Le Pass sanitaire des médias

La Lune, le calendrier et les vieilles lunes

Les mois lunaires correspondent à la durée entre deux nouvelles lunes. Aussi alternent-ils en 29 et 30 jours.

La lune a un impact sur les marées. Elle en a aussi sur la petite marée humaine que constitue le cycle menstruel des femmes (oups, des personnes menstruées, donc possédant un utérus, ce qui désigne les femelles chez les mammifères et on ne sait pas qui chez les humains). Cela se vérifie les nuits de pleine lune, où les maternités affichent complet. Jusqu’à présent, seules les femmes donnent physiquement naissance aux bébés. Il est important de noter que c’est uniquement dû à un retard de la science, qui a vocation à corriger cette insupportable injustice commise à l’encontre des personnes trans1.

Les chrétiens ayant voulu marquer le changement d’époque à partir de la mort du fils de leur dieu, ont établi des mois solaires, alternant onze mois de 30 et de 31 jours additionnés de février, avec ses particularités intersectionnelles.

Les Juifs n’ayant considéré Yehoshua ben Yossef que comme un rabbin, éventuellement un prophète, n’ont pas trouvé dans sa vie et sa mort une occasion de modifier leur calendrier. Si, en plus de la vie et la mort de Jésus, ils avaient imaginé l’œuvre de ses disciples, ils auraient peut-être mis la communication au programme des études rabbiniques… Mais ils étaient nuls en communication à l’époque et le sont toujours aujourd’hui. Passons, c’est un autre sujet.

En tout cas, la différence entre les calendriers explique que le 18 juillet 2021 chrétien correspond au 9 Av 5781. Le 9 av, les Juifs commémorent la destruction successive des deux Temples de Jérusalem, le premier en 586 avant J.-C. et le second en 70 de l’ère chrétienne, dite vulgaire.

Science, superstition et scepticisme

Messieurs Neandertal et Cro-Magnon avaient bien vu que la Lune influençait le rythme des épanchements sanguins de leurs épouses, mais ils n’avaient pas compris que l’introduction de leur zigouigoui dans la foufounette de Madame était ce qui produisait les petits : ils croyaient que seuls les esprits étaient capables de concrétiser l’acte de création.

Nous avons un peu évolué et nous savons aujourd’hui que seul le sentiment du genre qui nous habite est capable d’influencer notre corps pour qu’il produise un zigouigoui ou une foufounette. Quand il y a erreur, c’est la nature qui l’a commise, pas le sentiment individuel. C’est donc à la Sécurité Sociale de financer la réparation et à la société tout entière de présenter ses excuses.

Notre époque moderne a en effet mis à jour une donnée scientifique fondamentale : la nature est foutraque, mais heureusement, c’est l’homme/femme/LGBTQ+ qui a de l’influence sur elle et pas le contraire.

Il en va de même pour le réchauffement climatique : l’homme/femme/LGBTQ+ veut bien admettre qu’il a existé de tout temps, dans l’histoire de sa planète, une alternance d’épisodes glaciaires et de réchauffement, mais il/elle/ieux ne supportent pas de ne pas être à l’initiative de ces épisodes.

Ceux qui mettent en doute la prééminence de l’homme sur la nature sont qualifiés par les autres de « climatosceptiques », comme si c’était du climat qu’ils doutaient. Nous avons écrit « ceux » et non « cielleux » pour les évoquer, car ce sont les mêmes qui doutent aussi de la prééminence du sentiment sur les lois en général et celles de la nature en particulier.

On peut être surdiplômé et cependant con comme la lune2

Ce n’est pas le cas des scientifiques de la Nasa, qui ont publié une étude (NASA) prédisant que la modification de l’orbite de la Lune3, qui se produit tous les 18 ans et demi, combinée au réchauffement climatique, aura en 2030, une influence amplificatrice sur les marées, produisant des inondations côtières d’une intensité ravageuse.

Cette étude souligne les différences linguistiques entre les scientifiques des deux côtés de l’Atlantique, différends plus axés sur l’interprétation que sur la traduction.

