Lorsque les femmes étudient…

n°47 Mars 2014
n°47
Mars 2014

Par Rosine Cohen*

Au pied du Mont-Sinaï, Moïse s’adressa à l’ensemble du peuple d’Israël. Maître par excellence, il savait donner un cours magistral où chacun et chacune, selon sa sensibilité, puisaient aux sources de l’enseignement de la Torah.

Et puisque nos âmes étaient toutes présentes au Sinaï, nous pouvons, chaque jour, à nouveau, entendre cette voix, l’étudier et la transmettre à nos enfants. Le texte de la Torah précise que « Moïse devait s’adresser à la Maison de Jacob et parler aux enfants d’Israël »

La Maison de Jacob évoque les femmes tandis que les enfants d’Israël représentent les hommes.

Chacune de nous voit avec plaisir se briser « le plafond de parchemin » qui prétend interdire l’accès de la Torah et de l’Exégèse aux oreilles féminines

Si le verset indique deux niveaux de langages différents, nous savons qu’ils se complétaient en donnant sa pleine signification au message divin.

Pourquoi donc au fil des siècles, l’thoraétude au féminin s’est-elle amenuisée ? Pourquoi cette étude a-t-elle presque disparu dans certaines communautés juives ?

Pourquoi les femmes se sont-elles éloignées ou ont-elles été éloignées du monde de la Torah ?

Aurions-nous oublié le rôle fondamental des femmes dans la Bible qui nous ont transmis cette identité particulière et forte véhiculée par le Livre… ? Pourquoi nous aujourd’hui, ne saurions-nous plus lire le Livre ?

Notre génération découvre à nouveau cette volonté d’étudier les textes millénaires avec un regard actuel. Pourquoi pas un regard féminin ?

Chacune de nous voit avec plaisir se briser « le plafond de parchemin » qui prétend interdire l’accès de la Torah et de l’Exégèse aux oreilles féminines.

Dans le judaïsme, l’héritage culturel et religieux a toujours été commun aux hommes et aux femmes. Aujourd’hui, timidement, en Israël et en Diaspora, les possibilités d’apprendre s’offrent à nous. Pourquoi alors, ne pas être les bonnes élèves que D… et Moïse attendent ?

Nos enfants n’attendent-ils pas aussi de nous, au-delà de toutes les bonnes recettes qui sont le « Comment du Judaïsme », de nous entendre leur expliquer à haute voix le « Pourquoi de notre identité ».

63b-HK47-Dossier Femmes-Rosine Cohen photo*Madame Rosine COHEN a été enseignante d’Histoire Juive et de Torah à l’Ecole Maïmonide de Boulogne-Billancourt. Est intervenue en qualité de conférencière dans de nombreuses associations, telles la Coopération Féminine, la Wizo – a publié cet article également dans Mila . Aujourd’hui elle enseigne dans le cadre de la « Maison d’Étude Juive au Féminin ».

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