Corona Inch Allah

Inchalla.jpgMédecins hors frontières

Le 18 mars 2020, le ministère iranien de la Santé a fourni ses chiffres : 1284 décès dus au coronavirus. Médaille de bronze derrière la Chine (3245 morts) et l’Italie (2978). Cela a largement empiré depuis, car la République islamique n’envisage pas de s’attaquer frontalement au problème, notamment en fermant les mosquées.

Certes, elle a demandé 5 milliards de dollars au FMI (l’Agefi), mais c’était pour investir dans les armes qu’elle fournit au Hamas, au Hezbollah (Gatestone Institute) et aux Houthis du Yémen (le Figaro), car les sanctions américaines l’ont obligée à diminuer la ligne « œuvres caritatives » de son budget.

Le FMI n’a pas répondu favorablement, d’évidence suite au véto américain, car le Président Trump exigeait, en échange, la libération des citoyens américano-iraniens arrêtés à Téhéran, sur la seule base de cette double nationalité.

Médecins sans frontières, qui en anglais se dit « French Doctors », a été sensible à l’appel persan, lui.

Sept médecins urgentistes ont donc fait le voyage dans deux avions cargos, qui transportaient un hôpital de campagne gonflable de 50 lits. Mais, pour autant qu’on sache, pas de milliard ni d’arme.

À partir de là, on se perd en conjectures

L’armée française a mis une dizaine de jours à acheminer et rendre opérationnel un hôpital de campagne de 30 lits à Mulhouse, où la demande était cinquante fois plus importante : 1551 personnes étaient hospitalisées et 105 déjà décédées du coronavirus, rien que dans la région Grand Est.

Pourquoi est-ce que MSF n’a pas proposé son aide au plan local ? Son action ne peut-elle s’exercer qu’à l’extérieur de nos frontières ?

Et, dans un autre registre, comment se fait-il que l’installation de 30 lits sous tentes ait pris près de deux semaines d’une « opération logistique complexe », dixit Florence Parly, la ministre des Armées, alors qu’il a fallu à peu près le même temps aux Chinois pour construire un hôpital en dur de mille lits (le Point) ?

Ce sont d’excellentes questions et on vous remercie de les avoir posées.

Gag : à peine arrivés à Téhéran, les Docteurs Français Sans Frontières se sont fait rembarrer par Ali-Reza Vahebzadeh, conseiller du ministère iranien de la Santé, qui n’a même pas eu le courage de le leur dire en face. Il a twitté :

« Je remercie MSF, mais avec l’exécution du plan de mobilisation national contre le coronavirus et l’utilisation de toutes les capacités de soin des forces armées, nous n’avons pas besoin de la mise en place de lits d’hôpital de la part de forces étrangères et cette présence est annulée. »

Médecins sans Frontières attend à Ispahan

Est-ce parce qu’ils arrivaient les mains pleines de de médicaments, mais vides de pépettes négociables contre des armes tonnantes et morcelantes, que nos compatriotes ont été accueillis sans fifres et tambourins et rejetés sans tambour ni trompette ?

Officiellement, les faucons iraniens veulent virer l’équipe des colombes françaises en prétendant qu’elle est constituée de vautours. « Les médecins d’Ispahan disent que l’objectif de l’entrée [en Iran] de Médecins sans frontières n’est pas clair. Le cadre de leur travail n’est pas clair. Et leur protocole d’action soulève des ambiguïtés. » Dixit le député Hossein-Ali Haji Deligani, qui n’est pas un tendre.

Les plus modérés ne disent rien, attendant qu’Allah prenne une décision.

En France, on n’a pas les moyens de dépister les malades, ni celui d’obliger les 67 millions de citoyens à se confiner hermétiquement à domicile.

MSF attend à Ispahan des nouvelles du conflit de pouvoir entre les ayatollah, mais n’envisage pas de venir dispenser sa médecine à domicile.

Abondance de coordination n’eût pourtant pas nui !

Aide-toi et le Ciel…

Avant d’être touchée par le Covid-19, l’Italie a souvent été victime d’inondations.

Les Romains aiment raconter une histoire : c’est un curé, réfugié sur le toit de son église, que les pompiers sont venus secourir à bord d’un canot pneumatique et qui a refusé de descendre, au motif que « le Seigneur me sauvera ». Sauf que le Seigneur n’est pas venu, contrairement aux pompiers qui ont refait, en vain, deux tentatives. Et que croyez-vous qu’il arriva ? C’est le prêtre qui coula. À peine arrivé aux portes du paradis, il alla déposer une réclamation et fut appelé à comparaître devant le Saint des saints. « Mon père, mon père, pourquoi m’as-tu abandonné ? » pleurnicha-t-il. « Tu es gonflé », s’indigna Dieu-le-Père : « je t’ai envoyé trois fois les pompiers ! »

Allah n’a pas envoyé les pompiers à la République islamique et MSF a reçu le même accueil que les soldats du feu venus sauver le curé de la noyade.

