« J’accuserai Macron d’avoir laissé mourir les Français et d’avoir tué l’économie »

France se meurtLes faits

La France possède 75 laboratoires publics départementaux, dont la mission est, entre autres, d’effectuer les analyses de contrôle de santé animale. Comme la plupart de ces animaux vivent en troupeaux, ces labos sont outillés pour les analyses de prélèvements massifs. Cela s’est passé pour les bovins lors de la maladie de la vache folle, puis pour les volailles lors de la grippe H1N1.

Ces laboratoires ne traitent pas des animaux et leurs 4500 salariés ne sont pas des vétérinaires. Ce sont des biologistes et ils analysent des prélèvements.

Leur spécificité est qu’ils ne seraient pas performants pour analyser 100 prélèvements à la recherche de virus inconnus et différents, mais qu’ils savent analyser 150.000 à 300.000 prélèvements par semaine à la recherche de traces d’un coronavirus. Ils l’ont déjà fait à de multiples occasions, car si le nôtre a été découvert en 2019 (d’où son nom : Covid-19), il avait été précédé d’autres membres de sa famille, dont ces laboratoires avaient décelé certains.

Les actes

Le 12 mars 2020, Emmanuel Macron a appelé à la mobilisation générale : « nous sommes en guerre ». Pour une fois, il n’a pas tourné autour du pot en évoquant les virus en général, voire de « jeunes bactéries », il n’a pas « en même temps » mis en garde contre les amalgames qui pourraient mettre en danger la communauté pacifique des bactéries intestinales, il a clairement nommé l’ennemi : le SARS-COV-2, responsable du coronavirus 19.

Le lendemain de la déclaration présidentielle, le 13 mars, les laboratoires départementaux se sont mobilisés et ont fait un tour de table pour recenser leurs moyens humains et matériels et les fournisseurs capables de les approvisionner dans ce qu’ils n’avaient pas encore.

Le 15 mars, ils ont envoyé une lettre au gouvernement, pour l’informer qu’il ne leur manquait pas un bouton de guêtre et que pour s’en assurer, « Il suffirait de vérifier auprès de l’Institut Pasteur que nos kits sont fiables, de les adapter au besoin… C’est l’affaire de quelques jours ». Dixit Jean-Louis Hunault, président du Syndicat de l’industrie du médicament et diagnostic vétérinaires (le Point).

Les défaits

Le gouvernement n’a pas répondu.

Les directeurs des labos ont insisté.

L’Agence régionale de santé, l’instance administrative dépendant du ministère, mais toute-puissante pour les autorisations, refuse la proposition des labos, sans préciser ni pourquoi ni quand la situation sera susceptible d’évoluer. Tout ce que l’on sait, c’est que « C’est à l’étude. […] Nous avons des normes réglementaires à respecter. » Le Point a posé la question directement et a obtenu mot pour mot, la même non-réponse aussi vague.

Ces lignes sont écrites le 4 avril, cela fera trois semaines demain que la proposition de tests de grande envergure a été faite au gouvernement. 450.000 à 900.000 personnes auraient pu être testées pendant cette période. Elles, on ne les a pas respectées.

Confiner les citoyens tue l’économie. Les tester et ne confiner que les porteurs du virus la sauveraient.

À la fin de la crise, il faudra que les irresponsables qui nous gouvernent rendent des comptes.

Gouverner, c’est prévoir ?

Les Français ont déjà été en butte à des ruptures de stocks de médicaments courants : l’aspirine 1000 a été, pendant plusieurs mois en 2017, absente des pharmacies. Les vaccins du BCG obligatoires pour les enfants français, en 2015. Aujourd’hui c’est le paracétamol.

C’est tout bête : ces médicaments sont fabriqués en Chine ! Comme les masques, les appareils respiratoires et le gel hydro-alcoolique. C’est ballot, non ? Le jour où la Chine aura envie de nous ennuyer, par exemple si nous entreprenons de lui faire la leçon sur la façon dont elle traite ses islamistes, elle n’aura qu’à fermer le robinet.

Il ne s’est, jusqu’à présent, fermé qu’à l’insu de son plein gré, pour cause de virus SARS-COV-2. Heureusement que les Chinois ont maîtrisé l’épidémie : ils pourront … jusqu’à la prochaine crise, nous fournir de quoi remplacer le matériel que l’Europe (dont nous-mêmes !) a envoyé à l’Iran et dont nous manquons cruellement….

De l’influence des dogmes sur la politique

Depuis Giscard, la désindustrialisation de la France a crû, enlaidi et a multiplié notre dépendance vis-à-vis d’un certain nombre de pays émergents : Chine, Corée du sud…

Depuis le rapport du GIEC, en 1990, le dogme onusien est que « les émissions dues aux activités humaines accroissent la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et que cette concentration réchauffera la planète de 4° par rapport à la période pré-industrielle, si nous continuons au même rythme (le Monde). »

Rappelons un autre dogme tout aussi indiscutable pour les croyants : le Concile d’Ephèse, en 431 de notre ère, a proclamé la double nature divine et humaine de Jésus, au motif que Nestorius, évêque de Constantinople, refusait de « dire qu’un enfant de deux ou trois ans soit Dieu, et me résoudre à adorer un enfant nourri de lait (la Croix). » Dans la suite logique, en 649, la virginité éternelle de Marie, mère de Jésus et de son puîné, Jacques, fut décrétée et Jacques disparut de l’histoire sainte, version catholique.

En ce qui concerne la France laïque, elle a signé, en 1992, la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques. Du coup, le changement climatique, né des cycles orbitaux de la terre autour du soleil, est, depuis, attribué à l’espèce humaine par le dogme onusien.

La folie : faire toujours la même chose en espérant des résultats différents

La définition est d’Albert Einstein, les travaux pratiques sont des gouvernements français successifs.

