Olympiades d’antisionisme, épreuve cerveaux pois & plume

Antisémitisme=socialisme des imbéciles, antisionisme=imbécillité des humanistes

Libération est à la pointe de l’antisémitisme nouveau : nouveau comme le Beaujolais, c’est-à-dire récurrent, acide, de mauvais goût et incompréhensiblement populaire.

Dans le cadre de son militantisme, le July-journal a publié une tribune intitulée

« Pour que 2021 soit l’année de la fin de l’apartheid en Israël »,

signée par un « collectif de 1000 personnalités reconnues (Libération) ». Reconnues par qui ? Ce qui va sans dire dans Libé va encore mieux en le décodant : ces personnalités se revendiquent fièrement comme antisionistes et sont reconnues comme telles.

Apartheid en Israël de quelle minorité contre quelle majorité ? Là aussi, Libé ose tout : apartheid en Israël contre les Palestiniens, donc contre ses voisins, qui refusent de reconnaître son droit à l’existence, malgré ses nombreuses offres de paix : 1967, 1993, 2000, 2005, 2006, 2008, 2020 (le Figaro)…

L’apartheid, c’est la politique de ségrégation qui existait en Afrique du Sud entre une majorité blanche, qui avait tous les droits, et une minorité noire, qui lui était soumise et qui était discriminée dans tous les domaines : humain, social, éducatif, civil, juridique, politique…

Depuis la signature des Accords d’Oslo, en 1993, Israël n’a d’autre pouvoir que militaire sur la Palestine cisjordanienne et il n’en a aucun sur la Palestine de Gaza. Les Palestiniens de Cisjordanie sont administrés par l’Autorité palestinienne, dirigée par leur Président élu pour quatre ans en 2005, et ceux de Gaza par le Hamas, qui a pris le pouvoir par un coup d’état en 2007 contre cette même Autorité.

Il est aussi impossible d’accuser Israël d’apartheid vis-à-vis des Palestiniens que la France vis-à-vis des Algériens ou des Tunisiens. Sauf que les indigènes en Israël, ce sont les Hébreux et qu’ils n’ont jamais colonisé aucun territoire étranger.

Oui, bon, on ne va pas pinailler, l’État juif est coupable, si ce n’est pas d’apartheid, c’est d’autre chose et si ce n’est pas contre les Palestiniens, c’est donc contre leurs frères.

Mais oui, mais ch’est bien chûr ! Ch’est contre les Arabes ichraéliens, comment n’y avait-on pas penché ? Libé n’y avait pas pensé parce que Libé ne pense pas, se contentant de réfléchir l’antisémitisme à la mode, dans le miroir de son militantisme.

Cela dit, même le jour où les poules penseront et où Libé aura des dents, ses journagandistes n’utiliseront pas le petit pois qui leur sert de cerveau, car cela les obligerait à se confronter aux faits, ce que leur déontologie leur interdit. Sinon, ils seraient obligés de constater que, contrairement aux deux Palestine, Israël est une démocratie où tous les citoyens ont les mêmes droits, bien que les Juifs soient plus lourdement égaux que les autres, puisque le service militaire leur est imposé (à tous ceux de 18 ans, garçons comme filles), alors qu’il est sur la base du volontariat pour les autres.

Mais qui a besoin du flacon des faits quand on est accro au nectar de l’antisémitisme sous toutes ses formes ?

Arguments ? J’ai une gueule d’arguments ?

La tribune des 1000 antisionistes célèbre ses soutiens, notamment Human Rights Watch, une « ONG internationale de défense des droits humains mondialement respectée », mais si peu respectable que celui qui l’avait fondée en 1988 a dénoncé ses dérives israélophobes en 2009 : Robert Bernstein (qui est mort en 2019 à l’âge de 96 ans – Los Angeles Times) déclarait que

« l’organisation avait perdu toute perspective critique sur les événements au Moyen-Orient : la région est peuplée de régimes autoritaires dont le bilan en matière de droits de l’homme est épouvantable. Pourtant, ces dernières années, Human Rights Watch a émis beaucoup plus de condamnations d’Israël pour des violations du droit international que contre tout autre pays de la région (NY Times). »

De fait, lorsque HRW est allée solliciter des fonds de l’Arabie saoudite, Natan Sharantsky, ancien refuznik devenu ministre en Israël après être sorti du Goulag, a constaté qu’elle

