Kiev, printemps 2018 : Notes de voyage

Kiev Monastère St Michel.jpgPar Ada Shlaen*

Il y a quelques années, au printemps 2013 j’ai pu visiter Kiev, une ville agréable, avec ses immeubles bariolés du XIXe et les gratte-ciel staliniens qui ne sont pas dépourvus du charme. La capitale ukrainienne est bien étendue, elle compte près de trois millions d’habitants. Heureusement, ses nombreux parcs permettent de respirer, le Dniepr apporte un peu de fraîcheur et les passants ont l’air affable. En écoutant les gens parler, il devenait clair que malgré les insinuations de la propagande du Kremlin, le russe reste la première langue de communication, même si sa prononciation est un peu différente de celle des habitants de Moscou ou de St Pétersbourg. De plus les habitants de Kiev peuvent être considérés comme des bilingues, ils passent d’une langue à l’autre avec beaucoup de facilité.

Traque de l’antisémitisme
Connaissant le passé antisémite de la région, j’en ai « traqué » les signes visibles. Je me souviens qu’une fois, lors d’une promenade dans le parc Taras Chevtchenko, au centre même de la capitale, j’ai été témoin d’un rassemblement des nationalistes sous des slogans antisémites. J’ai eu un échange assez virulent avec l’un d’eux, honnêtement je ne pense pas qu’il ait changé d’opinion.

Sholem Aleykhem, Babi Yar, mémoires morcelées…
Mais en même temps, j’étais ravie de voir le beau monument, joliment fleuri, de Sholem Aleykhem, le grand écrivain yiddish, de visiter son musée, de trouver une plaque commémorative sur l’immeuble où Golda Meir[1] a vécu ses premières années. Babi Yar, lieu du plus grand massacre des Juifs sur le territoire de l’URSS, n’avait plus l’air d’une carrière abandonnée comme dans le fameux poème d’Evgueni Evtouchenko, mais on y pouvait voir plusieurs monuments, plus ou moins imposants : dès la sortie du métro celui dédié au souvenir des enfants assassinés, un autre, assez grand, inauguré en 1991 pour commémorer les victimes de la Shoah. Sur ce périmètre il y a une vingtaine de stèles, de statues, voire de croix à la mémoire des partisans, des Tsiganes, des prêtres ou même des déportés du travail obligatoire. Du temps de l’Union Soviétique, toutes ces victimes ont été oubliées, aujourd’hui nous voyons un chaos des mémoires morcelées.

2014 : la « drôle de guerre »
Aujourd’hui ce printemps me semble très loin, il est devenu presqu’irréel, car quelques mois plus tard, l’Ukraine a basculé dans « une drôle de guerre ».

Au printemps 2014, L’Est du pays, c’est-à-dire les régions de Donetsk et de Lougansk, avec leur population en majorité russophone, ont fait sécession et malgré des accords de paix et des trêves successives, nous assistons depuis à un conflit gelé, une impasse sans perspective de règlement, même à long terme.

Pendant ce temps le nombre de morts ne cesse d’augmenter et on déplore déjà plus de 10000 victimes, aussi bien parmi les militaires ukrainiens que dans la population civile. Un tel bilan aurait paru inimaginable au début des événements, lorsque le Maïdan[2] était investi par les adversaires du président prorusse Viktor Ianoukovitch, destitué le 22 février 2014. Depuis, en mai 2014, l’Ukraine a élu un nouveau président, Petro Porochenko, qui a promis une rapide reconquête de l’Est du pays, « en deux, maximum trois mois » et qui n’est toujours pas réalisée.

