Les 36 Justes et la lune : « 1-Le rendez-vous des Terriens avec eux-mêmes… »

terre lune.jpgUne tradition talmudique raconte que chaque génération abrite en son sein 36 Justes dont l’intercession assure la survie de l’humanité en dépit des transgressions de la Loi divine par celle-ci. Ces Justes ne se connaissent pas entre eux et aucun ne sait qu’il est l’un des 36, ce qui supprime le risque d’une impasse narcissique. Oui mais quel rapport cela a-t-il avec la lune ?

On n’a jamais autant rappelé qu’en ce mois de juillet 2019 l’anniversaire des premiers pas de l’homme sur la lune le 21 juillet 1969. Il est vrai que c’est le cinquantième anniversaire et que les rituels commémoratifs affectionnent les chiffres ronds. On évoque en général dans la foulée que la lune est la première étape vers Mars et qu’il est sans doute inéluctable que l’humanité, à terme, colonise d’autres planètes que la terre ; peut-être Mars ? Peut-être une autre ? Le sujet est sérieusement à l’étude.

Mais il est sans doute une autre raison, plus secrète, de notre fascination pour les explorations inter- planétaires : c’est l’espoir de nous rencontrer nous-mêmes, dans ce qui constitue notre identité de Terriens, en plus du fait que nous soyons Africains, Européens Asiatiques, Américains ou Océaniens. Seule la rencontre avec l’Autre, en effet, réussit ce prodige de nous mettre en présence de notre véritable « nous » parce que nous sommes non seulement une espèce sociable, mais aussi une espèce qui accède au sens par la voie symbolique, c’est-à-dire indirecte. Or à l’heure de la possibilité d’une catastrophe nucléaire, climatique ou les deux, à l’heure d’une mondialisation dérégulée dans laquelle l’homme redevient un loup pour l’homme, seule une sorte d’évidence identitaire terrienne de type tribal à l’échelle du monde pourrait nous préserver de l’autodestruction finale que d’aucuns, fanatisés par de vieux dogmes apocalyptiques lus de façon littéraliste imaginent, à l’instar de gourous sectaires, préfigurer l’apothéose finale de leur propre domination planétaire. De là à faire des ingénieurs de voyages interplanétaires de nouveaux gardiens de notre survie collective…faut-il franchir le pas ? Nouveau Pourim des nations ? Mais qui en serait l’Esther ? D’autant que j’apprends, le jour-même où j’écris ces lignes – miracle de la synchronicité – que les pères fondateurs de la NASA n’étaient rien moins que …des nazis exfiltrés aux États-Unis après la défaite de l’Allemagne pour y parfaire la technologie de la mission Apollo 11 ! ! !

L’article, en date du 4 août 2019 intitulé « Les pères fondateurs de la NASA sont des nazis » et signé Claudine Douillet nous donne des précisions croustillantes :

Résumons :

– A Nuremberg seuls les médiocres parmi les scientifiques nazis furent condamnés ;

– Dès 1946, les Américains lancent l’opération Paperclip qui leur permet de s’adjoindre les bons et loyaux services de 1600 ingénieurs, techniciens et scientifiques nazis pour initier leurs recherches sur les fusées ;

Von Braun.jpg– Quelques noms parmi les plus emblématiques de ces criminels de guerre : Werner von Braun, d’abord : il entre au parti nazi en 1937 et adhère aussi aux SS. C’est un fidèle compagnon de route de Hitler auquel il donne la fusée V-2 qui fut lancée à hauteur de 3000 pièces sur Londres, Liège, Anvers, causant la mort de milliers de civils. On le voit sur de nombreuses photos en compagnie de Himmler et d’autres éminences nazies. Il recevra le grade de Sturmbahnführer. Mais on estime à 60 000 le nombre de Juifs, Roms ou opposants politiques enfermés dans le camp de Mittelbau-Dora, dépendance du camp de Buchenwald qui travaillèrent comme esclaves jusqu’à l’épuisement et, pour 20 000 à la mort, pour fabriquer ces fusées V-2. Des témoignages rapportent que von Braun mettait la main à l’ouvrage pour torturer les récalcitrants. «Dans son étude Werner Von Braun, the SS, and Concentration Camp Labor : Questions of Moral, Political, and Criminal Responsibility, Michael J. Neufeld, du Musée national de l’aéronautique et de l’espace de Washington, écrit que von Braun a été observé dans au moins cinq camps de concentration dont la main-d’œuvre servile travaillait pour son centre de recherche de Peenemünde» rapporte Claudine Douillet.

