Le destin tumultueux d’Eddie Rosner

Eddie Rosner.jpgPar Ada Shlaen*

Le 5 mars 1953 décédait Joseph Staline, le dictateur tout puissant de l’URSS. Des millions de zek[1], emprisonnés dans des camps et des prisons soviétiques se sont alors mis à espérer une possible libération.

Dans un camp de Magadan, la ville principale de la Kolyma, vaste territoire arctique aux plus lointains confins nord-est de la Sibérie, appelé un « enfer blanc », où se trouvaient les camps les plus durs, un homme se mit à constituer son dossier où il inséra une feuille avec la description de sa vie tourmentée :

« Je m’appelle Rosner Adolf Ignatievich. Je suis né le 26 mai 1910 à Berlin. Mon père était cordonnier, ma mère était une femme au foyer. Nous étions six enfants, tous nés à Berlin. Mes parents, des Juifs polonais, étaient installés depuis longtemps en Allemagne… »

L’enfance
Dans la famille du cordonnier berlinois l’éducation des enfants primait sur tout et lorsque le talent musical du gamin de quatre ans était devenu évident, on décida de lui donner des cours particuliers de violon. A six ans, en 1916, il intégra la classe du violon du prestigieux conservatoire Stern[2] de Berlin. Quatre ans plus tard il sortit du conservatoire avec d’excellentes notes et intégra alors l’Académie royale de musique, tout aussi vénérable, car elle avait été fondée en 1869. Les parents le voyaient déjà faire une carrière de virtuose, mais il s’intéressait alors à au jazz et se mit à jouer de la trompette, ce qui changea complétement le cours de sa vie.

Nous étions alors juste après la fin de la Grande guerre et l’Europe faisait à peine connaissance avec cette musique venue des États-Unis. Les premiers soldats américains arrivèrent d’Outre-Atlantique à la fin de l’année 1917 suite à la décision du gouvernement américain d’avril 1917 de participer au conflit aux côtés de la France et de la Grande-Bretagne. Pour soutenir le moral des troupes, l’orchestre du 369e régiment d’infanterie de l’armée des États-Unis, dirigé par James Reese Europe[3], allait donner des concerts en France et en Europe. Le jazz arriva en Allemagne vaincue un peu plus tard, après la capitulation du Reich. Il devint vite très populaire, en bouleversant par sa nouveauté les codes culturels.

De la musique, oui, mais du jazz !
Le tout jeune Adolphe Rosner abandonna alors la musique classique et commença à jouer le répertoire plus léger, tout d’abord dans l’orchestre de Marek Weber et ensuite dans l’ensemble de jazz de Stefan Weintraub, connu sous le nom de «Weintraubs Syncopators». Cet orchestre enregistrait des disques, faisait du cinéma, assurait des tournées en Europe et animait les soirées du paquebot « New-York » lors des traversées transatlantiques entre Hambourg et les États-Unis. Lors de ces séjours de l’autre côté de l’Atlantique, les musiciens firent connaissance avec les jazzmen américains tels Gene Krupa, Roy Eldridge, Bunny Berigan ou Harry James. Eddie Rosner resta ensuite en contact avec eux, ils s’envoyaient surtout leurs disques.

« Adolphe » n’est pas un prénom acceptable
À l’époque Adolphe Hitler était déjà bien connu dans le pays, sa popularité croissait très rapidement. Le jeune Rosner considéra que son prénom, identique à celui du chef du parti nazi, ne convenait vraiment pas à un joueur de trompette ; il abandonna « Adolphe » et essaya des diminutifs à consonance anglo-saxonne : « Adi », « Eddy » et même « Jack », avec le temps la forme « Eddie » s’imposa.

Ainsi au début des années 30 il appartenait aux meilleurs trompettistes de jazz et pouvait espérer une belle carrière en Europe et même dans le Nouveau Monde.

