Restaurant Goldenberg : « Les apprentis sorciers de la DST »

Apprenti sorcier DST.jpgLe deal du siècle…

L’ancien patron de la DST[1] Yves Bonnet n’en rate pas une : il accuse les familles des victimes de l’attentat du 9 août 1982 dans le restaurant Jo Goldenberg, rue des Rosiers, de mettre cet attentat et sa propre audition par le juge en exergue pour obtenir – soutirer dans l’esprit de Bonnet – des indemnités de l’État (Le Monde Juif). Les Juifs, tout le monde le sait, ne pensent qu’à l’argent !

Bonnet n’a pas hésité à se vanter publiquement sur Paris Normandie et face caméra pour être sûr que toute la France l’apprenne par BFM en août 2019, d’avoir assuré la sécurité des Français grâce à l’impunité accordée aux musulmans antisémites et assassins qui avaient planifié l’attentat du restaurant Jo Goldenberg de la rue des Rosiers, faisant 6 morts et 22 blessés, en échange du fait qu’ils ne recommenceraient plus sur de bons Français (il ne le dit pas comme ça, mais l’implicite est là). Il dit que tout le monde a été mouillé : le ministre de l’Intérieur, Gaston Defferre, le directeur de la prison de Muret où étaient détenus certains de leurs petits copains qu’ils purent, dès lors, visiter sans être inquiétés pour passer la bonne parole islamiste.

Lemonde.co.il nous apprend que cette annonce récente n’était pas la seule ; déjà en novembre 2018, l’ex-chef de la DST avait expliqué ce petit arrangement très malin dans un docu de France 2 sur le terrorisme en France. Seul le député Meyer Habib s’en était ému en qualifiant ces révélations de « scandale d’État ». Il faut lire Bonnet dans le texte dans l’article du monde.co.il.

Dans Les Guerres de l’ombre de la DGSI[2]. Plongée au cœur des services secrets français (Nouveau Monde Éditions, 2019, p.35-36) on lit sous la plume de l’auteur, Alex Jordanov, qui lui aussi a eu droit aux généreuses confidences de Bonnet :

« […] je me souviens d’une conversation chez Yves Bonnet (ancien patron de la DST) il y a quelques années. Après m’avoir montré non sans quelque fierté la maison de Guy de Maupassant, non loin, il s’était arrêté, contemplatif, au milieu de son jardin normand. Un long silence suivit, avant de résumer ainsi le travail des services : ‘’On a le droit de commettre toutes les turpitudes à condition de ne pas se faire prendre’’. »

« De son temps, poursuit Jordanov, il y avait eu un magistral coup d’éclat avec l’affaire Farewell et l’expulsion de France d’une cinquantaine d’agents du KGB et de leurs familles. Deux bus entiers remplis d’espions « communistes ». Il avait fait filtrer l’affaire dans la presse et fait mousser les services français sur la scène internationale.

Bonnet prenait d’un coup trop de place, il fut remercié par Mitterrand […] »

Cet homme a la maladresse de dire tout haut ce que la caste au pouvoir en France pense tout bas. À sa décharge, de Gaulle lui-même avait brisé le tabou après la Guerre des Six jours en taclant le « peuple sûr de lui et dominateur » parce qu’Israël n’avait pas attendu de se faire écrabouiller par les nations arabes coalisées pour le détruire – l’Égypte, la Syrie, l’Irak, la Jordanie, l’Algérie, le Soudan, l’Arabie saoudite – pour se défendre. De Gaulle n’avait pas trouvé ça fair play : comme on le comprend !

Aujourd’hui d’autres Juifs demandent que soit enfin ouverte l’enquête concernant la passivité de la police face aux cris de Sarah Halimi en proie à son tortionnaire musulman et que soit reconnu le caractère antisémite de ce énième crime musulman antisémite en terre… française ? D’Islam ? C’est visiblement aussi par pure cupidité et mépris de la sécurité des Français, qui vaut bien le sacrifice de quelques Juifs (ves).

…a mal tourné.

La sortie récente d’Yves Bonnet, assortie du silence retentissant de toute la classe politique mais aussi de celui des institutions juives : Crif, Consistoire, Mémorial de la Shoah, Grand Rabbin, intelligentsia et tutti frutti gratins de Gauche, de Droite et du Centre, a le mérite de nous rappeler un fait gênant mais à garder en tête, puisque Bonnet vient de nous le redire : les Juifs ne sont pas devenus, tout génocidés qu’ils furent grâce aux bons offices de Pétain and Co. des citoyens comme les autres en France. Ils servent de « poire pour la soif » comme l’écrit FOG dans Le Schmock c’est-à-dire d’étancheurs de la soif de sang de ceux qui ont envie de le faire couler[3] : Qu’ils s’en prennent à des Juifs et non à des « Français innocents » et ce sera tout bon, tout Bonnet à la Barre : ils auront l’impunité ; fallait y penser !

« Le message a été passé que, oui, ils [les assassins du restaurant Goldenberg] pouvaient venir en France pour cette visite à la prison de Muret. Je trouve que le prix à payer n’était pas très cher pour faire en sorte que notre pays soit en sécurité, ce qui a toujours été notre priorité. Et n’oubliez pas que s’ils ont pu entrer dans la prison, c’est aussi parce qu’ils ont eu l’autorisation de l’administration pénitentiaire. Administration qui dépend d’un ministère… » explique-t-il (Le Monde Juif) [passage souligné par nous].