– Comme on ne change pas une équipe qui gagne, von Braun se vit adjoindre aux States les bons et loyaux services d’Arthur Rudolf, son principal adjoint déjà en Allemagne. Celui-ci fut récompensé par les Américains via la plus haute décoration de l’armée pour son travail sur le missile Pershing. La NASA lui a offert la Médaille du Service exceptionnel.

Von Braun2.jpg– D’autres nazis cités par l’article, tous associés à Von Braun l’architecte de la mission Apollo 11 : Kurt Debus, directeur des opérations de lancement de la NASA, autre membre des SS et des SA. Hubert Strughold, le « père de la médecine spatiale américaine » qui a conçu la combinaison des astronautes d’Apollo 11. Claudine Douillet nous apprend que ce sont ses expériences de privation d’oxygène sur des enfants épileptiques au beau temps du nazisme triomphant qui l’avaient rendu capable de ces prouesses. Puis l’autre poète Kurt Blome, qui avait testé le gaz neurotoxique Sarin sur des Juifs à Auschwitz : on est savant ou on ne l’est pas ! Et Hermann Becker-Freyseng, Siegfried Ruff et Konrad Schaefer : des esprits curieux et ouverts que rien n’arrête eux aussi : à Dachau ils injectaient de l’eau salée dans les veines des prisonniers pour comprendre comment ceux-ci en mouraient : ils en furent récompensés en venant livrer leurs conclusions à la NASA.

Tout cela laisse rêveur en une époque comme la nôtre qui voit se multiplier les actions coup de poing contre l’expérimentation des médicaments et des produits cosmétiques sur souris, lapins et singes…Mais qui ne voit toujours pas quel rapport il peut y avoir entre crime contre l’humanité et antisémitisme… Et d’abord qui s’en préoccupe sinon les Juifs ? Car bien sûr ils n’oublient pas de faire suer la terre entière ceux-là !

– Et finalement, n’étaient les journalistes, toujours mal intentionnés pour nous apprendre ces hauts faits de la science pure américaine dans les années 1980, rien n’en aurait filtré, étant donné que tous ces braves gens sont morts dans leur lit après avoir honnêtement gagné galons et roupies dans la NASA …Mais qui veut la fin veut, paraît-il les moyens, non ?

(Photo d’archives Werner von Braun, merci Claudine)

…est le rendez-vous des Terriens avec de drôles de Martiens : les Juifs !

Nouveau leurre des nations plutôt ! Il ne s’agit plus de nos jours de revenir à la bonne vieille amoralité de nos pères mais 1) de la reconnaître et 2) d’en dérouler les conséquences afin de montrer que l’âge de la politique = cynisme est révolu, et cela en vertu non pas de notre bon plaisir mais du principe réalité.