Mais à l’arrivée d’Hitler au pouvoir, il constata rapidement des changements dans la vie sociale et culturelle en Allemagne. Goebbels, le nouveau ministre « de la propagande et de l’information du peuple » introduit le terme de « dégénéré[4] » dans la vie culturelle. Les nazis qualifiaient donc d’« art dégénéré » la musique des années trente, qui allait de la musique atonale au jazz.

La survie physique des artistes qui ne rentraient pas dans ces nouveaux cadres, n’était nullement garantie, d’ailleurs Eddie Rosner s’était fait une fois tabasser dans un bar de Berlin. Il décida rapidement de quitter le pays et en 1933, lors d’une tournée en Belgique, demanda l’asile qui lui fut refusé. Alors il choisit d’aller en Pologne, le pays dont ses parents étaient originaires.

Accueil chaleureux de la Pologne
Apparemment il n’eut pas à regretter ce choix, car il reçut un accueil tout à fait chaleureux. Depuis 1918, quand la Pologne retrouva son indépendance, perdue à la fin du XVIIIème siècle, elle participait au développement de la culture européenne. À Cracovie et à Varsovie dans des milieux artistiques l’engouement pour le jazz et d’autres innovations en provenance des États-Unis était bien sensible. Eddie Rosner trouva un terrain propice et rapidement il forma son propre orchestre de douze musiciens ; ils se produisaient dans des clubs de la capitale polonaise, partaient en tournée à l’étranger, enregistraient des disques. En 1934, en Italie, Rosner rencontra Louis Armstrong, et ils jouèrent ensemble dans une sorte de compétition. Le grand Satchmo[5] fut déclaré de justesse vainqueur et il avait offert sa trompette d’or à Eddie. Il lui dédicaça sa photo en mettant la phrase suivante :

« Pour le blanc Louis Armstrong de la part du noir Eddie Rosner »

et depuis on parlait d’Eddie comme d’un « Louis Armstrong blanc ».

Ruth Kaminska

En Pologne son énergie était stupéfiante : il était partout à la fois : à Cracovie, à Varsovie, à Lodz où il ouvrit son club « Chez Adi ». Les critiques étaient dithyrambiques. On ne dansait pas pendant les concerts, le public écoutait son jazz, tout émerveillé.

Peu de temps avant la guerre il se fixa à Varsovie où il fit connaissance de l’actrice Ruth Kaminska, fille de la célèbre actrice Ida Kaminska[6] et la petite-fille d’Ester-Rachel Kaminska[7], appelée « la grand-mère du théâtre juif ». Au grand mécontentement de la famille qui considérait que Ruth devait continuer la « dynastie », la jeune femme rejoignit l’orchestre en tant que chanteuse. Elle était ravissante et avait une très belle voix.

La guerre
Le début de la deuxième guerre mondiale trouva Eddie Rosner à Varsovie où les bombardements commencèrent le 1 septembre 1939 et la ville fut assiégée pendant un mois. Il eut la vie sauve grâce à un piano à queue sous lequel Eddie et Ruth se sont cachés tandis que les bombes réduisaient leur immeuble à néant. Ils rejoignirent alors les parents de Ruth dans un abri où ils restèrent jusqu’à la fin du siège.

D’après la légende familiale, Rosner demanda Ruth en mariage pendant un bombardement et sa mère, bien que réticente, accepta, en donnant à sa fille en dot le seul bien qui lui restait : sa bague. Quelques jours après, quand on sentait que la ville allait tomber d’un instant à l’autre, Ida Kamińska fut prévenue par des amis polonais que son nom se trouvait sur les listes de la Gestapo et qu’elle devait quitter Varsovie le plus rapidement possible.

Toute la famille (Eddie en faisait maintenant partie) se dirigea alors vers l’Est où les troupes soviétiques, suite à l’accord Ribbentrop-Molotov, stationnaient déjà. Ils parvinrent avec beaucoup de difficultés à rejoindre Lvov où l’accueil des nouvelles autorités fut tout à fait favorable, puisqu’on proposa à Ida Kaminska de diriger le Théâtre juif ce qu’elle accepta.

