Zemmour, du Trocadéro à la présidentielle : « impossible n’est pas Français ! »

J’ai suivi de bout en bout l’immense ralliement à Éric Zemmour dimanche 27 mars au Trocadéro. Le printemps était de la partie et je voudrais y voir un signe favorable. Une foule immense, bon enfant, se pressait à perte de vue sur la place et dans les rues adjacentes de cet endroit légendaire, chargé d’histoire. C’était revigorant et rappelait de Gaulle, à la Libération de Paris. Beaucoup de jeunes et de moins jeunes, heureux d’être là. L’ambiance chaleureuse, agitée de drapeaux tricolores, exprimait une ferveur que nous avions oubliée depuis longtemps, mais qui frémissait depuis les premiers meetings, toujours pleins à craquer.

Cette liesse populaire me rappelait ma jeunesse et il faut reconnaître que les temps ont bien changé, car ce n’est pas sous les derniers quinquennats, celui de François Hollande qui n’incarnait rien, ou celui d’Emmanuel Macron, aujourd’hui, qui n’incarne que lui-même, technocrate venu de la planète mondialiste, sans âme et sans affect.

Éric Zemmour, contrairement aux autres candidats incarne pleinement la mission qu’il s’est donnée : servir la France, notre pays malade et dont l’âme semble parfois agoniser. Il s’est donné pour but de ranimer la flamme de la France et de donner aux Français la raison d’espérer, de ne pas renoncer, de relever la tête, de vouloir revivre, tout simplement. C’est ce que l’on sent lorsqu’on entend le candidat Zemmour s’adresser aux foules : ceux de la France profonde, ceux des villes et des campagnes, ceux qui baissent l’échine par impuissance et parce qu’ils savent qu’ils ne comptent pas aux yeux de ceux qui nous gouvernent. Ceux qui ne reconnaissent pas leur pays.

Il y a des choses qui ne trompent pas, lorsqu’on voit Zemmour serrer les mains tendues, parler avec ceux qui veulent lui confier leurs déceptions, leurs souffrances, leurs espoirs et qui s’agrippent à lui comme s’il était leur sauveur. Lorsqu’on le voit prendre dans ses bras ceux qui sont submergés par le désarroi, le doute, l’incompréhension de ce qu’il arrive à notre pays, on a la certitude qu’il n’est pas l’homme qu’on nous décrit : dur, buté dans ses certitudes, méchant avec les migrants, ceux qui ne s’assimilent pas à la France, mais profitent de ses largesses sans vergogne. Ce n’est pas l’image que j’ai de cet homme. Quand il est arrivé sur le podium, après que ses amis et soutiens de marque eurent parlé, j’ai vu un homme frêle, grave, ému, qui faisait un effort sur lui-même pour refouler cette émotion qui l’étreignait. Était-ce cette foule considérable, là, devant lui, qui l’attendait, et devant laquelle il s’était engagé, la cause de cette émotion ? La tâche est immense et lourde ! Comment ne pas douter, au fond de sa conscience, même si on se sait résolu. On est seul face à son destin : un destin qu’il s’est imposé car, comme il l’a dit et répété : « personne n’a voulu y aller ». C’est ce sens de la responsabilité qui le guide. Quelle différence avec les autres candidats ! Combien son discours tranche avec les ennuyeux borborygmes de ses rivaux, arrimés aux vieilles antiennes. Et ne parlons même pas des soliloques, déroulés comme une route plate et aride, du président sortant, qui choisit ses interlocuteurs et amis pour se perdre en généralités et satisfecits, tandis que la maison brûle !

La raison essentielle pour laquelle Zemmour est écouté avec ferveur, c’est qu’il parle vrai. Nous avions oublié qu’en politique cela fût encore possible. Il a ranimé la flamme du vrai discours politique. Il a disqualifié les bonimenteurs, les discours usés des hommes politiques et ceux de la presse servile. Il a redonné au verbe, ses lettres de noblesse, grâce à son amour de la langue française et de ses écrivains, ceux, précisément, qu’on n’étudie plus à l’école.

Il a redonné leur place aux victimes : ceux qui ont perdu un être cher dans les attentats islamistes. Ceux qui ont été assassinés pour rien, et dont la presse évite soigneusement de donner le nom des agresseurs, afin de ne pas « trahir leur origine ». Il est le seul à l’avoir fait en les rencontrant, en les invitant, en leur donnant le statut de victimes absolues, cette reconnaissance à minima que les hommes politiques oublient de rappeler comme s’ils étaient insignifiants. Ou, comme l’a fait le président jupitérien, qui ne manque pas d’instrumentaliser les crimes commis au sein des instances républicaines : je pense à Samuel Paty, outrageusement décapité, et porté à la Sorbonne, dans un hommage théâtralisé qui n’a rien changé au sort des enseignants qui ne sont pas soutenus dans leurs fonctions, ni par l’éducation nationale, ni par leur hiérarchie proche. La réponse aux meurtres est glaçante : un immobilisme forcené.