En effet, du côté américain, le changement climatique est considéré comme une donnée factuelle, d’origine naturelle. Cette vision est confortée par le fait que les périodes de réchauffement et de glaciation sont observables par carottage, c’est-à-dire en extrayant des « carottes », des cônes de terre que l’on va chercher jusque dans des profondeurs extrêmes. Dans les strates des carottes extraites, il est possible d’observer l’évolution du climat sur des périodes qui précèdent l’apparition de l’homme de plusieurs millions d’années.

De notre côté de l’océan, en revanche, le sentiment et l’émotion jouissent d’une considération supérieure à celle de Dame Nature. Dans le domaine de la religion (écologiste, mais pas seulement), l’idéologie est tenue pour indiscutable, contrairement aux faits. C’est pourquoi nous avons tendance à ne tenir compte de ceux-ci que quand ils étayent celle-là.

Dans notre pays tout en posture et en image, l’idéologie se traduit en communication. Rien ne sert d’agir, il faut communiquer à point. Les techniques sont différentes pour l’interne et pour l’externe. À l’interne, cela se résume à « ne strictement rien faire dans les situations où l’action fait courir un risque d’impopularité. » C’est-à-dire toutes les situations. À l’externe, terme qui englobe tout ce qui va de la banlieue de Paris à l’espace intergalactique, il faut se prétendre tout-puissant. Pour cela, rien de tel que lancer des projets pharaoniques. Mais, communication oblige, l’objectif est réduit aux dépenses, sans obligation de résultat, ni même de vraisemblance.

Voilà pourquoi votre fille est muette sur le racisme anti-français et logorrhéique sur le changement climatique. Et voilà pourquoi votre Président prétend agir sur ce changement en dépensant des milliards pour modifier l’activité humaine, mais en ne touchant à rien de ce qui détermine le climat : l’obliquité de la Terre, son excentricité (rien à voir avec la mode et tout avec le fait que la planète est excentrée) et l’évolution de l’inclinaison de son orbite (laquelle s’accomplit en 23 000 ans).

Le Pass sanitaire des médias

Sans la formule magique sur le-réchauffement-climatique-dont-la-responsabilité-incombe-à l’activité-humaine, point de salut, ni dans les universités, ni dans les médias.

Il fut un temps où l’on distinguait les trois pouvoirs de la démocratie (législatif, exécutif et judiciaire) du quatrième, celui de la presse. C’était quand la presse enquêtait, croisait ses sources et n’écrivait que ce qu’elle pouvait prouver.

Assez pleuré sur ce qui n’est plus, regardons devant, pas derrière.

Aujourd’hui, la presse reprend in extenso les dépêches de l’AFP, y ajoutant parfois un petit grain de sel idéologique, si la voix de son maître a été jugée trop homéopathique.

Parmi les perles du jour,

« Les inondations seront pires en 2030, mais pas à cause de la Lune (Huffington) »

est le titre d’un article qui cite ses sources :

« la Nasa a mis en ligne le 7 juillet un article évoquant une étude publiée dans Nature. » Mmmouais… En réalité il s’agit de Nature Climate Change, mais la méprise n’est pas plus grave que si l’on citait La Poste au lieu du HuffPost. Si le contenu de l’article français représente bien la pensée woke ambiante, il n’est pas très fidèle à celui de la Nasa… Et ce d’autant moins que lorsque le think tank américain évoque le changement climatique, il ne le fait pas pour identifier un coupable ni pour insinuer qu’il suffit d’être très gentil avec le GIEC pour que ça s’arrange, mais pour expliquer la multiplicité des facteurs entrant en ligne de compte. Alors que le HuffPost, lui, ne cache pas ses visées idéologiques :

« Mais si l’article évoque bien un “cycle lunaire”, le véritable coupable, c’est le réchauffement climatique. “Le cycle de la Lune, ça fait des millénaires que c’est comme ça, c’est connu depuis les Grecs et aujourd’hui, on sait exactement le calculer. La seule chose nouvelle, c’est la montée du niveau de la mer, due au réchauffement climatique”, explique au HuffPost Éric Lagadec, astrophysicien et président de la Société française d’Astronomie et d’Astrophysique. »

Le véritable coupable, c’est l’homme. CQFD.

