Les penchants islamistes du quotidien de référence…

[1er décembre 2022]

Que se passe-t-il au Monde ?

Dans l’édition datée du 16 novembre dernier, un article de Louis Imbert (correspondant du Monde à Jérusalem) est à arracher des larmes à toute personne humaine. L’héroïsme désespéré des jeunes de la Fosse aux lions de Naplouse fend le cœur. Épuisés, accablés, fatigués, blessés, martyrisés par l’armée israélienne mais aussi, et c’est pire, trahis par ses supplétifs, ceux de l’Autorité palestinienne, les voila contraints de se rendre ou de déposer les armes,

alors qu’ « ils professaient l’amour de la Palestine, de la guerre sainte et de leur mère ».

Tout est écrit à la gloire de ces jeunes, ces héros romantiques d’une noble cause, trahie, salie par ceux-là mêmes qui auraient dû en être les défenseurs. On sent une émotion pour ces combattants. Cette saga digne d’une série télévisée, (mais Fauda n’est pas loin) à cette différence qu’ici les morts n’appartiennent pas au métavers télévisuel mais au monde réel.

Qu’est-ce qu’a écrit Imbert sur les trois civils israéliens assassinés à Ariel ? Comment a-t-il commenté la douleur des mères, des épouses et des enfants ? Deux jours plus tard après ce triple assassinat, rien, pas une ligne, pas une larme. Ces personnes n’ont pas existé. Les coups de couteaux portés sur ces hommes n’ont pas retenu l’attention du correspondant du journal de référence, à croire que toutes les morts violentes dans cette partie du monde, n’ont pas le même statut. L’indifférence est aussi une marque d’intérêt : que signifie-t-elle ? Qu’un Israélien assassiné n’a reçu que ce qu’il mérite ?

Dans cette même édition, un article de Jacques Follorou, traite du sort des femmes en Afghanistan, soumises désormais à l’application stricte et obligatoire de la charia, la loi islamique, décidée par le mollah Akhundzada, chef suprême des talibans. Les informations rapportées ne souffrent d’aucune ambigüité : c’est bien au nom de l’islam que les châtiments corporels sont appliqués, que les flagellations, les amputations ou les lapidations contre ceux et celles qui ne respectent pas les codes de la charia. Tout l’espace public est interdit aux femmes, depuis l’école jusqu’aux salles de sport comme le précise le « ministère pour la promotion de la vertu et la prévention du vice ». Bon prince, le ministre ajoute que « chaque maison a une salle de bains, donc cela ne pose aucun problème aux femmes. »Hélas l’Afghanistan n’est pas l’Iran et il n’y a pas (encore) de révolte des femmes contre l’obscurantisme fanatique.

Que se passe-t-il dans les pages « idées »

Autre morceau de bravoure dans la même édition du Monde du 16 novembre, dans les pages idées. Deux articles, l’un de Eva Illouz sur « ce qu’on est bien obligé d’appeler un fascisme juif ». Il suffit de lire ce titre pour comprendre la manipulation faite par Le Monde. Quelles que soient les subtilités de l’article de la « sociologue franco-israélienne directrice d’études à l’EHESS », la mise en exergue du titre suffit et on comprend bien les enjeux pour l’image de la sociologue. On ne peut pas travailler à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales en portant la tache infamante d’une supporter d’Israël, ce serait trop lourd.

Autre article bien plus intéressant est celui d’Ilan Greilsammer. Il n’écrit pas pour plaire au lectorat du Monde (celui qui est progressiste, forcément progressiste). Il explique ce qui s’est passé dans les cinquante dernières années de l’histoire d’Israël pour qu’Israël se retrouve avec un Ben Gvir au gouvernement. Ilan Greilsammer est un sioniste de gauche et il assume pleinement son choix et sa nostalgie pour les idéaux premiers de l’État d’Israël… Ce constat le rend triste et malheureux et je partage cette tristesse mais je pose cette question aux deux contributeurs :

deux signatures juives et israéliennes dans un journal qui fait de la haine d’ Israël un principe éditorial, était ce bien nécessaire ? Ne savent-ils pas l’usage qui sera fait de leurs signatures ?

Quand Louis Imbert écrit un topo guide de Gaza

Dans le magazine M, du Monde du 29 octobre 2022, Louis Imbert propose au lecteur le récit d’une randonnée pédestre à Gaza. Dans ce supplément très radical-chic mêlant des publicités pour des Rolex, des photos de mode hideuses mais très déjantées, des grands crus fort onéreux ou des rouges à lèvres et des parfums pour tous les trans, l’écriture est aussi pédante que ses sujets de prédilection. Le sujet sur Gaza donc détonne sur le papier glacé.

« Gaza est un homme qui pleure et qui ne veut pas le dire. À chaque baffe que les Israéliens lui mettent, il dit c’est la dernière et il se fait encore casser la gueule »

dit à juste titre un archéologue formé au Louvre. La randonnée décrit une sorte de banlieue sale, lépreuse, chaotique, balafrée dont la seule rivière charrie des détritus plutôt que des truites, mais « l’inventivité des gazaouis est sans limite… » Ce qu’il décrit correspond très probablement à la réalité, mais l’important de ce reportage réside non pas dans ce qu’il dit mais plutôt dans ce qu’il ne dit pas : depuis 2005, Israël s’est totalement retiré de Gaza. En 2007 à la suite d’un coup d’État sanglant contre l’Autorité palestinienne le Hamas a pris le pouvoir et y a imposé sa loi. Des milliards de dollars y ont été dilapidés pour creuser des tunnels destinés à attaquer Israël, construire des fabriques d’armes, installer des rampes de missiles, éduquer les enfants à la haine. Louis Imbert devrait être un journaliste soucieux d’informer le lecteur de la charte du Hamas, de son projet exterminateur d’Israël. Rien de tout cela n’est rapporté sinon une détresse dont seul Israël serait le responsable. Ce reportage lacrymogène constitue un mensonge par omission.

Quelle morale pour ces histoires ?

Le lecteur peut néanmoins se poser une question : si tel est le socle de cette culture commune au monde arabe, au Maghreb ou au Levant, en Iran, à Gaza ou à Naplouse, à Bondy ou à Sarcelles, comment peut-on parler d’une quête de liberté, d’une résistance à l’oppression de la part de ceux qui « professent la guerre sainte » ?

À ne pas vouloir prendre en compte le dessous de ces cartes, ce type de journalisme n’informe pas, il déforme. Bien pire il donne des alibis à tous ceux qui confortent ici et la bas le goulag spirituel de l’islamisme.

Les femmes en Iran ont compris cela, pas encore au MondeJT

Jacques Tarnero, Actu J

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Un commentaire

  1. La presse française est lamentable , hier petainiste , aujourdhui macrono islamo gauchiste .
    En fait elle exprime la complaisance , la facilité grasse , l ignorance crasse la cupidité des elites vereuses qui profitent des milliards du qatar en tenant la mains des gauchistes enturbannés .
    La France se meurt moralement depuis 75 ans , et l odeur de pourriture empeste tout Paris

    J’aime

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