Israël : Pour qui nous voterons le 27 octobre 2026
Par Ziva Postec et Jean-Pierre Lledo, [14 août 2026]
« Les missionnaires du christianisme avaient fini par dire en substance : « vous n’avez pas le droit de vivre parmi nous si vous restez juif. »
Après eux, les dirigeants séculiers avaient proclamé : « vous n’avez pas le droit de vivre parmi nous ».
Enfin, les nazis allemands proclamèrent : « vous n’avez pas le droit de vivre » ». (Raul Hilberg, l’auteur de La Destruction des Juifs d’Europe– 1961,)
Le monde arabe et musulman cumule les trois injonctions notées parHilberg. Et donc c’estl’existence même d’Israël qui sera l’enjeu principal des prochaines élections législatives en Israël…
En dépit des découvertes archéologiques quasi-quotidiennes qui révèle une implantation juive tri-millénaire, il n’a jamais accepté l’idée que les Juifs soient légitimes en cet endroit de la terre.
Avant comme après la proclamation de l’État d’Israël en 1948, il a tout tenté pour l’extirper du Moyen-Orient. Une fois défaits, les États arabes déléguèrent leur hostilité à un inconnu jusque-là, « le peuple falestinien ». C’est-à-dire à des organisations terroristes qui, cette fois à grande échelle, ont fait étalage, le 7 octobre 2023, de leurs compétences.
Ces dernières, mises au pas, il semble désormais que le monde arabo-musulman cherche à revenir sur le devant de la scène anti-israélienne… À nouveau sous le parapluie falestinien.
L’Égypte reconquiert le Sinaï pour en faire une immense base militaire. Contre qui ?
Trois pays musulmans, l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan (puissance nucléaire) ont signé ces jours-ci un pacte de défense mutuelle et précisent que « cet accord n’est pas dirigé contre l’Iran ». Contre qui alors ?
Dans la foulée de cet accord, le ministre pakistanais de la Défense, KhadijaAsie, appelle les pays islamiques à former un « front militaire uni » contre Israël, qualifié de « menace pour l’ensemble du monde musulman ». Et même, dans un proche passé, de « malédiction pour l’humanité » et « d’État cancéreux ». Et pour que les choses ne souffrent d’aucune ambiguïté ce ministre a également qualifié Israël « d’État illégitime », précisant que le résultat des élections israéliennes importait peu1.
Les candidats à la députation feraient bien de ne pas prendre ces paroles à la légère. Et ce d’autant que depuis le 7 octobre, s’est développé un mouvement mondial, islamo-gauchiste, dont la revendication principale
n’est plus celle de« Deux États pour deux peuples » – idée suicidaire pour Israël, à laquelle s’accroche encore l’Europe,
mais plus simplement la disparition d’Israël considérée comme « illégitime ».
Compte tenu de cette situation locale et mondiale, nous soutiendrons les candidats qui feront de la légitimité du peuple juif en cet endroit de la terre, unPréalable absolu2, en en tirant toutes les conséquences et notamment les trois suivantes :
I – Tant que le monde arabo-musulman n’aura pas souscrit à ce Préalable, Israël doit se considérer en état de guerre permanente et conserver un net avantage militaire.
Les moments de « paix » ne pouvant être que des « trêves »,les scénarii-surprises d’octobre1973 et du 7 octobre 23 ne doivent plus pouvoir se répéter…
Aucun Accord, type « Abraham », aucun « Traité de Paix »ne peut être considéré comme une fin de belligérance…
Au contraire même, si l’on en juge d’après l’histoire islamique et la stratégie rusée d’endormissement du chef du hamas Sinwar, durant une décennie, pour préparer le 7 octobre.
II – Mettre au point un Plan de bataille idéologique et diplomatique tant au niveau d’Israël qu’à celui de la planète…
En vertu de ce Plan, demander à tous les États qui ont reconnu l’État d’Israël, ou qui voudraient le faire, de proclamerla légitimité du peuple juif à vivre sur ses terres ancestrales. Et j’insiste sur la différence entre « reconnaître l’État d’Israël » (comme un fait accompli qui peut être… défait), et « proclamer sa légitimité » (qui ôte toute raison de désirer sa disparition).
Même demande auprès du monde arabo-musulman, et notamment de ses deux représentants, la Ligue arabe (22 pays), et l’Organisation de la Coopération islamique (OCI – 57 pays), en leur rappelant que le Coran lui-même appelle les « Enfants d’Israëlà retourner en foule » à l’Est et à l’Ouest du Jourdain.3
Quant aux partis politiques arabes israéliens, comme de toute institution et de toute « ONG » israélienne, la non-reconnaissance de ce Préalable devraitentraînerautomatiquement leur dissolution.