Ukraine Maidan
Le Maidan pendant les manifestations de 2014

Cette rupture entre l’Ukraine orientale et les autres parties du pays résulte, d’une part, de la politique maladroite du gouvernement, mais, d’autre part, elle a été en grande partie provoquée par l’ingérence de son puissant voisin. La Russie, qui le dément pourtant, a favorisé l’arrivée des « volontaires » et surtout a fait parvenir aux rebelles dans l’Est de l’Ukraine des armes en grande quantité. Cette militarisation a été à l’origine de l’accident de l’avion MH17 de la compagnie Malaysia Airlines, abattu au-dessus des régions en sécession le 17 juillet 2014, et dont les 298 passagers, en majorité des Néerlandais, ont péri.
Dans la foulée, contrairement aux accords internationaux, Moscou profita de la situation pour annexer la péninsule de Crimée, habitée en majorité par une population russophone et rattachée à l’Ukraine seulement en 1954 par un décret signé par Nikita Khrouchtchev. À l’époque « ce don » ne changeait pas grand-chose, car l’Ukraine faisait partie intégrante de l’URSS. Les conséquences de cette action se firent sentir après 1991, après la dislocation de l’Union Soviétique, quand la Crimée se retrouva au sein d’un pays avec lequel elle a peu de liens historiques et culturels. Mais on peut craindre qu’aussi longtemps que le gouvernement actuel reste en place en Russie, il sera difficile de régler le différend entre les deux peuples slaves qui semblaient pourtant si proches.
Ce conflit, le seul en cours sur le continent européen, provoqua non seulement une grave crise entre la Russie et l’Ukraine, mais aussi une nouvelle guerre froide entre la Russie et les Occidentaux, qui décrétèrent une série de sanctions contre Moscou en 2014, et ne cessent de les renforcer depuis.

État des lieux
Quand je suis arrivée dans la ville et dans le pays, où depuis plus de quatre ans une guerre civile qui ne dit pas son nom fait rage, je voulais voir les changements intervenus. Le pays s’était-il vraiment occidentalisé ? Les réformes économiques sont-elles efficaces ? L’antisémitisme est-il toujours virulent ?

De l’aéroport Borispol au centre de Kiev il faut compter trente-cinq kilomètres ; pendant tout le trajet, j’avais l’impression de rouler le long d’un chantier immense où de grands immeubles, voire des tours, étaient érigés. Notre chauffeur, un homme jeune et serviable, a expliqué que malgré la guerre, on assistait à Kiev à un boum immobilier. On construisait beaucoup pour loger les réfugiés de l’Est dans les immeubles qu’on pourrait comparer à des HLM[3]. Mais parmi les gens qui ont fui les combats, il y avait aussi des personnes riches, voire des oligarques qui ont fait fortune au moment des privatisations des années 1990. Ceux-ci allaient plutôt acheter des duplex et des triplex dans ces tours, conçues par des architectes réputés.

Il nous a aussi parlé de ses amis, tombés, ou gravement blessés, ses mots étaient sobres et graves. On sentait sa colère rentrée.

Changements
Au premier abord, le centre de Kiev n’a pas beaucoup changé. Il y avait des maisons rénovées, mais fidèles à leur style antérieur. Pourtant un regard plus attentif repère des éléments nouveaux. Je m’arrêterai sur deux changements dans le paysage urbain : tout d’abord dans le centre de la capitale est apparu un monument à la mémoire de 106 victimes des fusillades qui eurent lieu entre le 18 et le 21 février 2014, quand les protestations contre le président Viktor Ianoukovitch avaient atteint leur paroxysme. On les a appelés la « centurie céleste ». À côté du monument, le long de la rue Institoutskaïa, on a installé des mémoriaux de fortune, gardés et fleuris par des volontaires. Des pavés utilisés pendant la contestation, notamment pour fabriquer les barricades du Maïdan, servent de socles pour exposer casques et boucliers, protections traditionnelles des manifestants. Ce cimetière improvisé est assez oppressant.

