Les 36 Justes et la lune : « 2-Israël, pierre d’achoppement des démocraties ou qui se disent telles… »

Voir aussi : 1. Le rendez-vous des Terriens avec eux-mêmes…

israel monde.jpg2) Venons-en maintenant aux conséquences de notre culte persistant de l’amoralité.

Qui ne voit qu’au décours de la tentative d’extermination finale de ce peuple singulier suivie de sa renaissance nationale et des velléités répétées des pays arabes et de l’Iran de renouer avec la politique hitlérienne (qui avait repris le marquage des Juifs de la rouelle islamique), Israël constitue désormais la pierre d’achoppement de l’ensemble des nations qui se réclament de la démocratie, de ses institutions et de ses valeurs. Si une ou plusieurs de ces nations se remet(tent) à diaboliser ou à être complices d’une diabolisation du sionisme et d’Israël, elles redeviennent de facto les complices de la relance du projet hitlérien judéocidaire.

Or c’est le cas de l’Europe, conduite par l’Allemagne et la France. Nous voyons en effet que les droites européennes se rapprochent de la traditionnelle droite extrême nostalgique du fascisme et d’un catholicisme rigoriste pour ne pas dire intégriste, comme si la Shoah n’avait pas eu lieu, et en prenant pour prétexte la nécessaire résistance à l’islamisation du continent…qu’elles ne sont pas loin d’imputer à « Rothschild » alias le peuple juif. Quant aux gauches centristes et extrêmes, elles entrent résolument dans la collaboration avec les entrepreneurs de l’islamisation de l’Europe, renforçant indirectement une extrême-droite avec laquelle elles ont un point commun non négligeable : l’antijudaisme. Quoique les deux bords répugnent à se l’avouer, pour le moment du moins, ce point commun est aussi celui qu’ils ont avec l’islamisme conquérant. Cela n’est pas étonnant ; en Europe les orientations politico-idéologiques sont très souvent moins commandées par des principes philosophiques et politiques sérieux que par le Parti par excellence, j’ai nommé : celui de l’opportunisme et du désir de se trouver du côté du plus fort. Que les Musulmans se croient et se veuillent tels et ils auront bientôt une majorité de cadres politiques – et donc leurs ouailles – pour eux.

Un Yom Kippour de tout l’Occident ou l’apocalypse finale.