*** Lire les articles d’Ada Shlaen ***

Un train pour jouer
À Lvov, Rosner fit, tout à fait par hasard, la connaissance d’un certain Panteleïmon Ponomarenko qui était à l’époque le premier secrétaire du parti communiste de Biélorussie et qui s’était avéré être un admirateur inconditionnel du jazz. Ponomarenko prit sous son aile Eddie Rosner et lui offrit toutes les facilités pour le faire venir à Minsk. Eddie put former un nouveau grand orchestre avec de nombreux artistes polonais, en général d’origine juive, qui fuyaient les troupes nazies à l’automne 1939. Cet orchestre eut même le statut officiel de l’Orchestre de la République Socialiste de Biélorussie. Les musiciens reçurent de beaux appartements à Minsk et un train entier fut mis à leur disposition pour aller en tournée. Pendant plusieurs années ce train était devenu un foyer pour eux, car l’orchestre était très demandé partout en Union Soviétique. À chaque fois l’accueil était enthousiaste. Pour la plus grande part, ce succès immense s’expliquait par la personnalité même d’Eddie. Sa musicalité, son charme, son aisance conquéraient les spectateurs dès la première minute. Même son accent étranger et son russe hésitant semblaient être un atout pour lui.

Même Staline…
En septembre 1940 Eddie et son orchestre furent invités à Sotchi où ils jouèrent devant une salle entièrement vide. Après le concert, ils apprirent que dans une loge à l’écart se trouvait Staline en personne et qu’il apprécia beaucoup leur prestation. Alors Eddie dit à Ruth : « Nous n’aurons plus aucun souci pendant au moins les prochaines vingt-cinq années ! »

Pendant la guerre, qui débuta le 21 juin 1941, l’orchestre d’Eddy Rosner se produisait partout en Union Soviétique, allant même, dans le fameux train, jusqu’à ligne du front pour jouer devant les soldats.

Mais après la fin de la guerre, le dictateur supprima les quelques libertés, autorisées durant les années 1941-45 pour renforcer le sursaut patriotique de la population. Sitôt la guerre terminée, une politique de terreur fut déclenchée, en particulier contre l’influence occidentale ; le jazz fut stigmatisé comme l’expression d’un mode de vie étranger à la société soviétique. En 1946, dans le quotidien La Pravda, parut l’article intitulé Trivialité sur la scène dans lequel Eddie Rosner fut attaqué de front. L’auteur dans la conclusion affirmait : « Celui qui joue du jazz aujourd’hui, va demain trahir sa patrie ».

Début des difficultés…
De plus cette accusation arriva au moment où Eddie et Ruth s’apprêtaient à quitter l’URSS pour la Pologne, car dans leur esprit ils étaient toujours les citoyens de ce pays. Les autres membres de la famille Kaminski étaient déjà partis comme d’ailleurs des nombreux citoyens polonais, réfugiés en Union Soviétique pendant la guerre. Mais quand Eddie voulut obtenir les autorisations nécessaires pour le départ, les autorités soviétiques affirmèrent que le couple avait perdu leur nationalité polonaise et qu’ils ne pouvaient plus quitter le territoire de l’URSS. Rosner décida alors de se rendre avec Ruth et leur petite fille Erika, âgée alors de quatre ans à Lvov, ville distante de la frontière polonaise de quelques soixante-dix kilomètres, espérant d’organiser leur fuite. Dès son arrivée il fut arrêté, accusé de l’espionnage et au bout de plusieurs mois passés dans la prison, fut condamné à dix ans de réclusion au Goulag. Ainsi l’homme qui figurait la veille encore sur des cartes postales, qui sillonnait tout le pays dans un train spécial, accueilli partout triomphalement et que Staline en personne était venu écouter, se retrouva du jour au lendemain, pris dans l’engrenage terrible des persécutions staliniennes.

