À Gaza, l’important c’est de participer, pas de distinguer entre ‘tuer’ et ‘sauver’

gazaPar Liliane Messika

La marche du retour tourne au ralenti
Tous les vendredis, on fait la teuf à Gaza, près de la barrière de sécurité érigée par Israël entre son propre territoire et celui qu’il a quitté en 2005, après 38 ans d’occupation.

Tout le monde se souvient que la Bande de Gaza appartenait à la République Arabe d’Égypte quand elle est tombée aux mains de Tsahal pendant la guerre des Six-jours et que les Israéliens n’ont pas réussi à convaincre leurs interlocuteurs de la reprendre pendant les négociations qui ont abouti au Traité de paix ? Ouf, alors pas besoin de le répéter.

Tous les vendredis, donc, le Hamas convoque les journalistes à sa botte (les autres sont en prison) dans l’espoir qu’ils obtiendront de quoi inonder les ondes avec des images de gentils Palestiniens tués par les méchants Juifs.

Jusqu’à présent, le bilan est globalement négatif : l’immense majorité des tués côté palestinien ne peut pas être qualifiée de « victimes », sauf par les palestinolâtres dont l’amour des uns cache à peine une haine des autres.

Pourquoi cette réticence à perpétuer une habitude qui est habituellement la mieux partagée par la planète Médias ? Parce que le Hamas lui-même a reconnu que ces tués appartenaient à ses troupes. Il leur a fait des funérailles nationales et a inscrit leurs familles sur la liste des ayants-droits des martyrs.

Tous les moyens étaient bons, mais aucun n’était efficace
Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir mis en avant des boucliers humains de plus en plus jeunes, parfois même encore dans les bras de leurs mères. Mais, Damned ! ces salauds d’Israéliens font l’impossible pour ne pas donner satisfaction à la direction gazaouie.

Quand des médias français mentionnent que le Hamas est reconnu comme organisation terroriste, ils le font avec réticence, en prenant des pincettes et en mettant les guillemets autour du mot terroriste, mais pas de la précision par Israël. Pourtant ils devraient, car cette reconnaissance qu’ils ne veulent reconnaitre qu’à Israël pour la déconsidérer, est, en réalité, actée par la plupart des pays non musulmans et par l’Union européenne.

Lundi 20 août 2018, un Palestinien a ouvert le feu en direction d’une patrouille de soldats israéliens dans le nord de la bande de Gaza. Il ne faisait qu’obéir aux ordres du Hamas : détruire assez de la barrière de sécurité pour pénétrer en Israël afin de kidnapper des civils et/ou perpétrer des attentats.

Cela s’est passé « en plein effort diplomatique pour une trêve de longue durée », a indiqué l’armée israélienne. Elle a répliqué et touché le tireur qui, lui, n’avait pas fait de victime. Encore une injustice suite à un usage disproportionné de la force. Ça va faire pleurer Benoît Hamon.

Il y a de l’eau dans le COGAT entre Israël et MSF
Cela ne va pas s’arranger avec la dernière info parue sur la « victime » filmée en train de tenter de franchir la barrière de sécurité et de tirer sur l’armée israélienne : Hani al-Majdalawi était un « humanitaire » ! Attention, on n’a pas dit « humaniste ». Mais humanitaire, on persiste et signe : il était infirmier pour MSF, les French Doctors grâce à qui la France a inventé le concept d’ingérence humanitaire. Comme beaucoup d’idées généreuses, celle-ci a dérapé dans le soutien inconditionnel à la bien-pensance, au mépris absolu des faits.

Comment le sait-on ? Facebook, bien sûr, sur la page du COGAT, le coordinateur des activités gouvernementales dans les Territoires, le général druze israélien Kamil Abu Rukun.

On n’a appris la mort d’al-Majdalawi que le 23, soit trois jours après qu’il a tiré sur les soldats et que ceux-ci ont riposté, par un communiqué de Médecins sans Frontière, déclarant que « l’un de ses employés avait été tué à Gaza lundi » et que l’association « cherche à vérifier et comprendre les circonstances de ces faits très graves ».

Ce qui va sans dire laisse parfois sans comprendre
Ces faits très graves sont-ils la mort de l’agresseur ou le fait qu’un militaire d’un des camps ait été considéré jusque-là comme un humanitaire neutre ?

Le COGAT, druze et israélien, ou bien musulman bien que représentant de l’État juif ou encore esclave d’un régime qui pratique l’apartheid, bref Kamil Abu Rukun, a fait part de… son désarroi ? De sa déception ? De sa naïveté ?

