Plutôt crever qu’avoir à dire merci

Plutôt crever.jpgCanicule et cas d’école

L’été 2019 est chaud, et pas seulement à cause de la canicule hexagonale. À Gaza, par exemple, la construction d’un hôpital, financé en partie par les États-Unis, a été annulée par l’Autorité palestinienne, au motif que Mahmoud Abbas n’avait pas la maîtrise intégrale du projet. Plutôt laisser les Gazaouis sans soin qu’autoriser la création d’un hôpital qui ne lui obéira pas au doigt et à l’œil. Financé par des fonds américains et qataris, l’hôpital devait être administré par des bénévoles en provenance des États-Unis et d’autres pays. Il était prévu qu’Israël y transfère l’équipement qu’il avait déployé à l’hôpital de campagne pour les réfugiés syriens à sa frontière nord.

Las ! Le Fatah s’oppose à tout programme civil qui ne passe pas par les fourches caudines de l’Autorité palestinienne. Situé à proximité du passage d’Erez, entre Gaza et Israël, l’hôpital de 4000 m2 aurait soigné les Gazaouis dans un établissement moderne de 16 services, dont un centre anti-cancer : un apport inespéré pour une population dont le système de santé est miné par la corruption (Mabatim.info).

Avec cet hôpital, les dirigeants palestiniens se foutent de la charité !

Hassan Dajani, un commentateur aux sympathies Hamassiques, a expliqué que si l’hôpital avait impérativement besoin de l’accord de toutes les factions palestiniennes, c’est parce qu’il était soupçonné de constituer un argument en faveur du traité de paix proposé par Trump (Jewish Press). Le fait est que, quand vos propres dirigeants utilisent vos enfants comme boucliers humains, les étrangers qui vous soignent gratuitement représentent une alternative séduisante…

Les dirigeants palestiniens n’ont aucune motivation pour satisfaire leurs populations : ils ne cherchent pas à se faire réélire, puisque ni Mahmoud Abbas, élu en Cisjordanie pour 4 ans en 2005, ni le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza, par un coup d’état en 2007, ne recourent aux suffrages. C’est la violence qui leur permet de se maintenir tout en haut de la chaîne alimentaire.

Le haut de la pyramide est étroit, mais on s’y bouscule et l’hôpital gratuit en fait les frais : les uns n’en veulent pas, car il ne leur rapportera aucun bakchich, d’autres veulent le construire plutôt dans le sud de la Bande de Gaza, d’autres encore, qui tirent leurs revenus élevés des trafics d’influence avec l’UNWRA, craignent qu’en soignant les malades, il fasse une concurrence déloyale à ceux de l’ONU, dont le fonds de commerce oscille entre prévarication et opérations militaires (l’une étant complémentaire des autres).

Un hôpital déguisé en complot et c’est même pas Halloween

Bassam Tawil, un chercheur arabe musulman, qui observe la société palestinienne pour l’Institut Gatestone, depuis 2014, avec une acuité douloureuse, note que « L’Autorité palestinienne est probablement le seul gouvernement au monde qui considère la création d’un hôpital moderne comme une ‘’conspiration’’. Il reste maintenant à voir si la communauté internationale va céder à la campagne d’Abbas et abandonner le projet d’hôpital, ou décider réellement d’aider le peuple palestinien, dont les dirigeants ne savent que s’aider eux-mêmes (Gatestone Institute). »

De fait, le 31 juillet 2019, la ministre cisjordanienne de la santé, Mai Kaila, a informé Jimmy McGoldrick, coordinateur spécial adjoint des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, (reeees-pirez !), qu’elle avait compris le complot : le nouvel hôpital servirait à séparer la Cisjordanie de Gaza, aussi l’Autorité palestinienne s’emploierait-elle à déjouer le premier en empêchant la construction du deuxième. « Ce projet porte le costume de l’humanité tout en dissimulant un aspect politique dangereux. »

Séparer la Cisjordanie de Gaza ? Comment peut-on séparer plus qu’elles ne le sont déjà ces deux mini-Palestines, l’une historiquement jordanienne et l’autre égyptienne, dirigées par deux factions qui se haïssent autant qu’elles exècrent les Juifs ?

