IHRA ou IRHA pas à Jérusalem ?

Il y a eu l’âge de pierre, l’âge du fer, l’âge du plastique… Nous sommes aujourd’hui à l’âge de la haine, un produit aussi malléable, polymorphe, bref aussi plastique que son prédécesseur.

L’antisémitisme est moins vieux que Mathusalem

En effet, il a l’âge du christianisme. Chaque religion qui se crée sur les bases d’un culte aîné passe par la tentation du meurtre du père pour s’affirmer. Lorsque le rabbin Yehoshua militait pour la liberté d’Israël pendant la colonisation romaine, il n’imaginait certainement pas que quelques années après sa mort, ses followers changeraient son nom en Jésus et feraient du judaïsme table rase. Plus tard, avec le succès du nouveau dogme, est venue la cancel culture du judaïsme : pendant des siècles, les Juifs, restés fidèles à l’esprit et à l’action de Yehoshua, ont été chassés, discriminés, exterminés au nom de l’amour de Jésus.

Il a fallu attendre 1962 et le pape Jean XXIII, pour que l’Église revienne sur ses préjugés et cesse de stigmatiser les juifs comme « peuple déicide », crime dont les véritables coupables, les Romains, n’avaient jamais été accusés.

Le cadet des monothéismes, l’islam, procéda comme son aîné, n’ayant de cesse de délégitimer leur aîné, dont il avait repris l’essentiel du narratif. Son nouveau prophète, Mahomet, avait instauré la destruction des Juifs comme but ultime, sans lequel n’adviendrait jamais le jugement dernier. Cet objectif est toujours au centre des préoccupations des fondamentalistes.

En 2021, lestés de leurs vingt siècles d’ancienneté, les chrétiens représentent la religion la plus pratiquée sur la Terre, avec 2,2 milliards de croyants. Ils sont talonnés par l’islam. Mahomet est arrivé six siècles après Yehoshua, mais il bénéficie des moyens technologiques modernes et, surtout, d’une violence dont la brutalité n’est atténuée par aucune considération morale, alors qu’elle est devenue incompatible avec les valeurs du christianisme.

L’antisémitisme consubstantiel du christianisme a beaucoup baissé, surtout après le Concile Vatican II, qui a généré une grande curiosité des catholiques pour la Bible et la pensée juive.

En revanche, le Coran étant réputé incréé et de ce fait, interdit de discussion, voire de contextualisation, son antisémitisme perdure et s’étend de façon concentrique avec les conversions et l’ensauvagement de la société occidentale.

Le christianisme parle d’amour, l’islam fait la guerre. Et les Juifs ?

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Liliane Messika, Menora.info

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