Ce pourquoi ces deux nations-leader de l’Europe jouent de plus en plus le rôle d’Aman, conseiller génocidaire d’Assuérus, mais elle le font par-derrière car laisser le harcèlement antisioniste et anti-Juifs et des assassinats antisémites impunis tout en commémorant la Shoah est dans la manière hypocrite habituelle des Européens qui célèbrent les Juifs morts pour mieux cacher leur complicité avec de nouveaux entrepreneurs génocidaires dont on ne voit pas ce qu’il y aurait à redire tant que le nouveau génocide n’a pas eu lieu. Tout comme on s’empresse d’abandonner les femmes subissant mille menaces de mort à leurs bourreaux puis on se lamente de leur décès qu’on documente et enregistre à grands renforts de déplorations statistiques et de promesses d’être plus vigilants à l’avenir … jusqu’au prochain assassinat « totalement imprévisible » idem pour les négligences envers les handicapés et les personnes âgées. Telle est la civilisation à moitié civilisée de l’Europe qui se re-barbarise à échéances répétées du fait de sa tendance à jouer de ce que les psychiatres appellent le clivage émotionnel, inculqué aux enfants dès le biberon : regarder de loin ce qui menace les catégories dont on ne fait pas partie soi-même pour assurer croit-on sa propre sécurité. On joue avec le feu puis quand il prend on s’étonne : c’est ballot ! Puis direction les commémorations des victimes selon un scénario bien rôdé. Telle est la logique de la régulation de la violence accumulée dans les sociétés par la perpétration de crimes et notamment de crimes contre l’humanité à l’insu du plein gré des pouvoirs en place. Or jusqu’à la bombe atomique, cette régulation par ce qu’il faut appeler par leur vrai nom, à savoir des sacrifices humains, pouvait fonctionner, car même un génocide de 6 millions d’êtres humains, ayant entraîné une guerre mondiale en ayant fait périr 50 millions, ne mettait pas la survie de l’humanité en danger. Mais cet aspect artisanal du génocide et de ses effets collatéraux n’existe plus, à l’évidence. Impossible de revenir aux bons vieux sacrifices humains de Papa en faisant mine de regarder ailleurs. Et manque de chance, la pratique zélée de l’indifférence, quand il s’agit des Juifs et d’Israël, elle non plus ne vous laisse pas indemne, car la bombinette, Israël, il l’a, et il ne se laissera plus exterminer par idéalisation de ses ennemis. Alors, oui, le temps où il faut compter avec Israël et les Juifs est arrivé … même si apparemment pas à toutes les consciences ou « in-consciences « qui espèrent encore vivre dans un monde qui n’est plus. Les civilisations du déni de la finitude sont désormais en proie à l’angoisse de la finitude ! Mais Israël est précisément la civilisation qui part de l’acceptation de la finitude pour en tirer une compréhension systémique de ce qui permet de surmonter l’angoisse existentielle et d’agir en faisant avec notre commune finitude. Cela prend à revers toutes les normes et les principes des civilisations qui ne veulent pas entendre parler du fait qu’elles sont mortelles. Et finalement cela éclaire l’antisémitisme d’un nouveau jour : il est le reproche fait aux Juifs d’apporter au monde cette mauvaise nouvelle : ce monde-ci ne survivra pas quoi qu’il fasse ; il a besoin d’intégrer dans ses politiques le principe responsabilité et celui d’interdépendance généralisée : des groupes humains, de leurs besoins sur tous les plans et des réponses à y apporter. Cette conception de la civilisation est la seule juste, à la fois sur le plan éthique et sur le plan cognitif. Les bouddhistes aussi l’ont compris, mais la masse critique nécessaire à la mise en œuvre collective du principe ? Que nenni… pour le moment.

Israël, chance de civilisation.

Pour certains, encore en nombre insuffisant, la salvatrice dissonance cognitive a eu lieu : d’un Israël «petit État de merde» ils ont compris qu’il fallait se confronter à – non pas seulement, selon la géopolitique as usual, l’allié des Etats-Unis pour préserver les intérêts du grand méchant capitalisme au Moyen-Orient – , mais à ce qu’on pourrait appeler un projet de civilisation qui fut, dès les origines, celui de la nation de celui qui a résisté à Dieu – signification littérale d’Israël qu’il faut désormais comprendre comme le fait de ne pas s’auto-diviniser en s’abîmant dans l’extase de l’In-fini = Dieu. Celui-ci, dans la pensée juive, demande à l’homme de lui résister en ne se regardant pas soi-même au miroir de l’Infini, ce que fait le Juif en 1) priant debout ; 2) Refusant d’appeler Dieu «Dieu» ce qui francise Zeus, ou encore dies, le Jour et qui est une idolâtrie du Soleil, donc Dieu, c’est plus modestement Ha Chem = Le Nom, soit notre condition symbolique qui nous barre à jamais la connaissance de l’In-fini, du Tout-Autre, mais nous confère la responsabilité d’aménager notre monde fini, unique demeure et demeure périssable 3) en mettant la droite pratique, la pratique de la morale au- dessus des doctrines théologiques – ce projet impliquant, dans tous les domaines, la mise en œuvre de politiques de la finitude humaine incluant chaque fois des limites structurantes et la responsabilité de ceux qui les mettent en œuvre, ce qu’on appelle « le principe de précaution «. Responsabilité devant qui et devant quoi ? Devant l’humanité toute entière comme potentiellement menacée dans sa survie et devant des tribunaux internationaux encore à venir, devant lesquels pourront être déférés les criminels actifs et passifs contre l’humanité… si, du moins, celle-ci entend survivre à ses armes létales et aux procédés plus ou moins torves de les laisser exercer leur office. L’équation classique bien connue d’un côté les tenants du Progrès qui croient toucher leur but dans l’entrée de l’ère cauchemardesque du transhumanisme ; de l’autre les tenants de la Tradition qui gémissent sur l’air du c’était mieux avant, sans apporter de solutions aux difficultés d’aujourd’hui est devenue caduque. Mais principe d’inertie oblige et assiste à l’habituel duo-duel bien rodé des frères ennemis qui, paresse intellectuelle et addiction médiatique aidant, font litière de la créativité indispensable pour nous faire sortir de l’ornière dans laquelle nous sommes collectivement tombés. Cette ornière c’est le chômage persistant par l’Occident de sa reconnaissance de dette civilisationnelle envers Israël, seule boussole capable de lui donner le Nord pour aller de l’avant dans quelque chose qui ne ressemble pas au grand RIEN. Mais répugnant à faire cette démarche, les pays leaders de l’Occident accusent de plus en plus Israël et les Juifs d’être des Shylocks les assassinant par suite d’une simple faute vénielle : l’accréditation de l’antisémitisme au titre de l’antisionisme ou de l’islam de pauvres immigrés irresponsables car psychiquement atteints.