1) La reconnaître : dans un livre d’interviews de résistants de la première heure paru en 1999 (C’était un temps déraisonnable. Les premiers résistants racontent, éd. Robert Laffont, p. 63), l’auteur, Georges-Marc Benamou interroge l’un de ces grands Résistants, Pierre Messmer :

« Pensez-vous qu’il existe aujourd’hui, comme le répète votre compagnon Philippe Séguin, une forme de réhabilitation de Vichy ? »

Réponse de Pierre Messmer :

« Dans l’esprit de beaucoup de Français, une réaction fondamentalement vichyste subsiste. Vichy ne représente pas simplement la collaboration avec l’Allemagne, c’est une philosophie de gouvernement, conservatrice et autoritaire, prête à céder aux pressions extérieures. Cet esprit conservateur, anti-démocratique et presque oublieux de la souveraineté nationale a toujours existé dans une partie de l’opinion française. »

Diantre ! Il n’en faut pas beaucoup, aux yeux de Pierre Messmer, et il est payé pour le savoir, pour réveiller dans « une partie de l’opinion française « – ainsi nommée parce qu’elle compte son pesant de voix dans le paysage politique, une véritable culture démissionnaire et collabo et la propension de celle-ci à prendre les leviers du pouvoir pour donner celui-ci à l’ennemi de manière à n’en pas subir les foudres, dès lors que cet ennemi apparaît comme plus fort que soi – appelons-la la culture de la servitude volontaire ! Culture parce qu’elle a ses « intellectuels « et ses chantres lyriques ; ses investissements économiques notamment dans la recherche scientifique couvrant les agissements des Indigènes de la République (et pas que…) ; ses médias autorisés et ses groupes de pression visant à dissuader toute opposition ; parce qu’elle vit de déguiser sans relâche la lâcheté en courage, la violence en Droit, le mensonge en Vérité incontestée et incontestable pour réduire à néant toute possibilité de discussion et de réfutation.

Ce qui insupporte, en effet, à une telle culture de la défaite et du mensonge ce sont les fauteurs de la moindre brèche de lumière dans cette montagne d’obscurité et d’obscurantisme : ils sont les hérétiques de la Foi omniprésente dans l’Idéologie au pouvoir et dans ses œuvres.

À quoi et à qui pensez-vous en 2019 ? Qui sont nos hérétiques menacés de procès ignominieux et même de mort quand ils restent encore en vie ? Cherchez bien, vous trouverez !

Dans ce contexte de tous les dangers, Israël, qu’on s’y sente rattaché ou qu’on persiste à vouloir le contourner, est redevenu une pièce maîtresse du jeu géo-symbolico-politique. Et cela autant pour des raisons de rapports de force entre grandes puissances que pour des raisons politico-religieuses -que d’aucuns excluent car ils les jugent archaïques – mais qui constituent objectivement toujours le soubassement psychologique de certains mouvements de fond des relations internationales. Pourquoi ? Ne serait-ce que du fait que la polarisation du monde entre démocraties et dictatures est historiquement liée à la révolution anthropologico-politique qu’Israël, comme civilisation cette fois, a introduite dans le monde. Et ce n’est pas le génial Jean-Jacques Rousseau, inventeur du Contrat social (1762), fondement théorique de la démocratie moderne et biberonné par son père à l’Ancien Testament, qui me contredira : lisez plutôt ce qu’il écrivait dans ses Fragments politiques – je ne résiste pas au plaisir de garder l’orthographe de l’époque employée par Rousseau et reproduite dans l’édition de la Pléiade – au numéro 24 dont le titre est « Des Juifs :

[…] un spectacle étonnant et vraiment unique est de voir un peuple expatrié n’ayant plus ni lieu ni terre depuis près de deux mille ans, un peuple altéré, chargé, mêlé d’étrangers depuis plus de tems encore, n’ayant plus peut-être un seul rejetton des prémiéres races, un peuple épars, dispersé sur la terre, asservi, persécuté, méprisé de toutes les nations, conserver pourtant ses coutumes, ses lois ses mœurs, son amour patriotique et sa prémiére union sociale quand tous les liens en paroissent corrompus. Les Juifs nous donnent cet étonnant spectacle, les lois de Solon, de Numa, de Lycurgue sont mortes, celles de Moyse bien plus antiques vivent toujours. Athènes, Sparte, Rome ont péri et n’ont plus laissé d’enfans sur la terre. Sion détruite n’a point perdu les siens, ils se conservent, ils multiplient, s’étendent par tout le monde et se reconnaissent toujours, ils se mêlent chez tous les peuples et ne s’y confondent jamais ; ils n’ont plus de chefs et sont toujours citoyens. Quelle doit être la force d’une legislation capable d’opérer de pareils prodiges, capable de braver les conquêtes, les dispersions, les revolutions, les siécles, capable de survivre aux coutumes, aux lois, à l’empire de toutes les nations, qui promet enfin par les épreuves qu’elle a soutenues de les soutenir toutes, de vaincre les vissicitudes des choses humaines et de durer autant que le monde ?