Enfin, tout citoyen, juif ou arabe, qui nierait publiquement la légitimité d’Israël, devrait perdre la nationalité israélienne.
Et ce, en vertu d’un principe simple et logique : on ne peut vouloir la disparition d’un État, et en même temps jouir de ses avantages. De plus, la liberté d’expression ne saurait être un permis de tuer.
III – Assumer sans complexe l’identité juive et la souveraineté d’Israël.
« Nous proclamons la création d’un État juif en Terre d’Israël, qui portera le nom d’État d’Israël ».
Il faut revenir à la formulation de la Déclaration d’indépendance proclamée le 14 mai 1948 à Tel-Aviv par David Ben-Gourion, et en finir avec la formule « État juif et démocratique »incluse dans une Loi fondamentale datant de 1992 qui met sur le même plan deux choses bien différentes :
l’essence d’Israël (JUIVE)
etle type de gouvernance(DÉMOCRATIQUE) !!! Dictature ou démocratie, l’identité profonde d’un peuple en est-elle pour autant modifiée ?
Cette formule n’est pas innocente.
Pour certains,ne vise-t-elle pas, au nom de la démocratie, à se diriger vers la fin de l’État juif, désigné par euphémisme « L’ÉTAT DE TOUS SES CITOYENS » ?
Situation préoccupante, si l’on tient compte que plus de 80 % de la population arabe d’Israël (1/5e de la population israélienne) se veut d’abord « falestinienne »et hostile à l’État juif, sans, pour beaucoup, avoir le courage de l’affirmer publiquement.
Citoyenneté égale en Israël,
Accueil de milliers de travailleurs arabes,
Coexistence pacifique en Judée Samarie de 1967 à 1995,
Accords d’Oslo, déjudaïsation de Gaza, etc.
À toutes les tentatives d’Israël pour vivre en bon voisinage avec les Falestiniens,la réponse ne fut-elle pas des massacres en série ?
…et des milliers de morts (Intifadas, roquettes par milliers, détournements d’avions, kidnapping, prise d’otages, pogroms dans les villes mixtes d’Israël en 2021…) ?
Les futurs députés ne devraient-ils pas en tirer la seule conclusion qui vaille :
Rétablir sa souveraineté sur l’ensemble des territoires conquis en 1967, puisque suivant le droit de la guerre, l’État attaquant et vaincu s’expose à la perte définitive de territoires conquis par le pays attaqué.
Reprenons à notre compte leur slogan, de la mer à la rivière !
Ceci comme première mesure.
Laseconde étant de prier les populations arabes qui se disent falestiniennes et qui se refusent à coexister pacifiquement avec les Juifs, de s’installer en l’immenseJordanie, qui, rappelons-le, avait été arrachée, par la puissance mandataire anglaise en 1922, aux terres dévolues au Foyer national juif et qui aujourd’hui est habitée par 80 % de Falestiniens. Les déplacements de population sont une mesure extrême, mais comme l’ont démontré au siècle dernier, Pakistanais et Indous, Grecs et Turcs, Allemands des Sudètes et Tchèques ne valent-ils pas mieux que de continuels affrontements sanglants ?
Les futurs députés tiendront-ils compte de la sagesse historique de ces peuples qui ont fait de la séparation, la condition sine qua non de la Paix et ce d’autant que les Falestiniens pourraient ainsi reconstituer leurs fratries séparées depuis la guerre de 1948-49 ?
Ou, pourd’autres, continueront-ils à opter pour des solutions qui ont fait faillite, du type « paix contre territoires », ou « paix contre (montagnes) d’argent » ?
Et concernant Israël, il devrait être clair que
Seuls les Juifs, et leurs amis arabes, druzes, Bahaï, et bédouins qui reconnaissent la légitimité juive pourront traiter des questions de souveraineté à la Knesset dans sa forme actuelle, laquelle pourrait d’ailleurs évoluer vers une représentation bi-camérale (les minorités pouvant dans une Chambre qui leur serait dévolue débattre de leurs intérêts propres, à l’exclusion de toutes questions touchant à la souveraineté)…
Souveraineté et identité sont les deux facettes d’une même pièce :
Une nation qui sait qui elle est et qui défend sans concession son existence, par les armes,
Par la connaissance, mais aussi par la transmission à l’humanité de ce que sont les Juifs.
Ce qui devrait avoir deux conséquences.
