Femmes : « remarquables en Israël, remarquées en Palestine »

Journee-droits-femmes-1170x585pxQuelques faits que les antisionistes ne veulent pas savoir

L’antisionisme, alias antisémitisme.2, rassemble sous sa bannière brun-vert des gens qui n’auraient pu, sans lui, qu’être irrémédiablement ennemis idéologiques : démocrates et dictateurs, militants d’extrême droite et militants d’extrême-gauche, nationalistes et universalistes, écologistes et pro-napalm syriens, laïcs et islamistes, féministes et misogynes…

Les faits qui enchantent les uns désolent les autres, aussi est-il vital pour la cohésion internationale que les faits, les chiffres et, de façon générale la réalité, demeurent exclus du champ de la haine.

On les dévoile exprès pour faire grincer des dents

Message pour les islamistes : le premier pays du Moyen-Orient où les femmes musulmanes ont eu le droit de vote a été Israël (le 15 mai 1948, jour de l’indépendance, alias la naqba, la katastroff).

Message pour les aficionados des cerfs-volants enflammés : Israël est le seul pays au monde qui démarre chaque année avec un plus grand nombre d’arbres que l’année précédente. Depuis son indépendance, l’État hébreu a planté plus de 240 millions d’arbres et il continue au rythme de trois millions par an. Bien qu’il ait un climat aride, 4 % de sa surface est boisée. Les cerfs-volants gazaouis ne choisissent pas les forêts sur lesquelles ils tombent et qu’ils incinèrent.

Messages pour les écolos : Sur une surface totale de 22.000 km2, Israël compte 66 parcs nationaux et 190 réserves naturelles, qui couvraient un quart de son territoire en 2015. De nombreuses espèces disparues ou en voie de disparition y ont été introduites : oryx, élans, addax, onagres, bouquetins, autruches, hippopotames blancs… Dans le golfe d’Aqaba, où le corail a souffert du tourisme le long du littoral, des scientifiques réimplantent des coraux par bouturage, selon une technique unique au monde (Israel Oceanographic & Limnological Research). À titre de comparaison, la France métropolitaine, 551.695 km2 donc 27 fois plus grande que l’État juif, comptait, au 1er janvier 2019, 181 réserves naturelles, 9 de moins que lui.

Message pour les délégitimeurs d’Israël au nom du « faut pas créer un pays sur la base d’une religion » : Israël est le seul État au monde où la population est majoritairement juive (75 %). Les autres 25% sont constitués d’Arabes, descendants des Arabes de la Palestine mandataire (20,6 %, musulmans à 91 %). Il y a dans le monde 57 États dont le cœur identitaire est l’islam. Dans quelques-uns de ces pays, une autre religion que l’islam est tolérée. Dans l’immense majorité de ces pays, les non musulmans sont des citoyens de seconde zone, inférieurs en droits aux musulmans (Mabatim.info).

Message pour les monomaniaques de l’islamophobie : Israël est le seul pays au monde qui subventionne TOUS les cultes, dont l’islam, évidemment, mais aussi ceux dont les adeptes sont persécutés dans les pays musulmans : Baha’i, circassiens, zoroastriens…

Message pour les laïcs islamophiles en France et judéophobes partout : le peuple juif amalgame (ouiii !) des gens de toutes obédiences, dont l’échantillon s’étale de l’orthodoxie religieuse à l’athéisme le plus forcené. Mais si l’État juif a vocation à devenir le refuge de tous les Juifs persécutés de la planète, la réciproque n’est pas vraie et tous les Juifs ne se sentent pas solidaires de l’État qui les sauvera peut-être un jour de leurs amis islamistes.

Message pour les féministes : la troisième femme au monde à accéder au statut de Premier ministre sur la planète Terre a été l’israélienne Golda Meir, en 1969, après Sirimavo Bandaranaike au Sri Lanka et Indira Gandhi en Inde. Appelée « la grand-mère d’Israël », elle avait été qualifiée par Ben Gourion de « seul membre de mon gouvernement qui ait des c… », mais recevait volontiers les diplomates israéliens ou étrangers dans sa cuisine. Golda Meir n’était pas une féministe en recherche de parité, ni une antiraciste tentée par la discrimination positive. C’était une femme qui ne voyait en ses congénères que des individus, indépendamment de leur sexe et de leur couleur.