Et, comment ne pas saluer l’appel de Zemmour aux musulmans français qui s’assimilent ou veulent s’assimiler ?

On a suffisamment fustigé le candidat pour ses propos sans fioriture sur « le grand remplacement » et sur l’arrêt drastique de toute nouvelle immigration extra-européenne. (Ce qu’il appelle la re-migration.) Que n’a-t-il pas dit là ? Il a enfreint le tabou qui muselle la classe politique depuis quarante ans et les médias aux pieds… Car tout le monde le sait, le sujet essentiel est là. Le sujet vital, incontournable si nous voulons survivre en tant que nation, civilisation et culture. Le nier c’est s’offrir, pieds et poings liés, à l’islam conquérant. Alors on détourne l’attention des électeurs sur « le pouvoir d’achat » ! Personne ne veut nier que ce soit négligeable et du reste, si l’on a bien suivi les meetings de Zemmour on a pu constater (ainsi que dans son programme) que ce problème est abordé, avec des propositions concrètes sur lesquelles il s’est fermement engagé. Mais la mauvaise foi n’ayant pas de limites, la presse appuie lourdement sur le souci majeur des Français qui s’accrocheraient uniquement à cette question, laissant loin derrière, celle de l’immigration… (Comme ci cette dernière n’avait aucune incidence sur ce pouvoir d’achat, précisément). Tout cela est dérisoirement ridicule et ne convainc que ceux qui n’ont pas le courage d’aborder la question de notre survie en tant que nation et en tant que peuple.

Oui, Zemmour a eu raison de tendre une main fraternelle à nos compatriotes musulmans qui veulent rester en France et s’assimiler. On a tellement déformé ses propos, on leur a donné une version raciste, xénophobe, sans jamais prendre en considération que les racistes et les intolérants sont du côté des musulmans qui prêchent la haine des koufars, et la supériorité de l’islam en tout.

Ceux qui préfèrent regarder ailleurs tandis qu’il est minuit, se réveilleront dans le chaos de la guerre civile et il sera trop tard pour se lamenter. Rappelons-nous la seconde guerre mondiale, quand Hitler disait haut et fort, en gesticulant, ce qu’il allait faire ! La plupart des Français et leurs gouvernants ne le croyaient pas et regardaient du côté de la ligne Maginot. On a vu la suite.

Zemmour nous ramène, enfin, au politique, à la pensée de Julien Freund1 qui nous rappelle que l’histoire est ainsi faite : nous avons des ennemis. L’oublier, c’est refuser de prendre les mesures drastiques qui s’imposent pour nous protéger et protéger les générations qui nous suivent.

Zemmour est haï parce qu’il dit la vérité. Il est aimé et soutenu par ceux qui osent regarder cette vérité en face. Notre survie, je le répète, est à ce prix : dire les choses pour les affronter. Ceux qui laissent croire qu’on ne peut rien faire se trompent et surtout nous trompent. « Impossible n’est pas français » !

Eric Zemmour a réveillé, chez beaucoup de nos compatriotes, le sentiment national, abîmé par des années de délitement mondialiste. Depuis ces dernières années on ne parle plus de la France mais de la République et de ses valeurs. La France n’est pas née avec la République et ses « valeurs » ont changé ! Mais pour les mondialistes, il faut dissoudre le sentiment national qui fait référence au long passé de notre pays et de son histoire. Or Zemmour, à contre – courant, nous ramène à l’amour de notre pays, de nos racines, de notre attachement à un territoire vivant par ses campagnes, ses paysages, ses villes et ses villages. Il sait parler aux gens de la terre, les oubliés, ceux qui se lèvent tôt pour un travail mal rémunéré : les paysans, mais aussi ceux qui souffrent de la désertification et qui doivent faire des kilomètres en voiture pour trouver un hôpital, une maternité, voire un médecin. Comment peut-on accepter une France à deux vitesses ? Celle des oubliés car ils sont loin du pouvoir, et celle des bobos parisiens. Mais il serait injuste d’oublier que certains quartiers de Paris sont abandonnés. Le spectacle qu’il nous a été donné de voir – grâce à Zemmour, à la « Colline du crack », dans le 19 arrondissement, est hallucinant. Et cela après des plans de réhabilitations des « Quartiers » qui nous ont coûté des milliards ! C’est une honte impardonnable. Comment un gouvernement peut-il laisser des gens vivre à la dérive, dans ce cloaque ? C’est totalement indigne. Voilà l’accueil que nous faisons aux migrants ! Ne veut-on pas ainsi faire de nos villes des poubelles à ciel ouvert ? Où est le Paris « ville lumière » qu’on nous enviait ? Quel homme politique, candidat ou pas, a osé se rendre dans ces quartiers, pour écouter la détresse des habitants qui ne peuvent même pas déménager, qui sont assignés à cette vie infernale dont les pouvoirs publics se désintéressent totalement ? Qu’a fait le Président Macron après son passage en bras de chemise, dans les quartiers chauds de Marseille ? Rien. Alors oui, il est criminel de laisser un pays comme le nôtre s’enfoncer dans une telle déréliction.