Abbas refuse l’hôpital, il refuse aussi les soins… pour les autres !

On a appris, le 2 août 2019, que Mahmoud Abbas refuserait désormais toute assistance médicale de la part des Israéliens. Punis, ils sont les Juifs ! Jusqu’à présent, avec leur système de sécurité sociale, ils soignaient à l’œil tous les Palestiniens que leur propre système de santé n’arrivait pas à prendre en charge. Eh bien c’est fini ! Ça leur apprendra : ils retirent du montant des taxes perçues pour l’Autorité palestinienne les sommes qui rémunèrent les assassins de leurs citoyens. C’est pas mesquin ? En représailles, le Président à vie de l’Autorité palestinienne a décidé de priver ses propres citoyens de soins. Et toc ! Bien fait pour les Juifs !

Cette démarche, pour illogique et suicidaire qu’elle soit, ne rencontrera pas d’opposants : les malheureux Palestiniens préfèrent la maladie à la mort ! De plus, cela n’empêchera pas les thuriféraires de la Palestine d’admirer la détermination de ce lider maximo

Un haut responsable du ministère de la Santé palestinien s’est dit préoccupé par la situation. On n’aimerait pas être à la place de cet intrépide, qui risque de rencontrer inopinément une salve de Kalachnikov, mais dont les ayants droits ne bénéficieront pas de la générosité réservée aux seuls tueurs de Juifs.

Boire un petit coup, c’t’indispensâââbleu…

L’été 2019 est chaud, bis repetita, aussi nos médias conseillent-ils aux « seniors » de boire beaucoup : dans nos contrées privilégiées, il est important de pallier l’étourderie bien connue de nos aînés. Dans les pays arides, le problème dépasse largement le troisième âge.

En 2016, au moment où Le Cap connaissait une gravissime alerte à la sécheresse, une conférence y était justement programmée, avec la participation du leader mondial en matière de traitement d’eau : Israël. Pfff ! Aiguillonné par BDS, le gouvernement sud-africain cracha sa dernière goutte de salive en direction de l’État sioniste et lui fit savoir que la conférence était annulée. L’Afrique du sud préférait crever la gueule ouverte, plutôt que d’apprendre des Juifs comment économiser son eau et la recycler (Mabatim.info). Si la situation s’est reproduite pratiquement à l’identique avec l’Iran, elle n’est cependant pas universelle : beaucoup de dirigeants préfèrent sauver leur peuple plutôt que snober les Juifs.

Il y a 60 ans, Le Monde voyait le monde !

En 1960, Le Monde Diplomatique n’était pas encore devenu un organe de propagande anticapitaliste et anti-juif, aussi ses journalistes n’éprouvaient-ils pas le vertige des cimes quand ils avaient les pieds sur terre. Ils pouvaient donc, sans défaillir, informer leurs lecteurs. La situation, aujourd’hui, est si éloignée de ce journalisme banalement d’information, que le texte ci-dessous semble provenir d’une autre galaxie :

« Sans complexes, en réalistes, nombre de dirigeants noirs se sont alors tournés vers l’exemple d’Israël, en dépit de leur solidarité affective avec les pays arabes, en dépit du fait qu’Israël soit un État blanc. Ils ont pensé trouver entre leurs propres États et ce pays à la nature hostile, hier aride, sans eau ni végétation, des caractéristiques communes, appelant des méthodes de développement voisines. Comment une population numériquement faible, mais techniquement évoluée, était parvenue à faire « refleurir le désert », voilà qui intéressait les fils de paysans et de pasteurs qui gouvernent aujourd’hui les États africains de la zone sahélienne. (Monde Diplomatique) »

Le troisième millénaire est religieux, comme prévu : la palestinolâtrie règne

Les années 1960 sont oubliées : seuls les titulaires d’une Carte Senior savent encore qui était John Lennon et on est habitué à ce que Le Monde Diplo se fasse une religion de délégitimer l’État juif en tout cas, en tout temps et en tout lieu. Il n’est pas le seul. La Palestinolâtrie survit aux révélations fracassantes sur les villas luxueuses, les comptes offshore et les Mercedes blindées des dirigeants du Fatah et du Hamas (Mabatim.info), car ce qui compte, c’est d’incriminer les Juifs, pas de sauver les Palestiniens, et surtout pas d’eux-mêmes. La mouvance antisiomite récite ad nauseam un catéchisme accusant les Juifs de tous les malheurs de la planète, quelles que soient les circonstances et même lorsque la preuve de leur innocence crève les yeux. Ainsi du génocide supposément perpétré par Israël sur une population multipliée par plus de sept pendant son occupation.