Sur la rue principale Krechtchatyk, à côté de la mairie il y avait une exposition consacrée à l’histoire récente de l’Ukraine, depuis la révolution d’octobre 1917 jusqu’à nos jours. Sur des grands panneaux on pouvait voir une présentation concise, mais exacte, des événements de la 2e guerre. Un grand panneau parlait de la Shoah. Une autre partie évoquait les camps de concentration, j’ai reconnu la photo d’Alexandre Petchorski[4], organisateur de la révolte de Sobibor. Par contre, je suis restée dubitative en regardant les affiches consacrées aux mouvements nationalistes, car les éloges envers Symon Petloura[5], Stepan Bandera[6], Roman Chouchkhevytch[7] et son fils Youri[8] ainsi que l’Armée Insurrectionnelle Ukrainienne provoquaient en moi un sentiment de révolte.

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27-4-2014 : 71e anniversaire de la création de la division SS par Stepan Bodera

A héros, héros et demi
Cette exposition en plein air illustre bien les contradictions du pays. L’Ukraine a besoin de héros, mais elle refuse de glorifier les personnalités de l’époque soviétique. Alors on se rabat sur des noms plus anciens, surtout ceux d’adversaires du régime communiste. De cette manière, sur le piédestal se trouvent des personnalités très équivoques, patriotes peut-être, mais surtout des collaborateurs directs du régime nazi comme Stepan Bandera et Roman Chouchkhevytch, sans parler de Symon Petlioura dont le nom est lié aux pogroms des années 1918-1920. J’ai utilisé le mot « piédestal » au sens propre, car dans plusieurs villes où les monuments sont érigés, (comme celui de Petlioura à Vinnitsa, au centre d’un vieux quartier juif, traditionnellement nommé la Petite Jérusalem !), on attribue d’une manière tout à fait officielle leurs noms aux rues, des festivals sont organisés avec chants patriotiques et discours enflammés. Il ne faut pas s’étonner alors de la recrudescence d’actes antisémites et de marches de jeunes qui font le salut nazi !

Loi mémorielle
J’ai remarqué d’ailleurs que ces événements sont minimisés par l’opinion publique. Plusieurs personnes me parlaient d’un épiphénomène, de faits passagers qui devraient disparaître au fur et à la mesure du rapprochement avec l’Europe auquel l’Ukraine aspire. Néanmoins, le 9 avril 2015, le Parlement ukrainien (la Rada) a voté la loi №2538-1 intitulée : « Du statut juridique et de la sauvegarde de la mémoire des combattants pour l’indépendance de l’Ukraine au XXème siècle ». Suivant cette loi, les membres de l’« Organisation des nationalistes ukrainiens » et de l’ « Armée Insurrectionnelle Ukrainienne » ont droit au statut d’anciens combattants, avec tous les privilèges qui en découlent. D’autre part la négation de leur rôle dans le combat pour l’indépendance nationale devient un délit pour lequel on peut être poursuivi. Bref il s’agit d’une loi analogue à celle qui a été votée récemment en Pologne et qui a provoqué le tollé général. Ainsi les parlementaires ukrainiens sont capables de commémorer Yom haShoah par une minute de silence, mais en même temps ils votent une loi qui glorifie les assassins de Juifs. J’ai bien peur que les modèles présentés à la jeunesse, aillent plutôt provoquer une plus grande tension sociale et l’accroissement de tendances extrémistes.

Alyah des juifs
Ces menaces sont réelles, même si elles émanent seulement d’une minorité de la population. Pourtant, elles réveillent un sentiment d’insécurité parmi de nombreux Juifs ukrainiens, d’autant plus que durant l’année 2017 le nombre d’actes antisémites a doublé pour dépasser 130 incidents. D’après les estimations, l’Ukraine compte actuellement 200000 Juifs, et depuis 2014 plusieurs milliers (entre 5000 et 7500 par an) effectuent leur « alya. Ces dernières années, l’Ukraine est devenue, avec la France, le premier pays source pour le « retour » en Israël.

