Rapport interne du Parti : « Corbyn impliqué personnellement dans l’antisémitisme »

Jeremy-CorbynArticle paru dans NEWS1 du 8 décembre 2019
Source : Tony Diver, Harry York du Daily Telegraph
05 décembre 2019

Suivant un rapport interne du parti travailliste britannique, rendu public le 5 décembre 2019, par le « Daily Telegraph, une semaine avant les élections », le président travailliste Jeremy Corbyn a fait preuve d’antisémitisme. Des dizaines de témoignages indiquent que le président du parti a participé personnellement à 11 cas d’incidents antisémites. D’autres hauts responsables du parti participaient aussi bien à des incidents antisémites qu’aux tentatives d’empêcher des plaintes relatives à un antisémitisme généralisé dans les rangs du parti.

Ces allégations figurent dans le rapport du Jewish Labour Movement, qui indique que Corbyn « a fait preuve d’empathie envers ceux impliqués dans des manifestations de l’antisémitisme ». Par ce rapport, l’ensemble des membres du parti a été informé que le président a réagi de manière hostile aux allégations d’antisémitisme. Il avait essayé de protéger tous ceux qui se sont rendus coupables d’actes nuisant aux Juifs. Lord Charlie Falconer, qui était le ministre de la Justice des travaillistes, a déclaré que le rapport était très préjudiciable au parti.

Le rapport se fonde sur des témoignages sous serment de 70 permanents du parti, recueillis par la commission des affaires intérieures d’éthique et des droits civils. La commission affirme que Corbyn a rédigé une introduction à un livre affirmant que les Juifs contrôlent les banques et les médias. Il a soutenu également un négationniste de l’Holocauste, en déclarant que « les sionistes ne comprennent pas l’ironie anglaise ». Il a adopté une position clémente envers l’antisémitisme d’autres membres. Officiellement, le parti affirme qu’il s’agit d’une « petite minorité » antisémite en son sein. Cependant, le mouvement juif prévient que l’ensemble du parti pourrait être tenu pénalement responsable d’absence de lutte contre l’antisémitisme dans ses rangs.

L’un des témoins raconte que dans la section travailliste où il est membre, dans 22 cas des propos antisémites ont été proférés. Tels que « Juif des Conservateurs » ou « meurtrier d’enfants ». Un autre témoin a indiqué que le responsable d’acceptation de candidatures d’une des sections londonienne du parti, avait refusé 25 Juifs orthodoxes et, de façon tout à fait inhabituelle dans le cadre du processus d’examen des demandes d’adhésion, s’était rendu à leurs domiciles. Par ailleurs, des réunions importantes du parti avaient eu lieu le vendredi soir et samedi (jours interdits pour activités profanes pour Juifs), dédaignant les affirmations selon lesquelles cela les (les Juifs) empêcherait d’y assister.

Selon le rapport, lorsque des plaintes pour antisémitisme ont été déposées au sein du parti, ses dirigeants ont réagi par les « théories du complot » afin de saper la crédibilité des plaignants. Lorsque des plaintes antisémites ont été reçues de la part de l’ancien maire de Londres, Ken Livingston, un ancien fonctionnaire du bureau de Corbyn a accusé les requérants de « conspiration juive » et de « campagne politique mensongère ».

Le rapport avance des allégations contre d’autres responsables travaillistes. Thomas Gardiner, chef du département de la justice du parti, a retardé la déposition des plaintes pour faits antisémitisme. Saumens Milena, responsable de la stratégie de Corbyn, a tenté d’empêcher la suspension d’un membre du parti, pour conduite antisémite, au motif qu’il entretenait de bonnes relations avec le bureau du président.

Le « Telegraph » cite le procureur James Lisbon, pour qui le rapport prouve que les responsables travaillistes sont intervenus dans les enquêtes internes sur les allégations d’antisémitisme. « Il y a beaucoup de plaintes, beaucoup d’exemples d’intervention et de nombreux exemples de « deux poids deux mesures » dans le traitement des plaintes. « Malheureusement, ces interventions sont devenues « institutionnalisées », a-t-il répondu à la question de savoir si le bureau de Corbyn était impliqué dans l’enquête.

En réponse à ces déclarations, le porte-parole du Parti travailliste a déclaré : « L’antisémitisme est un mal, et nous sommes déterminés à l’éliminer du parti et de la société. Le Labour n’est pas un parti antisémite. Les plaintes ne concernent qu’une petite minorité des membres du parti. « Au cours de l’année dernière, nous avons apporté des changements importants à nos procédures, qui sont transparentes. Y compris l’adoption de la proposition de Jeremy Corbyn pour une exclusion rapide, en quelques semaines, des membres coupables d’antisémitisme. » EG♦

Edouard GrisÉdouard Gris, MABATIM.INFO
Traduction et adaptation

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