« On se demande comment des gens formés pour sauver des vies, dépensent leur salaire en arme destinée à tuer (…), ceux qui ont choisi de sauver des vies feraient mieux de participer à l’aide humanitaire à Gaza au lieu de se livrer au terrorisme » a-t-il écrit.

Il est bête ou il fait semblant ? Les palestinolâtres sont avant tout des « antisionistes » qui se fichent comme d’une guigne des Palestiniens. Ils ne sont pas là pour sauver des vies. Ce qui les intéresse, c’est un blanc-seing pour haïr les Juifs en ne risquant pas l’opprobre lié à « l’antisémitisme de droite que plus jamais ça » alors que « l’antisionisme de gauche, c’est admirable » et ça vous permet de pécho des meufs sur les réseaux sociaux.

D’ailleurs, à choisir entre sauver un Palestinien ou tuer un Juif, il y a gros à parier que le cœur de certains humanitaires pencherait sérieusement côté pogrom. Non, pas le cœur, soyons réaliste : c’est la libido qui est concernée. Et mmmh ! Tuer du Juif, c’est d’un érotisme…

Quel rapport avec l’autre info passée sous silence ?
La fermeture de l’Institut français de Naplouse le 31 juillet a fait couler peu d’encre et l’on s’étonne que cette occasion de jouer du violon fortissimo con dolore n’ait pas été exploitée par les thuriféraires des terroristes.

Kamil Abu Ruku Cogat
Le Général Kamil Abu Ruku

Le ministère des Affaires étrangères n’a pas donné de raison officielle, raison de plus pour penser qu’il n’est pas très à l’aise dans ses babouches. Est-ce en réponse à une demande d’Israël suite aux activités d’un « volontaire français » employé comme chauffeur au consulat général de France à Jérusalem, qui avait transporté des armes de Gaza en Cisjordanie pour le compte du Hamas ?

À l’époque (mars 2018) la voix du Quai d’Orsay, RFI, avait titré « Au consulat de France à Jérusalem, une affaire crapuleuse aux contours flous », utilisant 3 fois « crapuleux » et deux fois « naïveté » dans le corps du texte, histoire de bien évacuer l’horrible soupçon que les Français pourraient faire preuve d’un tropisme propalestinien. Pourquoi irait-on imaginer une chose pareille ? Parce que celui de Naplouse n’est qu’un des quatre centres culturels français implantés en « Israël-et-les-territoires-palestiniens », avec Gaza, Ramallah et Jérusalem ? Vous imaginez que 3 sur 4 côté palestinien, qui enseignent la langue à environ 300 élèves chacun, alors qu’il y a un million de francophones côté israélien, cela ne respire pas l’impartialité ?

Choisir c’est bien, assumer son choix c’est mieux
Après tout, pourquoi la France ne choisirait-elle pas un camp plutôt que l’autre ? Lorsque, en 1973, suite à la guerre de Kippour, la Ligue Arabe a exigé des pays européens qu’ils listent les entreprises employant des Juifs en échange de prix raisonnables sur le pétrole, la France présidée par Georges Pompidou et gouvernée par Pierre Messmer ne se l’est pas fait demander deux fois. OK, le boycott des citoyens en raison de leur religion ou de leur origine est absolument illégal, mais quand on n’a pas de pétrole, il faut avoir des idées créatives. Et l’objectif était de favoriser les Français, enfin ceux qui n’avaient pas eu la malchance de naître Juifs. On avait peur que les priver de leur voiture les rende agressifs. Anne Hidalgo était trop petite pour intervenir…

Dans le cas présent, on se perd cependant en conjectures sur la raison qui a fait choisir les réfugiés dépendant de la charité internationale plutôt que la Start-up nation.

Logo Liliane MessikaPeut-être n’était-ce pas un choix pour, mais une aversion contre ? LM♦

25 août 2018

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2 commentaires

  1. A propos d' » humanitaires  » tués par les méchants sionistes, n’oublions pas l’ange de Gaza, l’infirmière Razan :
    http://www.danilette.com/2018/06/infirmiere-palestinienne-tuee-a-gaza-divergences-dans-les-recits-et-photos-helene-keller-lind.html
    La liste des articles référencés sur Google est édifiante : 98 % sont à charge contre l’état hébreu, alors qu’il s’agit d’un autre trophée remporté par Pallywood.
    Ainsi va le monde de la médiacrassie française.

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  2. Aversion contre, bien évidemment.
    Il faut y ajouter le choix de se croire bon en épousant la cause des malheureux. La commisération pour les damnés de la terre (nouvelle mouture) est la caractéristique d’un grand cœur et d’une claire conscience.
    Merci pour vos textes régalants.

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