Réécriture de l’Histoire : « un Président ne devrait pas dire n’importe quoi »

Dans son discours de campagne à Vichy, le président s’est pris les pieds dans ses contradictions. Gare à la chute !

Faites ce que je dis

Croyant tacler Zemmour, Emmanuel Macron a martialement déclaré :

« Gardons-nous de manipuler, d’agiter ou de revoir l’histoire. »

Sous couvert d’hommage aux déportés, il visait, évidemment, les déclarations de son challenger au sujet de l’attitude de Vichy vis-à-vis des Juifs pendant la guerre.

S’il avait réellement voulu honorer la mémoire de ceux que l’indifférence européenne a condamnés à l’extermination, il aurait pris la parole à 200 km plus au sud, au Chambon sur Lignon, où toute une population a évité le déshonneur en multipliant en son sein les « Justes parmi les nations ».

Mais notre Président n’utilise les Juifs morts que pour délégitimer celui qui brigue son trône, pas pour protéger les vivants.

Pour une fois qu’il s’opposait à la réécriture de l’Histoire, que ne prend-il au sérieux ses propres avertissements ! Macron manipule, agite et revoit l’histoire juive d’une façon plus profonde et plus grave que ne l’a fait son concurrent. Les conséquences de son conformisme anti-israélien n’auront probablement aucun impact sur l’État juif, mais elles peuvent résonner, ici, comme une justification aux oreilles de futurs Mohammed Merah, Kouachi ou Coulibaly.

C’est çui qui l’dit qui l’fait

La supplique macronienne a été prononcée le 8 décembre 2021, très exactement une semaine après que la France a voté une résolution onusienne, intitulée « La résolution de Jérusalem ». Cette motion faisait partie du « package annuel palestinien (ONU) » des résolutions anti-israéliennes, que l’Assemblée générale vote tous les ans avant Noël.

Celle-ci stipule que la ville, nommée plus de 600 fois dans la Bible et ignorée du Coran, doit désormais oublier le Temple, son Mont, son nom et ses vestiges archéologiques, pour porter le seul patronyme musulman de Al-Haram al-Sharif.

Ayant fait ses études chez les Jésuites, Macron est en bonne position pour demander à son Alma Mater d’élargir la cancel culture aux héros de la geste chrétienne : le rabbin qui prêchait sur Har haBayit, il y a 2000 ans, s’appelait Yehoshua. Ses adeptes l’ont rebaptisé Jésus, un nom plus facile à prononcer pour les gosiers romains, et ils ont traduit littéralement le nom du lieu : mont du Temple. S’ils ont pris l’habitude d’appeler Israël « Palestine », Jérusalem a résisté au Ælia Capitolina romain comme nom de la capitale des Rois d’Israël.

Témoignage chrétien

L’évêque Arculfe, qui faisait un pèlerinage en Terre sainte au moment de la construction de la mosquée al-Aqsa sur les ruines de l’église byzantine Sainte-Marie, décrivit l’opération immobilière :

« Dans le lieu fameux où fut magnifiquement construit le Temple, les Sarrasins ont élevé une maison de prière ; elle est quadrangulaire, couverte en bois, à l’aide de grandes poutres qui reposent sur quelques restes de ruines. Ils se réunissent dans cet édifice de structure misérable et qui peut contenir environ trois mille hommes » (Remacle).

Les dates et les faits historiques n’ont plus d’importance aujourd’hui : Jésus sera désormais Issa, le Mont du Temple Al-Haram al-Sharif et Jérusalem Al-Quds.

Pas de vaccin contre le virus de la cancel culture !

Un écrivain de science-fiction ne prendrait pas un gros risque en projetant la situation à l’Europe dans quelques décennies. Le package annuel pourrait alors concerner la France :

« Dans l’espoir de faire avancer la solution à deux États, l’Assemblée a réitéré sa détermination que toute action entreprise par la France, la puissance occupante, pour imposer ses lois, sa juridiction et son administration à la Ville sainte de Paris-nord est illégale. Rappelant le communiqué de presse du Conseil de sécurité de 2015 sur Paris, dans lequel le Conseil a appelé au maintien inchangé du statu quo historique au Haram al-Sharif, l’Assemblée a souligné qu’une solution globale, juste et durable à la question de la ville de Paris devrait tenir compte des préoccupations légitimes des parties indigéniste et française.1 » LM♦

Liliane Messika, MABATIM.INFO


1 Dans la version du texte publié par l’ONU le 1ᵉʳ décembre 2021, France est remplacé par « Israël », Paris par « Jérusalem » et les parties indigéniste et française par « les parties palestinienne et israélienne ».

3 commentaires

  1. Le fait que macron soit un pantin plutôt ridicule n obere en rien la réalité si bien decrite par Bat yeor
    La France c est eurabia, un hybride de république pseudo démocratique et pre islamique : il y a belle lurette que les bons gaulois résidant a l elysee ne décident plus de rien excepté la couleur des rideaux.
    L OCI et la communauté européenne sous contrôle des grands patrons de la haute finance ont besoin de l argent des arabes et des travailleurs corvéables qu ils importent par millions des dictatures amies.
    Alors le fiancé de benalla dit des conneries , mais cela ne l empechera pas de garder sa place ou de passer la main a un autre sbire du même acabit.

    J’aime

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