Message pour les LGBT : pendant que vous défilez à la Gay Pride parisienne avec des pancartes « Libérez la Palestine », vos homologues gazaouis sont jetés du haut des toits d’immeubles pour la seule raison de leur choix sexuel. Les mêmes en Cisjordanie sont jetés en prison sans procès et il n’existe pas de transgenres, car il est déjà difficile de réunir le bakchich suffisant pour se faire opérer de l’appendicite ou pour obtenir le visa afin de quitter Gaza et se faire hospitaliser en Israël, alors pour une opération de changement de sexe, devinez !

Droits LGBT en Israël (Wikipedia)

Rapports homosexuels légaux  Dp 1988
Égalité de l’âge du consentement  Oui
Loi contre les discriminations à l’embauche  Oui
Loi contre les discriminations pour la fourniture de biens et services  Oui
Loi contre les discriminations dans tous les domaines (incl. discrimination indirecte, discours de haine)  Non
Égalité dans la loi du retour  Dp 2014
Mariage homosexuel célébrés à l’étranger reconnus depuis 2006  Non
Reconnaissance légale des couples de même sexe  Dp 1994
Adoption du beau-fils pour un couple de même sexe  Dp 2005
Adoption conjointe pour les couples de même sexe  Oui
Gays et lesbiennes autorisés à servir ouvertement dans l’Armée  Dp 1993
Droit au changement légal de genre  Oui
Accès à la PMA pour les lesbiennes  Oui
Droit à la gestation pour autrui des couples homosexuels  Dp 2014
HSH autorisés au don de sang  Dp 2018

Droits LGBT en Palestine (Wikipedia)

En Cisjordanie. Sous la Palestine mandataire, (Palestine sous mandat britannique), une ordonnance du Code criminel no 74 de 1936 section 152(2) criminalise l’homosexualité qui est passible de 10 ans de prison. À la fin du mandat britannique, la Cisjordanie a abandonné progressivement les lois qui étaient alors en vigueur, cette section et toute référence à une interdiction de l’homosexualité ont disparu. Néanmoins, l’Autorité palestinienne n’a jamais légiféré précisément sur ce sujet. Malgré la légalité de l’homosexualité en Cisjordanie, il n’y a aucune reconnaissance des droits LGBT et ceux-ci sont victimes de violences.

La Bande de Gaza a connu la même interdiction que la Cisjordanie, faisant également partie de la Palestine mandataire. Néanmoins, après le retrait britannique, la section 152(2) du Code criminel no 74 de 1936 est toujours restée en application, faisant que les homosexuels de ce territoire peuvent toujours être poursuivis pour homosexualité. En Palestine, il n’existe aucune reconnaissance légale de l’homosexualité, le partenariat domestique ou union civile n’existent pas.

Asile pour motif d’homosexualité. En janvier 2010, un Palestinien a demandé le droit d’asile en Israël suite aux persécutions qu’il subissait. Alors qu’il était en situation irrégulière sur le territoire israélien et devait être reconduit en Palestine, la Cour Suprême d’Israël a ordonné que le droit d’asile lui soit accordé parce que « sa vie risque d’être en danger en Palestine du fait de son homosexualité ».

Qui sont les idéaux de professions proposés aux petites Israéliennes ?

Dans la tradition juive, les matriarches Sarah, Rebecca, Rachel et Léa, ont autant de renom et de gloire que les patriarches Abraham, Isaac et Jacob. Il est donc logique que l’Israël contemporain traite de la même manière étudiants et étudiantes, soldats et soldates, scientifiques des deux sexes, politiciens et politiciennes et businessmen et businesswomen.

Le résultat est éblouissant. Étant donné que toute mère juive qui se respecte espère que ses enfants deviendront médecin, avocat et, s’il y en a un troisième, président des États-Unis, il y a, en Israël, surabondance de médecins, d’avocats, mais pas encore de présidents des États-Unis.

