L’ONU défend les enfants et défend à Israël de se défendre

Un sujet de fond, qui fait toucher le fond de la noirceur humaine

Le 11 décembre 2022, l’État juif a mis ses plus beaux habits pour accueillir quelqu’un qui lui veut du mal et qui a les moyens de ses ambitions : une envoyée spéciale de l’ONU, Virginia Gamba, vient « vérifier » que les accusations contre l’armée israélienne de viser sciemment les enfants palestiniens sont justifiées. La sanction, probablement déjà décidée, est l’inscription d’Israël sur « une liste noire » qui permettra de renforcer les campagnes visant à la « cancellation » de l’État juif, quelle que soit la forme prise par cette annihilation.

L’ONU économiserait les frais considérables qu’elle consacre à la délégitimation d’Israël, si elle passait directement de l’accusation à l’application de la peine, étant donné qu’elle place à la tête de ses commissions et tribunaux les adversaires les plus acharnés contre l’État juif (UnitedWithIsrael).

Dans n’importe lequel des 74 pays démocratiques (sur les 193 États-membres qui financent ce simulacre – Major Prepa), un accusé qui plaiderait la « légitime défense » verrait le juge enquêter sur le « quoi » : contre quelle menace le présumé coupable se défendait-il ? Mais le même deux poids deux mesures sépare l’État juif des autres nations, comme il séparait les citoyens juifs des autres « aux temps les plus sombres de notre histoire », époque qui, aujourd’hui, ne peut être évoquée que si l’on précise dans le casting que le nazisme est incarné par l’État juif.

Les attaques incessantes auxquels répondent les tirs israéliens ? Un détail !

Ce « détail », s’il est fondamental pour l’Histoire, n’a pas de place dans le narratif tricoté sur mesure pour expulser les Juifs de leur terre ancestrale. Qu’importent les vestiges archéologiques qui témoignent de leur présence depuis le dixième siècle avant Jésus-Christ (un rabbin, pour ceux qui l’auraient oublié) !

Ce qui compte, ce sont les 64 années qui se sont écoulées depuis que le KGB a dévoilé sa nouvelle arme contre le capitalisme : le peuple palestinien(YNet).

Pourtant, il n’est pas très difficile de savoir ce qui se passe : Israël diffuse régulièrement ses découvertes de lanceurs de missiles installés à proximité d’écoles, par exemple, à Gaza, le 14 décembre 2022 (JPost), ou bien deux semaines plus tôt, quand le sol d’une école de l’UNRWA s’est écroulé sur le tunnel que le Hamas construisait construisait en-dessous (JPost).

Des tunnels et des arsenaux sont régulièrement découverts sous des écoles palestiniennes. Ces tunnels, qu’on appelle « le métro » car ils suivent à peu près le tracé des routes en surface, servent à stocker et à transporter des armes et des munitions ; ils sont les bunkers des officiers terroristes et les itinéraires qui permettent aux snipers de se déplacer, rapidement et sans risque, d’une cible à l’autre.

La rengaine de l’UNRWA, un succès planétaire

Chaque fois qu’est découvert un de ces ouvrages, qui constituent clairement des crimes de guerre exposant des civils à des représailles, l’UNRWA, l’agence de l’ONU en charge des seuls « réfugiés palestiniens » et de leurs descendants (de 1950 ad æternam), ressort un communiqué standard :

« La présence d’une cavité artificielle sous le terrain d’une école de l’UNRWA constitue une grave violation de la neutralité de l’Agence et une infraction au droit international. En outre, elle expose les enfants et le personnel de l’Agence à des risques importants en matière de sécurité et de sûreté(UNRWA). »

Les lecteurs les plus attentifs remarqueront que personne n’est cité, ni incriminé pour ces « cavités artificielles » qui poussent spontanément sous des écoles…

Ce communiqué a été publié le 29 novembre 2022 et ses clones ont fait de la figuration lors de la découverte de 20 roquettes dans le sous-sol d’une autre école, le 17 juillet 2014 (l’Express) et le 1er juin 2017, quand un tunnel a été découvert sous deux écoles de Gaza (JPost). Le 11 août 2021, un cousin des précédents a renvoyé dos à dos les gens (inconnus) qui construisent les tunnels sous les écoles et l’armée israélienne qui tire sur les lance-missiles. Cet épisode s’est produit quand des démineurs de l’ONU ont voulu enquêter sur un tunnel trouvé à côté d’une école et qu’ils en ont été empêchés par le Hamas (JPost). Enfin, le 15 décembre 2022, Tsahal a révélé des photos aériennes montrant des fosses de lancement de roquettes installées dans trois écoles de Gaza par le Hamas. Des professeurs de ces écoles, donc des salariés de l’UNRWA, dont l’Union européenne est le principal financier, étaient les intermédiaires du Hamas pour l’installation des infrastructures terroristes dans les zones des écoles et des bâtiments civils (Infos Israël). L’implication de ses salariés n’empêchera sûrement pas l’agence palestino-exclusive de dégainer sa sempiternelle protestation contre X…

Chut ! Si on en parle, ça fera le jeu des sionistes !

Faire le jeu des sionistes est le pire crime contre l’humanité qui se puisse commettre sur la planète BienPensance. Voilà donc pourquoi votre fille est muette sur les crimes de guerre avérés et pourquoi Virginia Gamba, l’envoyée spéciale de l’ONU, n’enquêtera qu’à charge contre l’État juif.

Quant à Francesca Albanese, rapporteuse spéciale sur les droits des enfants dans les territoires palestiniens au sein du Conseil des droits de l’homme depuis le 1er mai 2022, elle ira dans le même sens, le bon sens étant pour elle un sens interdit. Elle ne cache pas son parti-pris : en 2014, elle twittait que les Israéliens étaient des nazis. En novembre 2022, elle a précisé sa pensée, euh, son idéologie. C’était à une conférence organisée par le Hamas (considéré comme terroriste par l’UE et les États-Unis, mais on ne s’attarde pas à ce détail non plus). Elle y avait assuré de sa sympathie et de son soutien les hauts gradés du Hamas et du Jihad islamique palestinien présents.

Madame Albanese ne rate jamais une occasion d’expliquer la volonté génocidaire des Palestiniens. Ils n’ont pas les moyens de leurs ambitions, mais il n’est pas besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer.

« Les Palestiniens n’ont pas d’autre choix que la violence pour exprimer leur désaccord(Altreconomia) »,

explique-t-elle dans son pays, l’Italie. À ses yeux, les Israéliens ne sont menacés par rien ni personne.

Les Israéliens sont les agresseurs et les colonisateurs

Ils possèdent tous les médias et ils dictent leur politique à toutes les puissances mondiales, c’est pourquoi ils totalisent plus de Résolutions contre eux que l’ensemble des autres pays réunis. D’où l’existence des milliers d’associations pro-palestiniennes, dont le souci s’arrête où finit la possibilité d’accuser les Juifs.

Quand le Hamas a tué 600 fonctionnaires du frère ennemi, le Fatah’, pour prendre le pouvoir à Gaza, en 2007, BDS et consorts avaient piscine. Quand le Liban pratique toujours un apartheid véritable contre eux, les militants des droits des Palestiniens sont chez le coiffeur. Quand les Palestiniens sont décimés, emprisonnés et torturés par Bashar el-Assad, ils sont chez le pédicure.

Mais quand ils entendent le mot Israël, ils sortent leur bazooka. LM

Liliane Messika, MABATIM.INFO

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