Exemple :

« Les données indiquent que les précipitations annuelles à Ramallah sont supérieures à celles de Londres (619 mm/an contre 596 mm/an). Cependant, la consommation d’eau quotidienne par habitant des Palestiniens (environ 70 l/jour) est fortement inférieure aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (environ 100 l/jour). Pour leur part, les Israéliens consomment en moyenne environ 250 l/jour. Comment une différence aussi radicale est-elle possible ? Quels sont les mécanismes qui permettent à Israël de maintenir ce déséquilibre ?  (Middle East Eye

L’auteur de cette description ne se rend pas compte qu’elle donne elle-même des réponses qui contredisent ses accusations. La réalité est en effet plus simple que le complot qu’elle décrit ensuite, où Israël détruit exprès les infrastructures palestiniennes, afin de voler leur eau aux victimes de son occupation inhumaine. En réalité, Israël a appris à économiser son eau, à recycler celle qu’il utilise et, même, à en fabriquer à partir de l’air, alors que les installations palestiniennes sont vétustes et les fuites innombrables, que nul ne songe à réparer, puisque tout l’or que le monde dirige vers la Cisjordanie et Gaza échoit dans les poches des dirigeants.

« Environ un tiers de l’eau d’irrigation en Israël provient maintenant des eaux usées traitées dans plus de 150 usines et la percée majeure est venue avec le dessalement, le processus d’élimination du sel de l’eau de mer. (…) Aujourd’hui, jusqu’à 80 % de l’eau à usage domestique provient des grandes usines côtières de dessalement. (…) La lutte contre les fuites est également un élément crucial de la conservation de l’eau. Le taux de fuite d’Israël, qui se situe entre 7 et 8 %, est le plus faible du monde, contre 30 % dans de nombreux autres pays. (Jforum) »

Israël partage son expertise avec le monde entier. Bien des pays d’Afrique, obligés par leur allégeance au Club des Non-Alignés, de voter contre Israël, quel que soit le sujet, se félicitent néanmoins d’avoir accepté ce cadeau, qui les a conduits vers l’autonomie en matière d’eau.

La soif de haine est inextinguible

Les antisiomites ont plus soif de haine que faim de bonheur pour leurs protégés. D’autant qu’ils vivent dans le confort des démocraties occidentales, qui pourvoient à tous leurs besoins. Alors ils continuent de ratiociner dans le vide. Et pendant ce temps-là, l’État juif, avec son climat aride, a tellement amélioré ses technologies, qu’il exporte de l’eau dans le monde entier.

« Et quiconque donnera seulement un verre d’eau froide à l’un de ces petits parce qu’il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense. » (Mathieu 10:42)

La récompense d’Israël relèverait plus du livre de Job que des Évangiles, si le peuple à la nuque raide n’était, avant tout, celui du libre arbitre, qui prend en mains son destin.

Et l’on voudrait qu’il confie sa sécurité à des « amis » comme la France ou l’ONU ?

Le masochisme, comme l’humour juif, a des limites ! LM♦

Logo Liliane MessikaLiliane Messika, MABATIM.INFO

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Un commentaire

  1. Tout est parfaitement résumé dans la phrase : on ne sauve personne de lui-même. Proposez de l’aide à l’entite palestinienne – que j’appelle ainsi par analogie au nom qu’elle se plaît à donner à l’Etat hébreu (« entité sioniste ») mais qui convient plutôt à la formation constituée par les chefs arabes de Gaza et de Cisjordanie) – ou n’en proposez pas, vous serez toujours diabolisé.
    Il faudra attendre un temps où les poules finiront par avoir des dents et qui verra le retour des dinosaures pour que des gens aussi tordus que cela mettent en priorité la santé des leurs plutôt que la haine des Juifs, alias la haine de la vie et de ses défis.

    J'aime

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