« s’appuyait sur sa dénonciation d’Israël pour solliciter des fonds auprès de l’un des pires violateurs des droits de l’homme au monde. Voici une organisation créée par la bonne volonté du monde libre pour lutter contre les violations des droits de l’homme, qui est devenue un outil aux mains des régimes dictatoriaux pour lutter contre les démocraties. Il est temps d’appeler un chat un chat. L’activité réelle de cette organisation aujourd’hui est très éloignée de ce pour quoi elle a été créée il y a 30 ans : jeter la lumière dans les endroits sombres où il n’y a vraiment aucun autre moyen de savoir ce qui se passe en matière de droits de l’homme (Jpost). »

Boniface en avance sur son temps ou en retard sur Pétain ?

En 2002, Pascal Boniface, conseiller de Lionel Jospin pour l’élection présidentielle, a expliqué la realpolitik à son poulain : il y avait, à l’époque en France, 600 000 juifs et 6 millions de musulmans. Non seulement il fallait choisir le nombre, mais il fallait pousser ces électeurs, traditionnellement abstentionnistes, à venir voter en leur fournissant une puissante motivation. Boniface n’ayant aucun charisme, mais d’inépuisables réserves de haine anti-juive, il analysait la situation israélienne à l’aune de ses préjugés et préconisait qu’on abandonne Israël pour se concilier les suffrages musulmans. La haine est un stimulant bien plus puissant que l’amour.

Le narratif bonifasciste, dont la longue première partie consistait à dédouaner son auteur de tout antisémitisme, présentait les islamikazes comme des « désespérés » dont le suicide était le seul horizon et la répression de l’État juif contre les attentats comme un plan machiavélique :

« Une attitude jugée déséquilibrée au Proche-Orient – et bien sûr, pensent-ils, une fois de plus en défaveur des Arabes – vient confirmer que la communauté arabo-musulmane n’est pas prise en compte ou est même rejetée par la famille socialiste. La situation au Proche-Orient et la timidité des socialistes dans la condamnation de la répression israélienne confortent un repli identitaire en France dont personne – juifs, musulmans, chrétiens ou païens – ne peut se réjouir. Il vaut certes mieux perdre une élection que son âme. Mais en mettant sur le même plan le gouvernement d’Israël et les Palestiniens, on risque tout simplement de perdre les deux. Le soutien à Sharon mérite-t-il que l’on perde 2002 ? (Libération) »

Depuis, deux musulmans anglais ont tué des jeunes (dont une Française) devant une discothèque à Tel Aviv, où ils n’avaient jamais mis les pieds auparavant (Libération). Depuis, des islamikazes nationaux se sont fait exploser à Paris pour tuer les mécréants qui buvaient de la bière et écoutaient de la musique (Wikipédia). Honni fasse qu’il mal y pense, Boniface n’était pas sur place pour constater que chez nous aussi, des jeunes désespérés n’avaient pas d’autre avenir que l’attentat suicide. Il devait être en tournée au Qatar pour y pontifier sur le pouvoir des 13 millions de Juifs de la planète, qui soumettent à leurs caprices le milliard et demi de musulmans propriétaire de presque tout l’or noir terrien et, pire encore, qui interdisent aux conférenciers objectifs, régulièrement invités au Qatar, de critiquer Israël1.

Manuel Valls, l’anti Pascal Boniface

Manuel Valls, accusé par ses ex-confrères d’accointances sionistes (synonyme « inéligible »), aborde le couple coûts/bénéfices des opinions sur le Proche-Orient à l’inverse du conférencier chouchou des dictatures pétrolières : il choisit la morale et la qualité plutôt que les prix et les bénéfices (électoraux en 2002, financiers depuis).

Pour autant, remarquer que Libération se réjouirait d’assister à la destruction d’Israël ne demande pas la capacité d’analyse d’un Sherlock Holmes, mais un dévouement à toute épreuve, puisqu’il faut, pour arriver à cette conclusion, en lire assidûment toutes les pages. Respect !