De tous les sistêmes de legislation qui nous sont connus, les uns sont des êtres de raison dont la possibilité même est disputée, d’autres n’ont duré que quelques siécles, d’autres n’ont jamais fait un état bien constitué, nul excepté celui-là n’a subi toutes les épreuves et n’y a resisté. Le juif et le chrétien s’accordent à reconnaître en ceci le doigt de Dieu qui selon l’un maintient sa nation et selon l’autre la châtie : mais tout homme quel qu’il soit y doit reconnoitre une merveille unique dont les causes divines ou humaines méritent certainement l’etude et l’admiration des sages préférantiablement à tout ce que la Gréce et Rome nous offrent d’admirable en fait d’institutions politiques et d’établissements humains. »

J.-J. Rousseau, Fragments politiques, IV, Des Lois, Œuvres complètes, tome III, éd. De la Pléiade, 1964, pp. 498-500.

Dans une note sur le terme de « loi » dans ce fragment, l’éditeur écrit : « Il ne faut pas s’étonner […] de voir ici Rousseau se servir du terme général de loi pour désigner le pacte social puisqu’il écrit dans le Contrat social (l. IV, ch. II) : « Il n’y a qu’une seule loi qui par sa nature exige un consentement unanime. C’est le pacte social. » Quand il traite de la « loi de Moyse » Rousseau en fait un modèle de ce que doit être le contrat social, à ceci près qu’il donne à celui-ci une source humaine et non divine. Dans le Contrat social par ailleurs, il se demande si la société peut subsister sans une religion, mais tout le problème, à ses yeux est que celle-ci ne doit pas être imposée par la peur et qu’il n’existe pas une telle religion sur terre.

Et dans la quatrième partie de l’Emile, dans le passage intitulé « Profession de foi du Vicaire savoyard » :

« Connaissez-vous beaucoup de Chrétiens qui aient pris la peine d’examiner avec soin ce que le Judaïsme allègue contre eux ? Si quelques-uns en ont vu quelque chose c’est dans les livres des Chrétiens. Bonne manière de s’instruire des raisons de leurs adversaires ! Mais comment faire ? Si quelqu’un oisoit publier parmi nous des livres où l’on favoriserait ouvertement le Judaïsme nous punirions l’Auteur, l’Editeur, le libraire. Cette police est commode et sûre pour avoir toujours raison. Il y a plaisir à réfuter des gens qui n’osent parler.

Ceux d’entre nous qui sont portés à converser avec des Juifs ne sont guère plus avancés. Les malheureux se sentent à notre discrétion ; la tirannie qu’on exerce envers eux les rend craintifs ; ils savent combien peu l’injustice et la cruauté coûtent à la charité chrétienne ; qu’oseront-ils dire sans s’exposer à nous faire crier au blasphème ? L’avidité nous donne du zèle et ils sont trop riches pour n’avoir pas tort. Les plus savants, les plus éclairés sont toujours les plus circonspects. Vous convertirez quelque misérable payé pour calomnier sa secte ; vous ferez parler quelques vils fripiers qui cèderont pour vous flater ; vous triompherez de leur ignorance ou de leur lâcheté tandis que leurs Docteurs soûriront en silence de vôtre ineptie. Mais croyez-vous que dans les lieux où ils se sentiront en sureté l’on eut aussi bon marché d’eux ? En Sorbonne il est clair comme le jour que les prédictions du Messie se rapportent à Jésus-Christ. Chez les Rabbins d’Amsterdam il est tout aussi clair qu’elles n’y ont pas le moindre raport. Je ne croirai jamais avoir bien entendu les raisons des Juifs qu’ils n’aient un Etat libre, des écoles, des universités où ils puissent parler et disputer sans risque. Alors seulement nous pourrons savoir ce qu’ils ont à dire.

