Apartheid, Shmapartheid

Un mur pour protéger, un nom pour agresser

À la suite de la seconde intifada, qui avait causé la mort de plus de 1000 civils israéliens dans des attaques terroristes[1], l’État juif avait pris la décision d’édifier un obstacle pour empêcher les incursions et protéger sa population. Le tracé de cette construction était controversé, car elle empiétait par endroits sur les territoires palestiniens, mais il avait été prévu, dès l’origine, de le modifier en fonction des frontières à être définies par le futur traité de paix. À l’époque, on espérait encore une paix israélo-palestinienne…

Les lecteurs du Figaro qui avaient lu, le 2 janvier 2008, l’article titré « En 2007, une seule bombe humaine est parvenue à frapper l’État hébreu[2] » n’ont certainement pas deviné que la « parade anti-kamikaze » grâce à laquelle le nombre des attentats avait connu « une chute spectaculaire » était en réalité le fameux mur-de-l’apartheid dont les palestinolâtres français faisaient leurs choux gras depuis le début de sa construction, en 2003. Également connu sous le sobriquet de mur-de-la-honte, l’ouvrage était d’autant moins identifiable que le Figaro se livrait, à son sujet, à un exercice inédit dans les médias français : du journalisme. En effet, le quotidien se contentait de décrire la

« clôture électronique de plus de 500 kilomètres de long, qui prend dans certains secteurs la forme d’un mur de béton », et d’observer qu’elle avait « rendu les infiltrations de Cisjordanie en Israël plus difficiles ».

Cette barrière de protection (en version originale) a repris, depuis, son appellation médiatique de « Mur de l’apartheid. »  C’est mérité, mais l’apartheid n’est pas du côté où le situe la propagande : du côté israélien, il y a 20% de citoyens arabes, alors que de l’autre, l’Autorité palestinienne se veut 100% Judenrein, c’est-à-dire « sans juif. »

De quoi ça parle, le film « l’Occupation de la Palestine » ?

Lire la suite sur MENORA.INFO
(publication originale le 26/7/2021)

Liliane Messika

3 commentaires

  1. Sensationnel article accompagné de ses précieuses sources qui mérite une publication internationale.

    J'aime

    • En Yiddish, quand on veut dénigrer quelque chose tout en lui accordant peu d’importance, on lui ajoute le préfixe shm, qui vient peut-être de « shmock » (zob en séfarade dans le texte)
      Ainsi on peut dire : « Alain Badiou intellectuel ? shmintellectuel,! » Ou bien, aussi pertinemment, « ONU, SHMONU ! »
      Comme les premiers immigrants en Israël étaient ashkénaze, c’est passé en hébreu courant.
      En espérant que cette shmexplication aura éclairé tous nos lecteurs non ashkénazes,
      Bien cordial shalom

      J'aime

Laisser un commentaire. Il sera visible dès sa validation.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s