Allah a tout prévu

Les épidémies (Ta’oun en arabe coranique) sont évoquées dans de nombreux hadith.

Les hadith ne sont pas des sourates du Coran dictées par Allah directement à Mahomet (qui était un berger analphabète), c’est le recueil des actes et des paroles du prophète et de ses compagnons, à propos de commentaires du Coran ou de règles de conduite. L’ensemble des hadith constitue la sunna, le second fondement du dogme de l’islam, après le Coran.

Parmi ces hadith, deux provenant d’Abdallah Ibn Omar, concernent les épidémies. Le premier explique que la contagion n’existe pas : « le Prophète a dit : ‘Il n’y a pas de contagion ni de mauvais augure’[1] »

Le deuxième explique d’où vient la maladie contagieuse : « La fahicha (c’est-à-dire la fornication et l’homosexualité[2]), pratiquée de manière apparente, n’est absolument jamais apparue dans un peuple sans que ne se propage parmi eux le ta’oun et des maladies qui n’étaient pas connues chez leurs ancêtres ». On a bien compris ? Cela veut dire que l’homosexualité et la fornication sont obligatoirement suivies d’une épidémie. TOUJOURS.

NB : À l’heure où nous écrivons ces lignes, aucune association LGBT n’a souhaité répondre à notre question : « Allez-vous cesser de défiler à la Gay Pride avec des pancartes demandant qu’on libère la Palestine ? »

Khamenei a tout piqué

Le 23 mars 2020, Mike Pompeo, secrétaire d’État (ministre des affaires étrangères) américain, a publié un communiqué dans lequel il énonce un certain nombre de « faits » :

Fait n°3 : Alors que les responsables du régime iranien demandent plus de fonds, il est important de noter que depuis 2012, l’Iran a dépensé plus de 16 milliards de dollars pour financer le terrorisme à l’étranger et a utilisé l’allégement des sanctions du JCPOA (l’accord sur le nucléaire signé par Obama. NDLR) pour remplir les coffres de ses sous-traitants. Les responsables du régime ont volé plus d’un milliard d’euros destinés à des fournitures médicales et continuent de stocker des masques, des gants et d’autres équipements médicaux dont le pays a désespérément besoin, pour les vendre au marché noir.

Fait n°4 : Les sanctions américaines ne visent pas les importations de nourriture, de médicaments et d’équipements médicaux ou d’autres biens humanitaires. Des documents iraniens montrent que, depuis janvier 2020, leurs services de santé ont pu importer des kits de test du Covid-19 sans que les USA y fassent obstacle.

Fait n°5 : Les États-Unis ont offert plus de 100 millions de dollars d’assistance médicale à des pays étrangers, y compris l’Iran, et nos scientifiques travaillent sans relâche pour mettre au point un vaccin. Khamenei a rejeté cette offre parce qu’il travaille sans relâche à concocter des théories du complot et qu’il préfère l’idéologie au peuple iranien.

Le coronavirus s’épanouit mieux dans les dictatures

Il est donc à l’aise au Moyen-Orient, où tous les États, sauf un, sont des régimes autoritaires ou semi-autoritaires. La seule démocratie, Israël, est le seul accusé par ses voisins d’avoir inventé et propagé le virus. Lesdits voisins donnent l’impression de voir dans l’épidémie une bonne occasion pour limiter les libertés déjà très restreintes de leurs populations. Il n’est pas certain que cette manœuvre suffise à calmer les revendications populaires…

Un qui est tout content, c’est l’imam Jamil al-Mutawa, qui officie à la mosquée blanche de Gaza. Dans son sermon du vendredi 20 mars, la veille de l’annonce des deux premiers cas d’infection au coronavirus dans la Bande de Gaza, il s’est félicité : « Mes frères, le coronavirus existe-t-il pour de bon ? Oui. Le coronavirus est-il dangereux ? Oui. Le coronavirus peut-il tuer ? Oui. Y a-t-il des personnes infectées par le coronavirus ? Oui, Allah soit loué ! Les chiffres en Italie : 450 victimes hier. Il y a une victime toutes les 8 minutes. En Iran aussi, il y a une victime toutes les 8 minutes. La Chine est deuxième derrière l’Italie avec 3300 victimes. Que se passe-t-il ? Allah soit loué ! C’est la grandeur d’Allah. … Allah n’a envoyé qu’un seul soldat : le coronavirus. Regardez comme les villes israéliennes sont vides et regardez comme cette mosquée est bondée. Qui nous a donné la sécurité et les a effrayés ? Qui nous a protégés et les a accablés ? C’est Allah! Ô Allah, éloigne le virus de nous et déchaîne-le contre les gens qui sont derrière l’abominable Deal [du siècle]. … Les musulmans sont les gens les moins infectés… Quand je suis entré dans cette mosquée, j’ai reçu un SMS disant que les 56 personnes qui étaient en quarantaine à Bethléem ont été complètement guéries par la grâce d’Allah. Mes frères, avant d’entrer dans la mosquée, j’ai contacté les principaux médecins et ils m’ont dit qu’il n’y a pas un seul cas à Gaza (Memri) ». Le lendemain, il y en avait deux et un en Syrie.