Devant la tribune des 1000 « antisionistes-qui-ne-sont-pas-antisémites-car-ils-ne-veulent-que-la-disparition-de-l’État-juif », l’ancien Premier ministre de Hollande s’est fâché tout rose et a twitté que

« Ce texte honteux publié par Libération, basé sur la méconnaissance, la mauvaise foi, la négation de l’Histoire, des faits et de la réalité, est tout simplement un appel à la fin de l’existence d’Israël (Twitter). »

La description est factuelle. Ce refus idéologique des faits, cette projection de ses propres pulsions vers l’Autre exécré, cela ne vous rappelle rien ? Si, bien sûr, le Juif Freud. Mais Ésope, puis La Fontaine l’avaient précédé : « Et je sais que de moi tu médis l’an passé » affirme le loup palestinolâtre à l’agneau sioniste à la tribune des Loups Nus. « Comment l’aurais-je fait si je n’étais pas né ? Je tête encore ma mère ! » répond l’agressé, qui s’obstine à croire que le Droit international a quelque chose à voir avec le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, même le peuple juif.

C’est à ce point de la « discussion » qu’intervient le « Oui, mais », qui annonce la couleur du préjugé, toujours la même, celle d’une condamnation rouge-brun-vert avec reflets de jugement noir BLM2 :

« Si ce n’est toi, c’est donc ton frère. »

L’agneau, un Juif à la nuque raide, essaye de faire intervenir le réel, face à une bête dont la hargne n’a d’égale que l’appétit. Il répond donc par un fait : il n’a point de frère. « Oui mais », deuxième : Clap ! :

« C’est donc quelqu’un des tiens
Car vous ne m’épargnez guère
Vous, vos bergers, vos chiens (et votre CRIF)
On me l’a dit : il faut que je me venge.3 »

1 % de la population concentre 30 % des actes racistes

Le loup est aussi convainquant parce que la tentation est grande d’attribuer à autrui ses propres faiblesses et les échecs qui s’ensuivent. Plus la horde des haineux s’étoffe et plus la conviction de ses membres se renforce que la persécution du petit troupeau d’agneaux est justifiée par le dommage que celui-ci fait subir, du fait de la seule existence.

C’est ce qui explique la ferveur avec laquelle tant de gens opposés en tout, à l’extrême-droite comme à l’extrême-gauche, féministes comme misogynes, amateurs de corridas comme véganes, communient dans la haine du Juif.

Entre autres témoignages qui seraient hilarants, s’ils ne conduisaient pas au meurtre, celui des « Queers for Palestine » et leur pancarte affirmant : « le sionisme est une queerphobie », qui sera probablement exhibée lors de Durban IV, le Mondial de l’antisémitisme 2022, organisé par l’ONU. Hillel Neuer, président de UN Watch, l’ONG qui surveille l’Organisation des Nations Unies dans l’antisionisme, remarque que « Queers for Palestine », cela sonne étrangement comme « Les poulets pour KFC (Twitter). »

En février 2017, au dîner du Crif, Hollande a reconnu la relation disproportionnée entre la population juive de France, qui représentait moins de 1 % du total, et le fait qu’elle subisse 30 % des actes racistes commis dans notre pays (i24news). L’année suivante, un rapport concluait que 70 % des attaques antisémites dans le monde étaient liées au sentiment anti-israélien (Tel Avivre).

Certes, les anti-Israël se prétendent antisionistes et non antisémites et certes, ils prétendent ne pas confondre Israéliens et Juifs, a fortiori quand ces derniers sont Français. Si tant de violence antisémite en France correspond aux représailles exercées par Israël contre les missiles tirés depuis Gaza, c’est probablement une coïncidence.

La tribune de Libé : 100 % autosatisfaction, 0 % argumentation

Le titre de ce coming out antisémite était « Pour que 2021 soit l’année de la fin de l’apartheid en Israël », alors qu’en réalité il s’agissait que 2021 soit l’année où Israël serait enfin considéré par le monde entier comme un État pratiquant l’apartheid.

De fait, la tribune partagée par Libé se contente de citer les organisations qui partagent son préjugé israélophobe et leurs différentes déclarations, puis d’enfiler les perles des clichés sur ce que sont l’apartheid et les lois qui l’interdisent :

« L’apartheid est un crime, internationalement reconnu comme tel depuis que, le 30 novembre 1973, l’Assemblée générale des Nations unies adoptait la Convention internationale sur l’élimination et la répression du crime d’apartheid. »

Oui l’apartheid est un crime. Les Palestiniens le commettent contre les Juifs en jurant que leur troisième État, lorsqu’il verra le jour, sera strictement purifié des juifs, Judenrein4, comme le sont déjà Palestine.1, la Jordanie et Palestine.2, alias Gaza :

« Il serait bon qu’en Palestine, il n’y ait pas de Juifs, car les Palestiniens doivent construire leur identité nationale5 ».