Plus tard, Ida Kaminska, dans son autobiographie, raconta son attente interminable et le coup de fil à son amie d’enfance Doba Taubine qui habitait à Moscou. Elle lui demanda de se renseigner sur le sort d’Eddie et de Ruth. Doba la rappela quelques jours plus tard. Elle utilisa un code, espérant être comprise. Le message était le suivant : « Ton gendre est malade et Ruth, tous les jours, lui porte des colis à l’hôpital». En clair cela signifiait qu’Eddie était en prison, tandis que Ruth restait encore en liberté, mais sous surveillance.

… puis le goulag
Au bout de sept mois d’emprisonnement, Rosner connut l’enfer du Goulag car il fut envoyé à Magadan pour purger une peine de dix ans dans les camps. Là-bas, on le força à organiser un orchestre de jazz avec des prisonniers dont certains étaient des musiciens professionnels, d’autres apprenaient la musique avec Eddie. Ceci faisait partie « du travail éducatif », bien en l’honneur dans l’univers du Goulag. Au moins c’était une manière de survivre, car les musiciens n’étaient pas obligés de travailler à l’abattage du bois ou à l’extraction de l’or.

Louis Armstrong

Quant à Ruth, elle fut condamnée à cinq ans de relégation administrative à Koktchetav, au Kazakhstan. La petite fille du couple, Erika, fut recueillie par Doba Taubine, ce qui lui évita le placement dans un orphelinat ; en effet tel était le sort des enfants dont les deux parents étaient prisonniers ou envoyés en relégation. Ida, profitant de ses bonnes relations avec les différents membres du gouvernement polonais, essaya d’intervenir à plusieurs reprises en faveur de sa fille et de son gendre. Mais Staline refusa leur libération. Pendant ces longues années, elle envoyait de l’argent à Doba chez qui vivait Erika et qui parvenait ensuite à aider Ruth, éloignée de plusieurs milliers de kilomètres de sa famille.

Du jour au lendemain le nom d’Eddie Rosner fut interdit, son nom effacé de toutes les publications, ses enregistrements furent détruits. Comme on disait à l’époque en URSS : « Il y avait un homme – il n’y plus d’homme ».

Eddie Rosner eut sa peine abrégée de deux ans grâce à la mort de Staline ; il fut libéré le 22 mai 1954. Ruth put aussi revenir à Moscou où grâce à l’aide d’Ilya Ehrenbourg on lui délivra une autorisation de séjour dans la capitale, la fameuse propiska[8], très difficile à obtenir même pour un simple mortel et d’autant plus pour une personne, qui était, encore peu de temps auparavant un prisonnier politique. Mais leur vie familiale n’était pas heureuse et le couple divorça peu de temps après leur libération.

Faux espoir de retour en Pologne
En 1956 un accord fut conclu entre les gouvernements soviétique et polonais qui prévoyait un rapatriement des citoyens polonais qui se trouvaient depuis 1939 en URSS. Ruth avec Erica partirent très rapidement. Par contre, Rosner ne put pas émigrer avec elles et se trouva littéralement coincé en Union Soviétique. À plusieurs reprises il renouvela ses demandes qui étaient constamment refusées. Sans être un dissident, il passa dans leur catégorie, en devenant une personne « non autorisé à émigrer ».

Forcé de rester en URSS, il redevint actif dans sa profession. Pour une fois la situation politique en URSS après la mort de Staline lui était plutôt propice. Le « dégel » politique et culturel commença et Eddie put former un nouvel orchestre qui donnait de nombreux concerts, apparaissait à la télévision et participa même au fameux (pour des Russes !) film culte « La nuit du carnaval » qui fut réalisé par le metteur en scène Eldar Riazanov en 1956 en plein période du dégel khroutchevien.

Mais en mai 1969 il y eut un nouveau tour de vis idéologique qui s’explique aussi bien par la situation extérieure qu’intérieure. En Tchécoslovaquie entre janvier et août 1968 le pouvoir tente de réformer le pays avec les slogans du « socialisme au visage humain», en août les Soviétiques décident de mater ce mouvement, en envoyant leurs chars à Prague. De plus en Union Soviétique de nombreux Juifs veulent quitter le pays et émigrer en Israël. Encore une fois le pouvoir répond par la répression en arrêtant des activistes, en les emprisonnant. L’arrêté 319 du Conseil des Ministres prône alors la lutte contre l’influence occidentale dans la culture et sous-entend des nouvelles persécutions à l’encontre de Juifs.