Ce qui est valable pour les médicaments l’est également pour d’autres secteurs essentiels.

Ainsi, suite à la signature des différents traités sur le climat, la France s’est engagée à détruire progressivement l’industrie nucléaire, qui assure son indépendance énergétique, et à la remplacer par les énergies alternatives, celles qui conduisent, aujourd’hui, nos voisins allemands à nous sous-traiter notre électricité nucléaire et à compenser ce qui leur manque encore par un recours au charbon, infiniment plus polluant.

Devinez qui fabrique l’immense majorité des panneaux solaires dans le monde ? 60% la Chine, 20% la Corée du sud. Si leurs produits étaient bas de gamme, au début des années 2000, quand ils se sont lancés sur ce marché, ils le maîtrisent aujourd’hui avec une production d’excellente qualité, mais quasi impossible à recycler, ce que nos dirigeants oublient régulièrement de mentionner. C’est pareil pour les ampoules électriques à basse consommation, soi-disant inusables, mais qui s’usent quand même quand on s’en sert.

Circulez… pendant que vous avez encore des batteries 

Quant aux véhicules électriques et hybrides, que nous encourageons nos concitoyens à préférer à celles qui utilisent des carburants fossiles, 100% d’entre leurs batteries proviennent de Chine, de Corée du sud et du Japon.

Elles sont tout aussi difficiles à recycler que les panneaux solaires et les ampoules, malgré le dogme selon lequel pâturage et recyclage sont les deux mamelles du comportement écolo-civique.

Macron et Merkel ont signé en décembre 2019 un « accord Airbus de la batterie électrique » qui n’a pas convaincu les écolos : « Saft est l’un des 17 acteurs issus du privé qui intégrera le consortium et bénéficiera à ce titre d’aides stratégiques de la part des États membres. Saft et PSA devraient donc recevoir une part majeure des 690 millions d’euros prévus à ce titre par le gouvernement français. La voiture électrique est depuis longtemps critiquée par de nombreux écologistes, qui dénonçaient le coût financier, énergétique et environnemental exorbitant de ces véhicules (Reporterre). »

Soit l’accord Airbus permettra de nous équiper en batteries nuisibles pour l’environnement, soit notre dépendance vis-à-vis des trois tigres asiatiques continuera, mais dans les deux cas, l’opération est aussi négative que les précédentes, entreprises au nom de la protection de l’environnement.

L’heure est à la concorde, paraît-il.

L’ARS (agence régionale de santé) ne doit pas être au courant. Ou alors, la santé des Français n’est pas sa priorité.

En ce qui me concerne, j’attendrai donc la fin de l’épidémie pour envoyer une lettre ouverte au Président de la République. CA♦

stylo-plume attcCécile Attal, MABATIM.INFO

4 commentaires

  1. Nous avons besoin d’un retour de souveraineté nationale, pas européenne mais nationale, car en cas de crise régionale ou mondiale nous voyons bien que nous ne pouvons compter que sur nous et que chaque pays tente de tirer son épingle du jeu. Je ne porte pas de jugement sur ce comportement même si je le regrette à titre personnel mais je suis un pragmatique et un réaliste, il est donc indispensable de revenir à la souveraineté dans l’ensemble des domaines stratégique : militaire, médecine, nourriture, etc.
    La voiture électrique est une aberration à plus d’un titre, n’oublions pas par exemple qu’elle émet presque 100% de particules fines les plus dangereuses… En effet électrique ou non elle a des pneus qui s’usent au contact du sol, des plaquettes de frein, tous ces éléments identiques à une voiture normale et qui polluent autant avec les pires particules, les fines… Sans penser au fait qu’il faudrait multiplier par un facteur important le nombre de centrales atomiques pour alimenter le parc de voitures français s’il devenait majoritairement électrique. N’oublions pas non plus la taxe sur l’essence qui est prévue de basculer sur l’électricité, l’Etat ne peut pas se permettre de perdre autant. Pour l’instant le « plein » électrique semble rentable.. mais quand tout le monde sera en électrique il faudra payer la taxe essence dessus on sera piégé (c’est prévu grâce aux compteurs linkly pour les bornes à la maison, permettant ainsi de séparer l’électricité consommée pour la voiture du reste, c’est prévu pour les bornes électriques publiques etc).
    Juste une chose pour corriger le « coronavirus 19 » n’existe pas, il existe un virus appelé SARS-COV-2 qui vient après celui du SRAS d’il y a 8 ans et qui s’appelait SARS-COV tout court. « Covid 19 » est le nom de la maladie provoquée par SARS-COV-2, et le 19 indique juste l’année puisque découvert officiellement en fin d’année 2019. Il n’y a pas eu 18 versions précédentes bien entendu.

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  2. Les instances de l UE sont tellement incompetents qu ils sabordent une industrie qui constitue une des richesses de l europe au profit previsible et exclusif de la chine qui controlera toute la filiere batterie .
    Ces monstres roulants peseront 2 tonnes ( une zoé minuscule c est 1,5 tonne a vide ) et rempliront a prix d or l usage qu vehicule thermique de 900 kg sait remplir avec 4 litres d essence pour un cout ridicule
    Autrement di = nous sommes bien dirigés par des cons , macron au premier rang et il est temps de faire imploser cette machine decerebrée qui nous donne des ordres debiles : l UE

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  3. Comme beaucoup de citoyens lambda , je suis ignorant de tous ces faits énoncés , mais d’instinct et surtout après analyse de toute l’information , médias-tv , médias internet et en m’appuyant aussi sur les contradictions de la gestion de cette crise COVID 19 , je partage sans réserve cet article sur FB pour que chacun puisse avoir un point de vue plus éclairé.

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