Tout le monde trouve leur aspiration normale, tout le monde considère que les « colonies » (« implantations » dans toutes les autres langues) sont un obstacle à la paix, mais personne ne trouve quoi que ce soit à redire au fait que 20 % de la population israélienne soit arabe.

L’article de Libé ne parle que des sanctions contre l’apartheid, jamais d’un seul acte israélien qui pourrait être qualifié comme tel.

« La coïncidence avec la législation israélienne et les politiques de discrimination envers les Palestiniens est manifeste. »

Voilà un argument fort ! Quels exemples donne le petit quotidien rouge ? Aucun. Il se garde même d’établir une différence entre Palestiniens et Israéliens musulmans, les premiers ne relevant pas des politiques intérieures israéliennes et les seconds jouissant de tous les droits civiques, y compris celui d’avoir un parti au gouvernement !

Faire d’Israël le juif des nations

L’antisémitisme rhabillé en antisionisme vise à faire d’Israël le Juif des nations, pour obtenir le résultat qui a été permis et facilité par l’isolement des Juifs dans tous les pays d’Europe, avant et pendant la deuxième guerre mondiale.

À l’inverse, l’islamophobie, inventée par Khomeiny pour délégitimer les femmes qui refusaient leur statut inférieur attribué par la charia, n’a jamais existé en France, ni institutionnellement (où l’on devrait parler au contraire d’islamophilie, tant les musulmans, en tant que groupe, sont discriminés positivement), ni associativement : il n’a jamais existé de groupe anti-musulmans. En revanche, bien que la laïcité exige une séparation entre l’Église et l’État, un parti des Musulmans de France a pignon sur rue et, en 2004, un Parti Antisioniste briguait des sièges de députés européens.

« Si on a pu faire la liste antisioniste qui a coûté 3 millions d’euros, c’est parce qu’on a eu l’argent des Iraniens »

a expliqué une de ses têtes de liste, Alain Soral, quelques années plus tard (Wikipédia).

Le rapport entre ce parti antisioniste et l’antisémitisme est particulièrement visible à travers le profil des assassins des 12 Juifs tués en France depuis 2006, pour leur seule appartenance au peuple juif : ce sont tous des musulmans ou des supporters de la cause palestinienne.

Chez nous, les rares politiciens qui prétendent vouloir lutter contre l’antisémitisme risquent leur avenir politique s’ils n’y ajoutent pas « et l’islamophobie ». En sens inverse, la condamnation de l’islamophobie est pluriquotidienne et n’a jamais besoin de l’alibi de la lutte contre l’antisémitisme.

Si l’on regarde les chiffres, c’est encore plus ahurissant : en 2018, le ministère de l’Intérieur avait recensé 541 actes de violence antisémite (dont un meurtre) contre une population de moins de 500 000 personnes, et 100 (cent) actes anti-musulmans pratiqués sur une population totale de 6 à 12 millions de personnes (Gouvernement français).

Ce n’est pas une « exception française », car la même chose s’est passée en Angleterre : à Londres, les actes antisémites ont été multipliés par quatre en mai 2021, pendant l’opération de représailles d’Israël contre les missiles gazaouis.

« Au total, 87 incidents antisémites ont été signalés, 65 de plus que le mois précédent, alors que le chiffre mensuel le plus élevé depuis mai 2018 était de 22 incidents, a déclaré la police (Sky News). »

Les femmes sont plus souvent ciblées que les hommes (39 hommes et 43 contre des femmes selon un décompte non définitif), démontrant, si besoin était que les foules antisémites ne brillent pas par leur courage.

La composante médiatique de la bonne conscience des « antisémites sympa6 »

Se pourrait-il que les lâches agresseurs de Juifs isolés agissent avec la conscience immaculée de justiciers à cause de la façon dont les médias ont rendu compte de la « Guerre des onze jours » ?

Le fait est que dans les médias des deux côtés de la Manche, les milliers de missiles gazaouis visant les civils israéliens étaient systématiquement oubliés ou minimisés. En revanche, la réponse israélienne était automatiquement qualifiée de « disproportionnée ». Comme en France, ce jugement ne provient pas du grand nombre de victimes palestiniennes, mais du trop petit nombre de morts israéliens. L’État juif dépense des sommes considérables à protéger ses citoyens : Dôme de fer, abris blindés, etc., alors que le Hamas dépense une grande créativité pour insérer ses arsenaux et ses lance-missiles au milieu de la population civile, dans l’espoir que ses boucliers humains seront tués et alimenteront donc sa propagande. C’est efficace : il y a eu presque autant de victimes juives agressées hors de Gaza par des palestinolâtres qu’en Israël intra-muros par le Hamas.