Facile d’accuser les autres, donnez donc votre solution !

J’y viens, j’y viens : m’est avis que l’absence de combat culturel contre l’antijudaïsme économique et contre l’antisémitisme racialiste dans la France laïque et républicaine, phare culturel de l’Europe – au contraire de ce qu’ont fait les Eglises catholique et protestantes avec l’Amitié judéo-chrétienne (déjà pendant la guerre de 39-45 et encore maintenant), les 10 points de Seelisberg en 1947 et le Concile de Vatican II (1961 – 1965) – a hypothéqué la possibilité de dissocier le combat légitime et plus qu’indispensable contre les aspects les plus rétrogrades de l’islam – littéralisme dans la lecture du Coran et des Hadiths, volonté d’imposer la Charia au monde entier – du combat contre le racisme anti-Arabes, anti-Noirs et anti-musulmans.

Du coup, le combat contre les aspects culturels incompatibles avec la civilisation occidentale de l’islam prédominant, modéré ou pas, passe, auprès de nombreux laïques, encore encombrés de préjugés anti-juifs, pour un combat déguisé contre les musulmans, assimilés aux juifs persécutés d’hier : j’ai nommé l’école Edwy Plenel qui recrute beaucoup ces derniers temps sur la base de son manifeste : Pour les musulmans.

Du coup, la morale anti-raciste fait litière de l’aide demandée aux démocraties occidentales par bien des intellectuels et des démocrates vivant en zones islamiques : oui, mais tu comprends, il faut pardonner leurs errements obscurantistes aux États arabes et iranien : d’une part notre pétrole en dépend[1], d’autre part, il faut une religion pure et dure au peuple en ces temps de dérégulation qui contiennent à peine des gilets jaunes remontés et poussés au crime par des Blacks Blocks ! La démocratie passe à l’as !

