juste après : « on est bien obligés d’avoir un monde à part et une opinion personnelle sur les choses, quand on est des gosses d’étrangers… »

Comment se situait cette juive non pratiquante dans sa nouvelle patrie ? Étrangère ? Juive française ? Française juive ?

PL : Son livre de souvenirs raconte une intégration réussie. Ma mère a toujours été reconnaissante à ce qu’elle a appelé « l’école de la république » jusqu’à la fin de ses jours. Il y avait quelque chose qui passait et qui dépassait le contenu du cursus, de l’apprentissage, de l’enseignement. Ce dépassement, c’était les valeurs et le modèle d’intégration. Quand on faisait l’appel, dans sa classe : « Kombourakis, Knopf, Kurtz… » il n’y avait que des noms à consonance étrangère, mais à la sortie, il n’y avait que des Français de cœur. Ma mère se considérait comme française à part entière. On voit la différence avec les immigrés et leurs enfants aujourd’hui.

Avec une grande amertume à la fin de sa vie, ma mère s’est de nouveau sentie étrangère en France. Étrangère parce que juive, plus étrangère que quand elle était arrivée de Palestine, plus étrangère que quand elle était entrée à l’école maternelle française, à l’âge de 20 mois.

Elle avait toujours mis en exergue le rôle intégrateur de l’école, mais bien avant la deuxième Intifada (qui a commencé le 30 septembre 2000), dès les années Mitterrand, elle avait senti venir le lent déclin de la France. Comme je l’écris dans mon livre, elle s’était toujours

« battue pour ses idées, pour son statut de chercheur indépendant au CNRS, pour le droit de mener ses recherches en solitaire, loin des foules, des modes, des idéologies et des crédits de recherche. ‘Hors des sentiers battus’ était une expression qu’elle affectionnait particulièrement.… Mon père et elle avaient une autre idée de la recherche, plus exigeante, plus austère. »

MA : Vous-même, vous considérez comme un autodidacte du judaïsme, mais vous dites aussi de votre mère : « C’est elle qui m’avait légué mon identité de juif, me laissant lui donner un contenu ». Il est toujours difficile d’expliquer cela à des non juifs, alors que pour une juive athée, c’est parfaitement sensé. Vous pouvez développer ?

PL : L’objet d’études de ma mère était l’école, la pédagogie. C’est pourquoi elle voyait le déclin français comme inéluctable. Qu’est-ce qu’être juif ? J’ai compris, en écrivant ce livre, qu’on reçoit une identité, qui n’a pas de contenu concret, mais qui est une philosophie. La philosophie juive que ma mère m’a léguée est plus importante que les rituels. Je n’ai jamais vu ma mère allumer les bougies du shabbat, mais elle avait formaté mon identité par des valeurs, par la philosophie juive implicite que j’avais reçue. Tout ce que j’ai appris par moi-même, c’est le contenu, le rituel. Mais l’enveloppe, l’essence du judaïsme, je l’ai reçue de ma mère, à travers sa philosophie et si j’ai fait mon alyah, c’est parce que je voulais retrouver ce qui faisait cette essence. Ma mère était née à Jérusalem, elle ne l’avait jamais oublié. Elle en était fière.

Ce qu’elle m’avait transmis, comme je le dis dans mon livre, au-delà des connaissances juives et hébraïques que l’on peut trouver dans l’étude des textes ou dans la tradition, c’était quelque chose de plus difficile à définir, d’insaisissable, d’impalpable.

MA : En effet, vous demandez

« quelle était donc cette yiddishkeit qu’elle m’avait donnée en héritage ? La réponse à cette question est tout aussi délicate que celle de savoir pourquoi la musique yiddish m’avait toujours ému, parfois jusqu’aux larmes. »

PL : Oui. Je me souviens de ce que Manitou[4] disait : les Juifs font leur alyah pour deux raisons opposées et identiques. Il y a ceux qui partent pour se sentir juifs et ceux qui partent pour ne plus se sentir juifs. Je fais partie de la première catégorie. Je voulais vivre là où je me sentais chez moi. D’ailleurs, en 1993, quand je suis parti, l’antisémitisme français n’existait qu’à la frange. À cette époque, on n’imaginait pas qu’un jour on tuerait des juifs parce que juifs et que, dans la patrie des droits de l’homme, les Juifs s’y habitueraient.

Je n’ai compris qu’après sa mort ce que ma mère m’avait enseigné de l’essence du judaïsme. Peut-être ne comprend-on ce que nous transmettent nos parents que quand ils ne sont plus là. Pour apprécier tout ce qu’on leur doit, peut-être une certaine distance est-elle nécessaire ?

MA : Vos deux parents étaient, selon vos propres termes, des intellectuels hors normes, qui

« détestaient au plus haut point le conformisme de la pensée, la bêtise et la paresse intellectuelle. Le moteur le plus profond qui les animait était la volonté de savoir, de dénouer le ressort intime des choses et des êtres… La passion de la connaissance qui leur était commune procédait d’une même idée de l’homme, dont je n’ai compris qu’à un âge relativement avancé le caractère profondément juif ».

Avez-vous fait votre métier d’avocat comme Français, comme Juif, comme Juif Français, comme Israélien ?

PL : Mauvaise pioche ! Je suis parti de France à la fin de mes études, et en Israël, j’ai très peu exercé comme avocat, plutôt comme formateur en droit et comme traducteur. Je me définis comme Israélien de culture française et juive. Je reste attaché à la France, mais plus au plan culturel : c’est la langue dans laquelle je travaille, dans laquelle j’écris. J’y retournais souvent jusqu’à la pandémie et, même de loin, je m’intéresse plus au débat intellectuel que politique. Cela dit, j’étais étonné de voir que malgré son déclin, la France avait de beaux restes, assez pour faire illusion. En tout cas, jusqu’au Covid.