Ouverture inespérée
Dans ces conditions Eddie Rosner devait se sentir visé aussi bien comme jazzman que comme Juif. Il décida alors de jeter l’éponge et de prendre sa retraite. Parallèlement il déposa encore une fois une demande de visa, en espérant de voir ses proches qui habitaient en Occident. Enfin en 1973, quand il n’espérait plus, il reçut une autorisation pour se rendre à Berlin-Ouest où il décida de s’installer. Mais il était déjà bien malade et le 8 août 1976 meurt dans sa ville natale. Il est enterré au cimetière juif de Berlin, la sobre pierre tombale porte le nom Adolf Eddie Rosner ainsi que les dates de sa naissance et de sa mort. AS♦

* Ada Shlaen est professeur agrégée de russe, et a enseigné aux lycées La Bruyère et Sainte-Geneviève de Versailles.

[1] Zek est l’abréviation du mot russe « заключённый » signifiant « détenu ». Depuis la publication de l’Archipel du Goulag d’Alexandre Soljenitsyne ce terme est devenu mondialement connu pour désigner les prisonniers des camps soviétiques.
[2] Le conservatoire Stern (Stern’sches Konservatorium) fut fondé en 1850 par Julius Stern. Il fait aujourd’hui partie de l’Université des Arts de Berlin.
[3] James Reese Europe (1880-1919) était un musicien et compositeur, spécialiste du ragtime et de musique populaire américaine. Militaire, il participa à la Première Guerre mondiale dans le 369e régiment d’infanterie, son orchestre les Harlem Hellfighters permit la popularisation du ragtime et du jazz en Europe.
[4] En allemand : « Entartete musik »
[5] « Satchmo » ce surnom vient de l’expression satchel-mouth, littéralement bouche-sacoche.
[6] Ida Kaminska, née le 4 septembre 1899 à Odessa et morte le 21 mai 1980 à New York. Avant la guerre elle dirigea le Théâtre Yiddish d’Art et après la guerre fut pendant plusieurs années la directrice du Théâtre Juif de Varsovie. Elle eut une longue et remarquable carrière avec ses 124 rôles et 65 mises en scène. De plus elle traduisit en yiddish 58 pièces du répertoire mondial. Elle connut une consécration internationale grâce à son rôle dans le film Le miroir aux alouettes, distingué en 1965 à Cannes par une mention spéciale du jury. En 1967 elle a été nominée pour Oscar (le prix fut décerné à Élisabeth Taylor pour son rôle dans « Qui a peur de Virginia Woolf »), mais le Miroir aux alouettes eut le prix de la meilleure œuvre en langue étrangère. En 1968 pour protester contre la politique antisémite du gouvernement polonais, elle démissionna de son poste et quitta la Pologne.
[7] Ester-Rachel Kaminska, née le 10 mars 1870, morte le 27 décembre 1925. Cette autodidacte devint au cours des années une actrice très connue et respectée. Elle commença par des tournées dans les petites villes de province de l’Empire russe où le public juif était nombreux, ensuite fonda une troupe permanente à Varsovie où elle jouait aussi bien des classiques de la littérature yiddish (Isaac Leib Peretz, Sholem Aleykhem, Jacob Gordin, Dovid Pinski…) que les auteurs du répertoire mondial comme Maxime Gorki, Ibsen, Molière…
Ada Shlaen[8] Propiska Il s’agit d’un permis obligatoire de résidence en vigueur en URSS et même dans l’Empire russe pour certaines catégories de citoyens, surtout des Juifs. En principe cette formalité fut abrogée en 1993, mais en réalité, elle subsiste, surtout à Moscou.

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