Sauf que c’est pas du jeu, voilà t’y pas qu’ils ont aussi tapé le Bataclan, Charlie et d’autres. « Avec Ozar HaTorah et l’Hyper casher, Sarah Halimi c’était bon pourtant les gars, pourquoi vous avez merdé à côté ?! On avait pourtant fait un deal, non ? »

Histoire, Mémoire : tout ça pour ça !

Après la Shoah, les innombrables leçons d’histoire, commémorations et devoir de mémoire enseignés aux chères têtes blondes n’avaient pas pour but de combattre la cause de tant de honte et d’avanies directement liées à l’antisémitisme « constitutif de la culture de l’Europe » scrivit le philosophe Jean-François Lyotard[4] mais au contraire de conforter celui-ci en le laissant persister comme avant 40 et pendant, tout en protestant du contraire avec des réparations cosmétiques : les leçons d’Histoire et de mémoire de la Shoah qui eurent pour effets :

  • De ne prêcher que des convaincus ;
  • De créer de la concurrence mémorielle à n’en plus finir ;
  • De jeter pudiquement un voile sur les siècles d’endoctrinement anti-juif chrétien, musulman, pseudo-philosophique, socialiste, utopiste, communiste, anti-juif et antisémite néopaïens contre lesquels rien ne serait jamais entrepris pour permettre aux pouvoirs politiques en place de conserver bien au chaud le recours – la poire ! – juif (ve) en cas de nouvelles difficultés politiques intérieures, ce que benoîtement et vendant la mèche, claironne le bon Bonnet : des comme ça aux services secrets tu m’étonne de leurs brillants résultats !… Bien sûr secondés par la conception utilitariste des Juifs (au nom – toujours – si mal famé) encouragée par le politique. Déjà Philippe le Bel vers 1306 ou peu avant : « Les Juifs sont nos coffres forts », nos poires gorgées de fric usuraire, qu’on fait dégorger à échéances régulières et à l’occasion notre monnaie d’échange avec les barbares. Tout est dit, fermez le ban.

On ne dit pas ici qu’il ne fallait pas enseigner l’histoire et la mémoire de la Shoah ; on dit qu’il ne faut pas faire les étonnés devant l’incapacité de cet enseignement à venir à bout de l’antisémitisme – ce à quoi pourtant on avait voulu en grande pompe le faire servir ! – mais au contraire à réussir à le renflouer : c’était prévisible. On n’éradique un mal profond et structurel comme l’antisémitisme qu’en expliquant clairement pourquoi il n’atteint pas seulement les premiers ciblés mais aussi tout le monde et ce, inévitablement. Il faut que le pépère franchouille dans toute sa splendeur le comprenne infailliblement alors qu’il a encore la morve au nez et est en train d’user ses fonds de culotte sur les bancs de l’école. Le boulot n’a jamais été fait.

Couper les efflorescences phénoménales d’une haine profondément ancrée qui les rend possibles mais à laquelle il fut interdit de toucher, telles furent la fonction et les résultats visibles aujourd’hui des politiques pédagogiques historico-mémorielles menées en France et en Europe.

Pour autant ce « principe de précaution » de Schmocks finit forcément par revenir en boomerang sur ses initiateurs, désormais confrontés à l’inflation du mépris et de la violence de populations gangrenées par une haine inflationniste antisémite incluant – hé oui, une haine anti-Occident, anti – Chrétiens, anti-athées et anti-blancs-antisémites-ou-pas. Quand on hait on ne compte pas.

 – Mais les gars, on vous avait donné les Juifs ! Vous étiez pourtant d’accord quoi ! Soyez sympas !

– Ah tu croyais m’avoir comme ça ! Nique ta mère gros plouc ! T’as que c’que tu mérites ! Boum ! NL♦

lamnNadia Lamm, MABATIM.INFO

[1] DST est le sigle pour Direction de la Surveillance du Territoire
[2] DGSI : Direction Générale de la Sécurité Intérieure
[3] On a retrouvé sur le portable de Larossi Abballa auteur du double meurtre du 13 juin 2016 à Magnanville : « J’ai soif de sang. Allah m’en est témoin. » (A. Jordanov, Les Guerres de l’ombre de la DGSI… ouv. Cité, p. 56.
[4] « Dans un texte paru dans Libération en mai 1990, juste après la profanation du cimetière juif de Carpentras, il [J.-F. Lyotard] a déclaré que l’antisémitisme, qu’il distinguait radicalement du racisme, est “constitutif” de l’Europe « qui ne veut ou ne peut rien savoir de ce que représentent les Juifs […] qui n’ont pas de racine dans une nature comme les nations européennes » mais « qui se réclament d’un livre ». « Jean-François Lyotard, Être juif au-delà du Texte » par Joëlle Hansel, qui interviewe ici la fille du philosophe, Corinne Enaudeau, professeur honoraire de philosophie en Khâgne et coéditeur de Lyotard et le langage (Klinsieck, 2017) in L’Arche, n° 676, mai-juin 2019, pp. 82 et 83.

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4 commentaires

  1. a cette epoque il y avait des suppositions dans la presse qu’air France versait de l’argent a l’olp,pour eviter les detournements

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  2. Il faut relire Trigano , qui fut le seul a decrypter le carnaval memoriel de la France destiné a faire avaler la soumission aux dictateurs islamistes .
    Nos dirigeants actuels , ignares et peu regardants , se vautrent encore dans cette tartuferie , 12 morts apres 🤮

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