Faireconnaîtreau monde la richesse d’un patrimoine historique qui s’étale sur plus de trois millénaires, et instituer une Agence de presse officielle, capable de répondre immédiatement, en plusieurs langues, à toutes les calomnies diffusées de par le monde par des hommes politiques et par des médias importants.
Et en Israël, instituer del’Écoleprimaire à l’Université un cours spécial d’Histoire d’Israël mettant en valeur son ancestralité, sa légitimité, sa légalité, de San Remo en 1920, au plan de partage approuvé par l’ONU le 29 novembre 1947, accepté par Israël et refusé par le monde arabe. Auquel s’ajouterait un autre cours d’histoire du terrorisme arabe contre les Juifs…
Un peuple conscient de sa propre histoire n’est-il pas le meilleur garantde l’intégrité de son pays ?
IV – La Knesset doit redevenir l’instrument et le garant de l’unité d’un peuple, faut-il le rappeler, trèsdiversifié.
Pour que de telles décisions soient prises, un consensus très large s’impose. 80 % de la population et des partis qui la représente se disent sionistes.
Auront-ils la sagesse de se réunir sur une plate-forme SIONISTE afin d’être en mesure d’adopter de nouvelles lois qui formateront pour longtemps le destin d’Israël et qui s’imposeront aussi au monde ? Ou continueront-ils à substituer à la réflexion politique, l’infantilisation de la personnalisation du débat ?
Les députés de la future Knesset devront avoir en tête les propos du ministre pakistanais de la Défense qui pourraient être tenus par presque tous les chefs politiques et militaires du monde arabo-musulman :
« Peu importe qui gouvernera à Jérusalem, qu’il s’agisse deNaftali Bennettou d’un autre dirigeant,les différences seront marginales ».
On ne saurait mieux dire que nos adversaires ne visent pas la gouvernance, mais l’existence d’Israël.
Face à ce challenge, la Knessetdoit retrouver le pouvoir qu’elle eut du temps de Ben Gourionet dont elle fut dépossédée au début des années 90, jusqu’à devenir la marionnette manipulée par une Cour Suprême non-élue qui s’arroge le pouvoir de décision en dernière instance, comme si elle était l’étalon de l’infaillibilité.
Or dans un pays où l’alternance est la meilleure garantie de la démocratie, il est toujours possible pour la Knesset de rectifier ou de changer les mauvaises lois adoptées par la précédente.
Le rôle de la Cour suprême est de fournir un avis juridique et il revient à la Knesset, en dernière instance, d’en tenir compte ou de le rejeter. Cette responsabilité lui incombe. Et si l’on veut qu’un gouvernement soit jugé sur ses actes, encore ne faut-il pas l’avoir déjà castré.
Ce serait aussi la seule manière de ne plus revivre les affrontements de 2023-24 qui ont mené Israël au bord de la guerre civile, ce dont ont cru pouvoir profiter nos ennemis directs du hamas, du hiszbollah, et de l’iran ?
Et c’est un miracle que leur coordination n’ait pu se réaliser…
À bons entendeurs, salut !
Nous voterons pour le parti qui s’approchera le plus de ce qui précède. ZP&J-PL♦
Ziva Postec,
Chef-monteuse du film « Shoah » et réalisatrice notamment des films « Préparatifs pour un départ », « Stars »
Jean-Pierre Lledo,
Réalisateur notamment des films « Algérie, histoires à ne pas dire » et « Israël, le voyage interdit »
2 Idée développée dans le dernier livre de J-PLledo : « 7 octobre, Eux ou Nous » (ed. Balland 2024)
3 Ce n’est pas une affirmation du sionisme international, on peut le lire dans le Coran:
« Et après lui, Nous dîmes aux Enfants d’Israël : ‹Habitez la terre›. Puis, lorsque viendra la promesse de la (vie) dernière, Nous vous ferons venir en foule. » (Sourate 17, Le voyage nocturne, verset 104.)
« Et au peuple qui avait été opprimé, (il s’agit des enfants d’Israël sortant d’Égypte), Nous les avons fait hériter les contrées orientales et occidentales de la terre que Nous avons bénies. ».(Sourate 7, dite Al A’raf, verset 133)….
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Une synthèse claire et simplement factuelle .Il n’y a pas d’autre voie. Toute autre attitude et simplement suicidaire. Ce n’est pas un hasard si l’un des auteurs connaît si bien l’histoire de l’Algérie et des Juifs d’Algérie.
Tout est dit.
Une synthèse claire et simplement factuelle .Il n’y a pas d’autre voie. Toute autre attitude et simplement suicidaire. Ce n’est pas un hasard si l’un des auteurs connaît si bien l’histoire de l’Algérie et des Juifs d’Algérie.
Tout est dit.
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