Le mécanisme psychologique est le suivant : inconsciemment traumatisés par le risque d’être collectivement rattrapés par la passion génocidaire, du fait qu’on ne leur a pas expliqué d’où venait la Shoah, je veux parler des racines culturelles de celles-ci– les Européens progressistes ne veulent pas retomber dans la même ornière. Alors ils voient dans toute critique des errements d’un groupe minoritaire, le début d’un génocide, et ils se croient inspirés par la mémoire et l’histoire de la Shoah herself pour censurer cette critique. Imaginons cinq minutes ce qu’aurait été une politique nationale d’éducation aux racines culturelles chrétiennes et laïquesnotamment philosophiques, de l’antisémitisme, comme l’a abondamment (il y en a pour tous les plus grands philosophes, croyez-moi ou plutôt allez lire vous-mêmes et tout ça au nom de la RAISON ! ! !) illustré le professeur de Philosophie émérite de l’Université de Tours, Francis Kaplan, l’un des fils du Grand Rabbin Jacob Kaplan, dans son livre : La Passion antisémite habillée par ses idéologues (éd. Du Félin, 2011) : on serait collectivement sortis de la peur de retomber dans la même ornière ! Parce qu’on l’aurait reconnue selon les idées claires et distinctes de Descartes ! Oui. Et ça nous aurait permis de nous sentir assurés devant les revendications obscurantistes de Pierre, Paul ou Mohammed, pour leur dire : « niet ! Vous, je vous aime Pierre, Paul et Mohammed, mais pas vos élucubrations ! » Le bonheur, quoi ! Mais comme l’Église catholique, jadis, qui ne voulait pas que les fidèles lisent la Bible dans le texte – pourquoi, lecteur ? Parce que subversive moralement et anti-impérialiste – le Pouvoir politique ne veut pas que les élèves connaissant précisément les origines de la Shoah, car cela permettrait de cesser de diaboliser les Juifs et l’Etat d’Israël : quant à la démocratie et aux droits des musulmans face à leurs dictatures… Je t’ai demandé l’heure qu’il était ?

Si proche et si lointaine à la fois, une planète méconnue n’en continue pas moins à nous dispenser sa douce lumière : Israël.

Israël n’est ni progressiste ni réactionnaire ; il est, dès le principe, la réponse à l’hybris (démesure en grec) humaine qu’il nous enseigne à refuser dans tous les domaines. Pourquoi ? Parce que la marque distinctive du peuple juif c’est d’étudier et de comprendre à partir de l’expérience maintes fois vécue de l’exil et de l’oppression, de la brutalisation informelle et formelle pouvant aller jusqu’au génocide, les conditions de possibilité de la résilience, non seulement pour lui-même, le peuple juif, mais pour toute l’humanité avec laquelle, le peuple juif se sent et se sait indissolublement lié. Autrement dit, le peuple juif s’est, dès les origines pensé et voulu comme l’adjuvant de la pulsion de vie de l’humanité. Sans doute cette philosophie lui est-elle venue de la minorité qu’il a été en Égypte et de la saga de son arrachement à cette terre de servitude et surtout à la mentalité qui allait avec, que ce soit du côté des Égyptiens ou du côté des Hébreux. Cet arrachement si difficile à la servitude volontaire devait être irréversible, d’où la révision de fond en comble du logiciel culturel et religieux des Hébreux par rapport à ceux des peuples environnants.

Sur le plan religieux, redevenu un plan politique depuis le 11 septembre 2001, par exemple

La mission d’Israël est et reste de mettre un veto aux emballements apocalyptiques en sortant de la tradition des sacrifices humains expiatoires des maux sociaux. Son message vise à dégriser et à ramener les adeptes d’un tel cauchemar au bon sens et à la considération des limites inhérentes à notre action dans le cadre d’un multilatéralisme croissant. Il apporte un principe de retenue face au hiatus tragique entre la mégalomanie humaine, d’une part, et la précarité biologique de notre espèce, de l’autre, d’autant que l’homme est la seule espèce qui se trouve être sa propre prédatrice. Israël nous propose de nous rencontrer en nous respectant dans notre pluralité culturelle, sans exclure de rechercher ce qui nous est commun, bien au contraire, ce à quoi renvoie la morale noachide, mais en n’apportant de restriction à la diversité des mœurs et des coutumes qu’au regard du respect de la vie et de ce qui en assure la pérennité, quand il s’agit de vie humaine donc politique, à savoir le principe de Justice. Tout cela n’est pas neutre, ni tranquillisant pour la plupart des rapports humains qui sont fondés sur la force parfois adoucie des apparences de la justice et du droit – en bref sur l’amoralisme babeliforme. Israël a fait, depuis les origines, office de Martien pour l’ensemble des Terriens et sans aucun doute parce que l’Humanité avait besoin, depuis son apparition sur terre, d’un principe de freinage pour être ramenée à la considération d’elle-même et de sa puissance relative. En concevant un Dieu qui cède à l’homme Jacob – comme auparavant à Abraham et aux Justes – et qui lui confie une mission de bride à l’abandon inconsidéré au désir de toute-puissance, Israël est la nation éducatrice par excellence de l’humanité, celle qui rend l’humanité à elle-même en en faisant une humanité durable. Israël, écrivait Jacques Ellul, est une « chance de civilisation » et l’humanité ne peut pas – prédatrice d’elle-même qu’elle est- survivre en s’en remettant exclusivement à l’équilibre des forces en présence comme à la Providence elle-même, comme le croyaient les Hegel, Marx et leurs disciples adeptes de la « violence sage-femme de l’Histoire ». Elle a besoin de se civiliser, d’entrer en dialogue avec elle-même pour s’interdire avec succès de se livrer à ses penchants criminels rien que pour vérifier si cette fois encore, elle y survivrait. Or qu’est-ce d’autre que cette retenue face à la tentation criminelle d’ouvrir la boîte de Pandore des désirs les plus arbitraires, sinon ce qu’on appelle communément : morale ?