Brodsky_Synagogue Kiev
Synagogue Brodsky

Malgré tout, il faut reconnaître que l’Ukraine de 2018 n’est pas l’Union Soviétique d’avant 1991, quand les Juifs étaient mis au ban de la société. À Kiev il y a trois synagogues, toutes bâties à la fin du XIXe et joliment reconstruites dans les années 2000. Elles sont fréquentées, surtout les jours de fêtes. À côté de la synagogue Brodsky, la plus grande, il y a un restaurant kasher. On trouve aussi plusieurs centres communautaires, très actifs. À Kiev il y a un lycée avec internat, assez côté, où l’étude du yiddish et de l’hébreu est prévue dans le cursus. Depuis une vingtaine d’années, il existe un institut d’études juives, dédié à l’histoire de la communauté et un institut d’études stratégiques qui porte le nom de Golda Meir. De plus dans les rues, on entend souvent l’hébreu, les hommes d’affaires israéliens sont nombreux, les relations commerciales et diplomatiques entre les deux pays sont actives. Même mon voisin dans l’immeuble se révéla être un Israélien !

Dana la vie culturelle la thématique juive est présente. J’ai vu des pièces où le sujet des relations difficiles entre juifs et Ukrainiens étaient évoqués. J’ai pu aussi assister au spectacle Le violon sur le toit, dans une mise en scène très inventive, la salle était pleine, l’accueil du public enthousiaste.

La mise en scène des services de sécurité
Mais l’événement le plus important de mon séjour a eu lieu le 29 mai, quand les services de sécurité ukrainiens (SBU) ont organisé une mise en scène de l’ «élimination » du journaliste russe Arkadi Babchenko, refugié depuis plusieurs mois en Ukraine, pour le protéger d’un assassinat, projeté par des services spéciaux russe (FSB). Babtchenko était soldat pendant les deux guerres de Tchétchénie. Depuis, il est devenu un correspondant de guerre réputé. Au fil des ans, il s’était fait remarquer comme un opposant virulent à Vladimir Poutine. Dans ses articles, il critique les conflits instrumentalisés par le pouvoir russe en Ukraine et en Syrie, ainsi que l’absence de libertés publiques en Russie. Victime de nombreuses menaces, il a quitté la Russie en février 2017, avec sa nombreuse famille[9]. Après de courts séjours à Prague et en Israël, il s’est installé à Kiev où il travaille pour la chaîne de télévision ATR.

Donc sa mort a été annoncée le 29 mai et pendant 24 heures, ses confrères attristés et révoltés ont commenté la tragique nouvelle. Or le lendemain, à la surprise générale, le journaliste est apparu devant les caméras aux côtés du chef des services de sécurité ukrainiens Vassil Grytsak et du procureur général Iouri Loutsenko. Ces officiels ont assuré qu’ils se sont trouvés dans l’obligation de tromper la presse et le public pour déjouer un assassinat préparé par les services russes. Depuis, l’organisateur présumé, un certain Boris Guerman, lié aux services russes, a été arrêté ainsi que le tueur, un ressortissant ukrainien, ancien militaire, qui aurait reçu la somme de 40000 dollars. L’enquête risque d’être longue, il n’est pas sûr qu’elle aboutisse. Malheureusement en Ukraine, comme d’ailleurs en Russie, la profession de journaliste est très dangereuse et le nombre de morts élevé. Il y a deux ans un journaliste très connu Pavel Cheremet est décédé dans l’explosion de sa voiture au centre même de Kiev. Sa mort n’est toujours pas élucidée. On peut critiquer cette manipulation autour d’Arkadi Babtchenko, mais heureusement il est resté en vie !

Malgré ces faits inquiétants, Kiev ne me paraît pas une ville dangereuse au quotidien. Mais la société ukrainienne pourrait basculer dans une violence plus grande, surtout si cette guerre larvée ne s’arrête pas.