CNews, n’est pas plus rigoureux, qui évoque « une étude de la Nasa, menée avec l’Université d’Hawaï (États-Unis) (CNews) ». En réalité, il s’agit de l’équipe scientifique Sea Level Change de la Nasa, intégrée à l’Université de Hawaï. Mais pour le savoir, il fallait avoir lu l’article des susnommés. Et pour ajouter l’insulte de l’invention à l’injure de n’avoir pas lu l’info d’origine, le/la rédacteur/trice de l’idéologarticle ajoute sa sauce :

« combiné à l’élévation du niveau de la mer, provoquée par le changement climatique, causé quant à lui par les activités humaines telles que l’utilisation de combustibles fossiles, cet événement blablabla.. .

Radio France, le volet audiovisuel de la communication du Quai d’Orsay, est allée aussi chercher son spécialiste chargé d’inspirer une saine terreur aux Français. Il ne devait pas y avoir de scientifique disponible, la radio d’État a donc pris un journaliste : Jean-Christophe Batteria. Dans une vidéo de deux minutes, il élève le niveau. Première phrase de l’intervieweuse pour situer le sujet :

« Jean-Christophe, en cause il y a le réchauffement climatique, mais pas seulement : la lune entre aussi en compte dans ce phénomène ? (France TV Info) »

C’est ce qu’on appelle une question ouverte, qui permet à l’interlocuteur de répondre par oui ou par oui.

Réponse :

« Oui. Et c’est pour ça que les scientifiques sont si précis dans leur calendrier. […] Dans certaines zones géographiques, on atteindra + 7 centimètres. Ça peut paraître pas beaucoup (sic), mais c’est 7 centimètres qui vont se rajouter à la fonte des calottes polaires, à la fonte des glaciers d’altitude, […] à l’augmentation du volume des océans car ils se réchauffent. »

Pourquoi les USA font-ils une étude puisqu’on connaît déjà le coupable ?

C’est une bonne question et on a bien fait de la poser. Les Américains, ils sont bizarres : à part le pourcentage infime de Woke bruyants dans lesquels les conseillers EELV d’Anne Hidalgo se reconnaissent, les autres sont plutôt pragmatiques.

Quand ils posent un problème, ils cherchent une solution qui ne se limite pas au Pass sanitaire médiatique de l’incantation. Voici ce qu’ils pensent de ce problème précis :

« La combinaison de l’attraction gravitationnelle de la Lune, de l’élévation du niveau de la mer et du changement climatique continuera à exacerber les inondations côtières sur nos côtes et dans le monde entier. L’équipe de la NASA chargée de l’évolution du niveau de la mer fournit des informations cruciales pour que nous puissions planifier, protéger et prévenir les dommages causés à l’environnement et aux moyens de subsistance des personnes touchées par les inondations. »

Comment ? Ils veulent planifier sans penser qu’après eux le déluge, et en plus, protéger l’humanité, y compris dans son activité, au lieu de la culpabiliser pour la ruiner ? Ils sont fous, ces Amerloques !

Quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le changement climatique et cherche l’humanité cachée derrière… CA

Cécile Attal, MABATIM.INFO


1 La rédaction souligne qu’elle partage leur souffrance et s’associe à leur sentiment d’injustice. Merci de nous envoyer un CERFA pour attestation d’innocence en transphobie.

2 Merci à Modeste Monmari pour cette jolie formule.

3 La Lune avec majuscule parce qu’on parle de la planète.

4 commentaires

  1. Michaël Moore, le chouchou de la gauche anti-américaine, l’homme anti-système, a été tellement choqué parce qu’il a trouvé à propos des mensonges sur la « transition énergétique », qu’il a mis en ligne gratuitement son documentaire … Depuis il est accusé d’être d’extrême droite 😉
    https://www.youtube.com/watch?v=PYgmW3131Jw
    peut-être un tranxene avant de regarder ?

    Aimé par 1 personne

  2. À lire la première partie de votre article, je fus pris d’une incontinence de rire, prodrome d’une grave maladie orpheline. La seconde partie sur le climat me débarrassa de ce fâcheux symptôme. Et si notre siècle doit être religieux, prions pour qu’à l’issue de la destruction de notre sinistre tour de Babel — où langue et raison se perdent — quelque arche de Noé nous sauve d’un total engloutissement.

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  3. Gouverner par la peur est une methode ancestrale pour controler les peuples .
    Les gaulois pensaient deja que le ciel leur tomberait sur la tete 🧐

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