Le virus a joué le rôle d’un révélateur de la situation réelle. Juin 1940, juin 2020, même débâcle.

La France a toujours préféré les mots au réel. Je suis surpris qu’il y ait encore des gens qui, malgré l’omerta des médias, réussissent à parler des vrais problèmes. Ils représentent des foyers de lucidité, des poches de résistance. Je m’inquiète de l’avenir des Français. Pas des Juifs : les Juifs ont leur place en Israël. Les Français non juifs, eux, feraient bien de s’en inspirer, à la fois pour le traitement de la pandémie et pour le respect de leur identité propre. Israël devrait être un modèle. Son approche de la maladie, sa maîtrise de la vaccination dépassent l’actualité et la politique. Les Français devraient l’imiter, car il y va de l’intérêt supérieur de la France, au-delà des avantages sectoriels et corporatistes qui les opposent les uns aux autres.

Lurçat.3-le retour

Au moment où l’on eut mis sous presse, si les presses avaient encore servi à imprimer LA presse, un communiqué est arrivé, annonçant la sortie de La rédemption sociale de V. Jabotinsky – Éléments de philosophie sociale de la Bible hébraïque[5], préfacé et traduit par… eh oui : Pierre Lurçat.

Pour une fois que Mabatim.info a l’occasion de présenter un scoop, on ne va pas rater ça :

« Outre leur intérêt historique, ces textes – qui présentent un visage très différent du fondateur de l’aile droite du mouvement sioniste – ont aussi un intérêt très actuel, les conceptions de Jabotinsky montrant la voie pour que la « Start-Up Nation » devienne aussi un pays où régneront la prospérité et la justice sociale pour tous. » LM

Liliane Messika, MABATIM.INFO

[1] Ben = fils de.
[2] Un parapluie pour monter jusqu’au ciel : Souvenirs de jeunesse de Liliane Lurçat, Pierre Lurçat (Amazon)
[3] Vis et ris ! de Pierre Lurçat (Amazon)
[4] Léon Ashkenazi, connu en France sous le totem de Manitou, rabbin, philosophe et kabbaliste franco-israélien (21 juin 1922 – 21 octobre 1996) (Wikipédia)
[5] La rédemption sociale : Éléments de philosophie sociale de la Bible hébraïque de Vladimir Zeev Jabotinsky (auteur) et Pierre Lurçat (préface, traduction) (Amazon)

4 commentaires

  1. 👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏🇮🇱🇮🇱🇮🇱🇮🇱🇮🇱🇮🇱🇮🇱🇮🇱🇮🇱🇮🇱

    J'aime

  2. Toujours autant d’intérêt à lire, les Lurçat, comme Mabatim…
    « Avec une grande amertume à la fin de sa vie, ma mère s’est de nouveau sentie étrangère en France. Étrangère parce que juive, plus étrangère que quand elle était arrivée de Palestine, plus étrangère que quand elle était entrée à l’école maternelle française, à l’âge de 20 mois. »…
    Cher Pierre, était-ce vraiment de l’amertume… ou une simple déception ? Un Juif devrait toujours se sentir étranger hors de « sa » terre, bien que chez lui « sur » terre…
    C’est simplement que nous autres, Juifs, avons un lien particulier avec le Lieu, même si nous n’y avons jamais mis les pieds.
    Les physiciens (quantiques) appellent cette relation une intrication, dont voici la definition:
     » En mécanique quantique, l’intrication quantique, ou enchevêtrement quantique, est un phénomène dans lequel deux particules (ou groupes de particules) forment un système lié, et présentent des états quantiques dépendant l’un de l’autre quelle que soit la distance qui les sépare. »
    Nous sommes bien des particules, et des groupes de particules…
    J’ ajouterai aussi, à la distance, le Temps qui les sépare.
    Ces Deux-là ne sont-ils pas inextricablement liés ?

    J'aime

  3. Oui, comme Pierre Lurcat, je me souviens de ce que Manitou disait : les Juifs font leur alyah pour deux raisons opposées et identiques. Il y a ceux qui partent pour se sentir juifs et ceux qui partent pour ne plus se sentir juifs. Je fais partie de la première catégorie. Je voulais vivre là où je me sentais chez moi. D’ailleurs, avant la Guerre de Kippour, quand je suis parti, l’antisémitisme français n’existait qu’à la frange. À cette époque, on n’imaginait pas qu’un jour on tuerait des juifs parce que juifs et que, dans la patrie des droits de l’homme, les Juifs s’y habitueraient. Merci pour cet article et l’interview !Triste !

    J'aime

  4. Les tables de multiplication se fichant du « mariage pour tous » et le carré de l’hypoténuse n’ayant pas d’avis sur les mérites comparés des différentes religions, les enseignants de mathématiques pouvaient jusque-là s’estimer à l’abri des questions décoloniales, des problématiques de genre et autres luttes intersectionnelles qui envahissent parfois les salles de cours. Las ! Ce temps des mathématiques comme havre de paix, où l’inclusion se rattachait à la théorie des ensembles plutôt qu’au racisme systémique, touche à sa fin.
    https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/2021/02/24/les-profs-de-maths-ces-nouveaux-suppots-du-supremacisme-blanc/

    J'aime

Laisser un commentaire. Il sera visible dès sa validation.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s