Une bonne partie des Ukrainiens vit très difficilement, survit plutôt ; l’économie du pays reste fragile et dépend trop des aides internationales. Les élections présidentielles devraient se tenir l’année prochaine et les luttes politiques vont sûrement exacerber les tensions. Les changements politiques sont nécessaires, mais difficiles à mener dans un pays en guerre. Mais l’Ukraine n’a pas le choix, elle doit avancer, accélérer ses réformes dans tous les domaines pour accéder enfin à la vraie indépendance. AS♦

[1] Golda Meir est née à Kiev en 1898, sa famille a quitté l’Ukraine en 1906.
[2] Maïdan, il s’agit de la place centrale de Kiev, le nom complet du lieu est la Place de l’Indépendance.
[3] D’après les statistiques des services sociaux plus de 2 millions d’habitants ont quitté l’Est de l’Ukraine, la majorité de ces personnes ont choisi Kiev et sa région.
[4] https://mabatim.info/2016/02/10/soixante-douze-ans-apres-opa-de-poutine-sur-sobibor-2/
[5] Symon Petlioura (1879-1926) était un homme politique, une personnalité très importante du mouvement national. Il lutta contre les bolcheviques et les armées blanches pendant la révolution d’octobre et la guerre civile (1918-1921). Cette période correspond à une vague de pogromes qui a déferlé en Ukraine et dont les soldats de Petlioura étaient des principaux auteurs. Après la défaite des nationalistes ukrainiens, il partit en France et dirigea le gouvernement ukrainien en exil. Il a été assassiné à Paris le 26 mai 1926 par Samuel Schwartzbart qui voulait venger les victimes des pogromes.
[6] Stepan Bandera (1909-1959) Dirigeant des mouvements extrémistes ukrainiens, il a collaboré avec l’Allemagne nazie en créant la légion ukrainienne sous commandement de la Wehrmacht. Cette légion (Nachtigal) a organisé en juillet 1941 le pogrom de Lvov.
[7] Roman Choukhevitch (1907-1950) est une figure majeure du nationalisme ukrainien. En 1941 il faisait partie du bataillon Nachtigall et ensuite dirigea la légion ukrainienne de la Wehrmacht. D’après plusieurs sources, il participa aux pogroms à Lvov en juillet 1941.
[8] Youri Choukhevitch (né en 1933) fils de Roman Chouchkevitch a passé une bonne partie de sa vie dans les prisons soviétiques, car on voyait en lui le fils de Roman, un ennemi du pouvoir soviétique. En 1989 il a pu revenir en Ukraine et depuis s’est consacré à la renaissance des mouvements nationalistes. En 2006 il reçut le titre de « Héros de l’Ukraine » et en octobre 2014 est devenu député du Parlement.
[9] Arkadi Babtchenko a une petite fille de son mariage et six enfants adoptés.

Ada Shlaen

Ada Shlaen est professeur agrégée de russe, et a enseigné aux lycées La Bruyère et Sainte-Geneviève de Versailles.

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3 commentaires

  1. Très intéressant carnet de voyage. Je ferais quelques ajouts, ainsi, Bogdan Khmielnitzki, l’horrIble massacreur avec ses Cosaques de centaines de milliers de Juifs au 17ème Siècle est toujours un héros national, un hôtel de luxe à Kiev porte son nom…
    L’antisémitisme des ukrainiens est génétique, ils ont massacré plus de juifs pendant la Shoah et plus sauvagement que les Einsatzgruppen SS…
    À propos du cadeau de la Crimée fait à l’Ukraine par Nikita Khrouchtchev, il paraît que c’était pour se racheter de ses crimes contre les Ukrainiens dont il avait été l’executant des basses œuvres ordonnées par Staline.

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  2. Merci pour cet article nuancé.
    Une remarque : sans vouloir exonérer Poutine de sa responsabilité, il faut quand même reconnaître l’incroyable provocation de l’union européenne qui avait proposé à l’Ukraine d’implanter sur son sol des missiles dirigés vers la Russie. Provocation que bien entendu Poutine ne pouvait accepter.

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