Enfin, revenons sur ce qui excite les médias aux pieds : comme il faut bien poursuivre la diabolisation de Zemmour qui est le seul à réunir une telle foule, (une foule enthousiaste mais calme tout au long de ces meetings). On lui impute la responsabilité des cris dans la foule : « Macron assassin ». Cela a duré quelques secondes et Zemmour qui était au micro n’a vraisemblablement pas entendu ces slogans déplacés. Mais la litanie de critiques, de reproches, comme s’il avait lui-même proféré ce slogan, a commencé de tourner en boucle ! Le commentaire d’Emmanuel Macron, méprisant et suffisant, montre une fois de plus son désintérêt sans limite pour le peuple et, évidemment, son mépris pour son adversaire politique.

Oui, cette journée au Trocadéro fut pleine de promesse, d’espoir pour en finir avec la clique mondialiste qui nous entraîne vers l’abîme. Dans dix jours, nous irons voter. On donne actuellement Zemmour à dix pour cent à peine d’intentions de votes. Ces chiffres sont ridiculement bas si nous les comparons avec le nombre de présents à tous les meetings. Les estimations sont pipées afin de décourager les électeurs de Zemmour. Zemmour, le vilain petit canard, côtoie les derniers de la classe. Il a pris la place de Marine Le Pen, dans le camp du Mal, celle-ci étant soudain devenue respectable, précisément au moment où elle s’est mise à vanter un islam bon teint, compatible avec nos lois républicaines…

Mais attention ! Un sondage reste un sondage et Zemmour n’a pas dit son dernier mot ! Cependant, quel que soit le résultat de cette élection, une graine a été semée. Les paroles de Zemmour continueront de faire leur chemin, elles germent dans la jeunesse déjà engagée. Rien ne sera plus comme avant, car chaque jour qui passe dévoile les impostures d’un Président fantoche. La relève se prépare et rien ne saurait l’arrêter. ET

Évelyne Tschirhart, MABATIM.INFO


1 Pierre-André Taguieff : « Julien Freund au cœur du politique » La table ronde 2008

6 commentaires

  1. Zemmour dit le vrai , c est effectivement sa grande force .
    Par ailleurs il redonne de l identité a chacun, le français, le musulman qui peut adopter ou non la francité , lui le juif algérien qui a choisi la voie de l entrée dans cette identité nationale qu il a fait sienne.
    On oublie que macron est avant tout l homme d une monde sans mémoire et sans histoire, le monde mercantile prôné par les idéologues sorrossiens et l UE , pour ces gens qui voient la planete comme un seul gigantesque marché, l identité est dépassée et l être humain est réduit a sa capacité à consommer et donc a faire tourner la machine commerciale mondialisée, macron n a que faire des soucis identitaires nationaux car nous ne sommes que des pions incolores et inodores destinés à acheter, manger et enrichir indéfiniment l ultra élite mondiale qui accumule milliards et pouvoirs .

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  2. Magnifique retour du plus grand rassemblement de cette campagne electorale, et qui nous restitue sa vigueur et son esperance.. Car c etait comme une immense prière … Que Zemmour arrive a nous sortir de l’ornière… Que Zemmour nous sauve… Que Zemmour arrete le massacre… Que Zemmour nous donne la securité… Que Zemmour rende la France a ceux qui l aiment…

    Je n ai jamais vu un rassemblement aussi emouvant… Et je crois bien que le premier a l avoir senti c etait Zemmour lui meme….
    Avec lui, la France aurait enfin pour dirigeant un homme de coeur.

    JP Lledo

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