Manuel Valls avait déjà essuyé lui-même un feu de barrage à l’époque, en affirmant son soutien à Israël agressé. Libération (pas celle revendiquée par la Reine des neiges, libéréééée, délivrééééée, car elle promet « je ne mentirai plus jamais », l’autre, celui qui accable l’État juif quelles que soient les circonstances) Libé, donc, avait déjà stigmatisé l’ancien ministre. Sa déclaration de soutien accompagnait une photo mal choisie de représailles israéliennes sur un immeuble de Gaza. De quoi accuser Valls de soutenir les bombardements de civils par Tsahal. La photo fut aussitôt remplacée par une autre, représentant un bus israélien en flammes. Mais le bien était fait : le soutien à Israël avait pu, une fois de plus être transformé en arme de destruction morale (Libération).

L’industrie de l’islamophobie en plein boom

Le deuxième ingrédient de la bonne conscience antisémite est son parallèle avec l’islamophobie. On en parle de façon aussi inflationniste qu’on ignore l’antisémitisme des antisionistes.

La pompe qui gonfle l’islamophobie a été mise à jour aux États-Unis, par l’étude du cas Ilhan Omar (National Review), députée démocrate tendance Mélenchon. Cette véritable industrie est constituée par le réseau d’universitaires, d’avocats, de militants et de bailleurs de fonds qui délégitiment les critiques de l’islamisme, prétendant y voir une menace pour l’islam et les musulmans. Ce lobby, dont les outils sont la diffamation et la calomnie, est actif depuis le 11 septembre. À l’époque, il promouvait le Padamalgam, au nom d’un danger, toujours imminent, mais jamais advenu, pour la communauté musulmane.

« La véritable industrie de l’islamophobie n’est pas un artisanat mais une industrie massive composée de milliers de personnes qui gagnent leur vie en promulguant la peur de l’“islamophobie” et en défendant ses prétendues victimes. Tout en étouffant le débat sur l’islamisme, ils bénéficient de subventions, de dons de riches mécènes musulmans et d’emplois permanents à vie. (…) Le wokisme était exactement ce dont l’industrie de l’islamophobie avait besoin pour se revigorer et sembler aussi pertinente qu’au lendemain du 11 septembre. Elle s’est accrochée à la mode antiraciste par le biais d’une autre invention académique appelée “intersectionnalité”. C’est là qu’Ilhan Omar a trouvé son créneau. Le fait d’être une musulmane noire arrivée aux États-Unis en tant que réfugiée fait que son score d’intersectionnalité est élevé. »

Méthodologie

Comme leurs homologues islamogauchistes français, les industriels américains de l’islamophobie qualifient toute critique de leur dogme ou d’un de leurs protégés, pour quelque raison que ce soit, de racisme anti-Noir, d’islamophobie et dans le cas de la madone Ilhan Omar, de misogynie.

La méthode n’est pas nouvelle : elle sert à nos députées quand elles disent des conneries et elle a été l’arme de choix de Taubira, du temps où cette ministre de la Justice, après avoir lutté contre la France colonialiste, en vidait les prisons.

C’est l’histoire de ces deux mecs, accoudés au bar du Café du commerce. Le premier explique qu’il n’est pas antivax, il est juste opposé au Pass sanitaire. Le second de lui répondre :

« c’est comme moi, chuis pas antisémite, juste antisioniste ! » LM♦

Liliane Messika, MABATIM.INFO


1 Dis-moi qui te plaint, je te dirai qui tu hais (Sinémensuel)

2 Pour les Martiens et pour ceux qui sortent d’un coma de plusieurs années, BLM, Black Lives Matter est un mouvement qui prône un Apartheid des Noirs sur les blancs (sans majuscule, d’après le New York Times).

3 Le loup et l’agneau, Jean de La Fontaine, librement interprété au pipeau par l’auteur de ces lignes.

4 Lire le dossier qu’y consacre Menora, tout y est !

5 Dixit Maen Areikat, le représentant de l’OLP aux États-Unis –(CCLJ) Voir aussi Sefardi

6 Copyright Alain Finkielkraut pour cette irremplaçable expression.

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