À Constantinople les Turcs disent leurs raisons, mais nous n’osons dire les nôtres ; c’est nôtre tour de ramper. Si les Turcs éxigent de nous pour Mahomet auquel nous ne croyons point le même respect que nous exigeons pour Jésus-Christ des Juifs qui n’y croient pas davantage, les Turcs ont-ils tort, avons-nous raison ? Sur quel principe équitable résoudrons-nous cette question ?»

(Jean-Jacques Rousseau, Emile ou de l’éducation, Livre IV, 1762, édition de la Pléiade, Œuvres complètes de J.-J. Rousseau, tome IV, 1969, p. 620-621).

Oui, je sais, je sais, c’est pas du jeu de citer les plus grands philosophes pour dire du bien des Juifs ! Et qui pis est : pour soutenir le sionisme ! Pff !

Ajoutons que Rousseau a écrit une note de bas de page à ce texte qui semble prémonitoire du sort de son propre ouvrage (brûlé avec le Contrat social, paru la même année, à Paris comme à Genève dès leur publication – et aujourd’hui ? Y seraient p’tête pas édités et si oui, y s’raient p’tête pas lus et p’tête qu’ils iraient au pilon et les velléités de démocratie avec, j’dis ça, j’dis rien !) :

« Entre mille faits connus en voici un qui n’a pas besoin de commentaire. Dans le seizième siècle, les Théologiens catholiques ayant condamné au feu tous les livres des Juifs sans distinction l’illustre et savant Reuchlin, consulté sur cette affaire s’en attira de terribles qui faillirent le perdre, pour avoir seulement été d’avis qu’on pouvait conserver ceux de ces livres qui ne faisoient rien contre le christianisme, et qui traittoient de matières indifférentes à la religion. » (ibid. p. 620).

Enfin ajoutons, pour terminer, que Rousseau n’a pas pour objet, dans ce passage, de faire du prosélytisme juif mais de convaincre de mauvaise foi et d’abus de pouvoir les prosélytes fanatiques Catholiques et Protestants, lui qui tient pour la religion naturelle d’un Dieu sans dogmes, clergé, ni rituels mais connu simplement et librement par le cœur humain, le « Dieu sensible au cœur. » Rousseau, le seul de son temps à relever le sort injuste fait aux Juifs, est également le seul et l’unique à avoir plaidé, avant Condorcet, pour l’instruction du peuple sans considération d’extraction sociale, tandis que les Voltaire et les Diderot, antisémites chevronnés, récuseront ce principe par crainte de révoltes contre l’absolutisme royal. L’Emile sera le livre de chevet des plus grands pédagogues des XIXème et XXème siècles, notamment pour ses recommandations en matière de connaissance des lois du développement biologique et psychologique de l’enfant ; quant au Contrat social c’est le Discours de la Méthode de la Philosophie politique moderne ! Le défenseur de la « loi de Moyse » contre ce qu’il appelait la « prétendue loi du plus fort » – qui n’est que l’autre nom du suivisme des lâches et des girouettes – et des droits du peuple juif qui se fit TRES mal voir en son temps est aussi un savant génial et un bienfaiteur de l’Humanité ! Science sans conscience n’est que ruine de l’âme disait Montaigne… NL♦

lamnNadia Lamm, MABATIM.INFO

À suivre :
2. Israël, pierre d’achoppement des démocraties ou qui se disent telles…
3. Clash final des barbaries ou sagesse des civilisations ?

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