Pendant le virus, le terrorisme continue

L’organisation Global Fatwa Index (GFI), affiliée à la Dar al-Ifta égyptienne[3] et au Secrétariat général des autorités de la Fatwa dans le monde, a révélé, le 16 mars 2020, qu’elle surveillait et analysait de nombreuses fatwas ayant un lien avec le coronavirus. Son rapport mentionne un document divulgué par le ministère irakien de l’Intérieur, selon lequel l’État islamique cherchait à recruter des sympathisants infectés par le coronavirus afin de les utiliser comme « bombes biologiques humaines » dans plusieurs régions de l’Irak, pour y propager le virus parmi les Irakiens.

Le rapport du GFI indique également que les Frères musulmans et l’État islamique ont, à travers un certain nombre de fatwas, appelé les musulmans à se transformer en « armes biologiques humaines » pour attaquer les ennemis de l’islam. Ils ont, de surcroît, ordonné que les musulmans qui meurent du coronavirus soient considérés comme des « martyrs » (Gatestone Institute) .

La répétition comme religion et comme pédagogie

La tactique de la répétition est utilisée par les officines antisémites du style BDS pour accuser Israël de pratiquer un apartheid de soins ou d’information (voire les deux) sur son territoire.

Manque de chance, un Arabe israélien, Yoseph Haddad, a pris le leader sud-africain de BDS la langue dans le sac à mensonges : il a déclaré, à la télévision, qu’Israël n’informait ses citoyens qu’en hébreu, privant les citoyens arabophones d’informations essentielles. Haddad a diffusé la documentation en arabe distribuée par le ministère israélien de la santé.

Cela aurait fait mauvais effet si cela avait été publié dans une autre langue que l’hébreu ou l’arabe.

Mais qu’on se rassure, à défaut du coronavirus, cette info a été efficacement confinée et n’a jamais atteint les médias européens ! LM♦

Logo Liliane MessikaLiliane Messika, MABATIM.INFO

[1] Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°5772 et Mouslim dans son Sahih n°2222.
[2] Rapporté par Ibn Maja dans ses Sounan n°4019 et authentifié par Cheikh Albani dans sa correction de Sounan Ibn Maja – Pour toutes les citations de ce paragraphe, voir Hadith du Jour).
[3] « Dar Al-Iftaa d’Egypte est considérée comme l’un des premiers établissements de Fatwa dans le monde islamique. Depuis 1895, elle est le porte-parole de l’Islam pur ; elle élève très haut, parmi les autres, la bannière de la recherche dans le domaine de la jurisprudence islamique. » (Voir ici)

3 commentaires

  1. Il y a peu, notre éminence Le Grand Baratin, béni des dieux de la Mondialisation, proclamait l’absurdité de vouloir fermer les frontières pour lutter contre l’épidémie. MSF aurait dû s’en inspirer et franchir la frontière de son idéologie pour installer son hôpital de campagne dans nos steppes de l‘EST.

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  2. Il faut noter que les orthodoxes juifs ne sont pas plus intelligents que leurs « confrères » iraniens. En Israël, 24% des malades du Coranavirus ont contracté la maladie dans une synagogue (ou bien lors d’un mariage ou le maintien de fêtes avec de grandes assistances), alors que dans un pays laïc, la maladie s’attrape dans les bureaux, les magasins, les autres lieux où les gens se côtoient à moins d’un mètre de distance, ou bien parce qu’ils ne se sont pas lavé les mains après avoir toucher une rampe d’escalier, une poignet de porte, ou le bouton d’ascenseur. (pas spécialement dans la rue, car les virus ne restent pas en l’air et tombent au sol avec les postillons sur lesquels ils se trouvaient).

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    • À la différence près et elle est de taille que toutes les autorités rabbiniques aussi bien en France qu’en Israël ont donné comme consigne de ne plus fréquenter les synagogues. En Israël elles sont d’ailleurs fermées.

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