Sur le plan écologique ne pas épuiser la terre est un principe du Deutéronome ;

Sur les plans économique et social Israël dément la pensée du ruissellement des richesses dans un premier temps capitalisées exclusivement par une infime minorité ; il entend faire droit dès le départ, aux plus vulnérables en réservant une partie suffisante de l’activité économique à couvrir leurs besoins de sorte à ce qu’il n’y ait personne qui soit laissé dans l’indigence. Il refuse aussi le mépris envers les métiers manuels, ne laissant pas croire qu’il est indigne d’intellectuels de retrousser leurs manches lorsque leur matière grise ne leur permet pas de vivre de manière autonome.

Sur le plan politique : « Justice, justice tu poursuivras afin que tu vives !»

Le tout au début, dès le principe et non à la fin s’il reste encore de l’énergie et accessoirement, si déjà l’avidité au gosier sans fond a déjà trouvé son compte ! NL♦

lamnNadia Lamm, MABATIM.INFO

À suivre : 3. Clash final des barbaries ou sagesse des civilisations ?

[1] Le soleil d’Allah aveugle l’Occident. C’est le titre d’un livre que le général Gallois faisait paraître en 1995 pour alerter ses concitoyens sur les conséquences que la minoration ou l’ignorance des dangers d’asservissement que la civilisation de l’Islam faisait peser sur la civilisation de l’Occident. Pas de racisme dans son propos mais la sobriété d’un diagnostic de militaire qui se penche sur la réalité des rapports de force avec pragmatisme. Il détecte la résignation des États-Unis et des Etats-majors européen devant le mode opératoire islamiste qui n’a plus rien à voir avec la guerre ouverte mais emprunte les voies biaises des attentats terroristes – loin encore de constituer l’inflation que nous connaissons depuis le 11 septembre 2001, au moment où il écrit – de l’entrisme culturel, de la victimisation de l’ex- colonisé, mais aussi, et c’est beaucoup plus grave aux yeux du Général Gallois, de la campagne idéologique lancée par les États Unis en faveur de l’islamisation de l’Europe, via la désinformation au sujet des persécutions par les Musulmans des populations serbes vivant en Croatie – de 1993 à 2001 : ce sont les démocrates avec Bill Clinton qui sont à la manœuvre – et de la criminalisation de la résistance serbe à l’islamisation de la Bosnie. Il s’agit, selon le Général Gallois, de complaire aux monarchies pétrolières avant toute autre considération ; et devant un tel impératif, les démocraties occidentales ou qui se donnent pour telles, ne font qu’instrumentaliser la démocratie et les droits de l’homme au mépris des intérêts les plus primordiaux de leurs peuples, comme la souveraineté nationale et culturelle. Il faut dire qu’une puissante illusion psychologique aveuglait les Américains, leur inspirant le vœu tragique de réussir à contenir l’expansionnisme musulman en donnant aux États pétroliers des gages de leur propre désir de les satisfaire. Cette tactique qui échoua lamentablement avec Hitler échoue toujours avec tous les types de dictatures. Le 11 septembre 2001 persuada les Américains qu’il ne pouvait y avoir d’accommodements raisonnables avec le diable. Or nous vivons en Europe, avec ce retard caractéristique à l’allumage de nos hommes politiques, les suites de l’alliance de nos politiques avec les démocrates américains et ceci comme si le 11 septembre 2001 et tous les attentats qui suivirent n’avaient jamais eu lieu. Les médias eux-mêmes, arrosés par les pouvoirs en place, répercutent l’idéologie dominante et formatent les esprits jusqu’à imposer l’idée que le fasciste c’est celui qui n’a pas envie de se laisser submerger et subvertir par l’Islam. L’idéologie multiculturaliste invitant à se dessaisir de notre volonté propre de citoyens s’infiltre partout, dans les publicités, les séries télévisées, les films d’auteurs, les témoignages de victimes d’attentats non haineux non moins que les discours politiques, mais également les programmes de l’enseignement public de la Primaire à l’Université incluse, bien sûr payé par les citoyens, contraignant le public à intérioriser une sorte de honte à l’idée de résister à la normalisation politico-culturelle de la soumission à l’islam « religion de paix et d’amour « comme le répètent en boucle les marcheurs … à reculons !

Tout cela alimenté par le chantage à l’islamo-phobie des nouveaux commissaires du peuple que deviennent indigénistes et autres frères musulmans et leurs soutiens qui traduisent devant une justice complice tous ceux qui refusent de souscrire au nouveau diktat qui désormais nous impose à nouveau de dire que le Mal – alias le totalitarislamique c’est le Bien et le Bien – alias la démocratie – c’est le Mal.

« L’Allemagne et son commerce florissant, les monarchies pétrolières et les participations financières qu’elles ont prises dans de nombreuses entreprises occidentales, constituent une clientèle qu’il faut ménager. C’est pourquoi toute information, toute analyse contraire aux politiques affichées par les « puissances de l’argent « sont atténuées, voire systématiquement « étouffées «. Parfois, en France par exemple, le gouvernement intervient discrètement, « conseillant « aux médias de se conformer aux vues du pouvoir ; le plus souvent, ces « conseils « sont inutiles, les médias eux-mêmes évitant de rendre publiques des informations dont ils savent qu’elles n’auraient pas la faveur d’un État dont ils dépendent d’une manière ou d’une autre » écrit le Général Gallois, p.13.

Il faut lire en pages 13 et suivantes un Occident rallié aux vues des États islamiques entend, USA inclus à l’époque où écrit Gallois, on l’espère beaucoup moins – enfin ! – en 2019, coloniser toute l’Europe jusqu’à la Russie incluse, en passant évidemment par les Balkans et l’Europe de l’Est.

La civilisation chrétienne représentée dans les Balkans par les Serbes, fut invitée à se rallier à l’entité à majorité musulmane de la ainsi dite « Fédération de la Bosnie-Herzégovine « un montage politique signé à Washington en mars 1994 sous l’impulsion des États-Unis – signifiant à l’Europe qu’elle seule ne serait pas capable d’empêcher de nouvelles crises dans les Balkans.

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2 commentaires

  1. Ce que dit Nadia Lamm est très certainement connu des dirigeants européens Mais… commerce international , investissements arabes en Europe , dépendance énergétique et politique arabe de la France. que l’Allemagne , premier exportateur vers les 54 pays musulmans , essaie de singer
    tout cela fait en sorte qu’Israel ne pèse pas grand’chose Cela s’appelle la réal politik. Qui n’a rien à voir avec l’éthique et la civilisation européenne aura disparue dans moins d’un siècle À moins d’un conflit mondial qui verra tout simplement la fin du monde

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  2. ÉNORME ! Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que Benny Lévy souffle fort dans ce texte puissant. Il me faudrait une semaine de séminaire au moins pour m’en imprégner ! je vais le lire et le relire et le faire lire pour partager…
    Merci Nadia.

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