Le docteur : la professeure Varda Shoshan-Barmatz

En Israël, les résultats suffisent, aussi les femmes de haut niveau ne passent pas leur temps à batailler pour la féminisation des appellations. À 69 ans, Varda Shoshan-Barmatz est titulaire de la chaire Hyman-Kreitman en bioénergétique de l’Université Ben-Gurion (BGU). Elle a obtenu son doctorat à l’Institut Weizmann et a suivi deux formations postdoctorales, l’une à l’Université du Wisconsin-Madison et l’autre à l’Université de Toronto. En 1982, elle a rejoint le département des sciences de la vie du BGU, qu’elle a présidé de 2000 à 2004.

Elle a été récompensée par le prix Hestrin de la Société israélienne de biochimie, le prix Teva pour jeunes scientifiques (1993) et le prix Teva Founders (2016).

Le magazine Lady Globes l’a désignée comme l’une des 50 femmes les plus influentes d’Israël (2009) et elle est l’une des cinq femmes qui ont réalisé des percées scientifiques fondamentales (2016).

Elle a été parmi les fondateurs de l’Institut national de biotechnologie du Néguev, qu’elle a également dirigé (2006-2015) et où elle étudie les maladies métaboliques associées à un dysfonctionnement mitochondrial.

Certains collectionnent les perruques, le dada de Varda Shoshan-Barmatz est la protéine VDAC1, qui a un rôle central dans la vie et la mort de la cellule et dans sa surexpression dans des maladies comme le cancer, la maladie d’Alzheimer, les maladies cardiovasculaires et le diabète de type 2.

En mai 2018, la société de transfert de technologie de l’Université Ben Gourion du Néguev (BGU) et l’Institut national de biotechnologie du Néguev (NIBN) ont annoncé qu’un groupe de recherche qu’elle dirigeait mettait au point une nouvelle molécule pour le traitement du cancer. Cette recherche a montré, non seulement l’inhibition de la croissance des cellules cancéreuses, mais aussi la capacité de reprogrammer les cellules cancéreuses en cellules normales (OmicsOnline).

Fuite des cerveaux français vers Israël 

La réponse à l’exode des cerveaux français juifs est peut-être partiellement dans l’antisémitisme, mais le moteur se situe plus dans l’espoir que dans la fuite et il tient au modèle israélien, fait de performances et de pragmatisme.

Quand un chercheur français a une intuition, il doit d’abord combattre toutes les hiérarchies qui veulent lui prouver pourquoi il a tort et comment le résultat qu’il espère est impossible à obtenir. Si jamais il passe ce premier barrage en moins de dix ans et que sa découverte n’a pas déjà été brevetée par un Américain ou un Israélien, on lui accordera peut-être un labo avec assez de moyens pour s’acheter un crayon et un bloc de papier. Il devra ensuite passer les années suivantes à faire des courbettes à Pierre, Paul et Jacques, pour les remercier de leur générosité.

En Israël, quand un chercheur va à l’Institut Weizmann ou au Technion avec une idée originale, on lui demande ce dont il a besoin, on l’installe et on lui donne une date limite au terme de laquelle il doit avoir trouvé de quoi se financer tout seul.

C’est dans cette optique qu’a été créée BGN Technologies, la société de transfert de technologie d’UBG. Elle fait le lien entre des innovations technologiques issue des laboratoires de l’université et le marché. Elle tricote des collaborations de recherche et encourage l’entrepreneuriat entre chercheurs et étudiants. Elle a déjà créé plus de 100 entreprises dans les domaines de la biotechnologie, de la haute technologie et des technologies propres et elle a lancé des centres technologiques de pointe, des incubateurs et des accélérateurs d’entreprises.

Le premier diplomate israélien envoyé à Bahreïn est UNE diplomate

Le 21 octobre dernier (2019), une conférence sur la sécurité avait lieu au Bahreïn, coorganisée par cette monarchie du Golfe, les États-Unis et la Pologne. L’objectif d’origine était de contrer les velléités impérialistes de l’Iran. Il a évolué vers quelque chose de plus large et plus politiquement correct : la « promotion d’un avenir de paix et de sécurité au Moyen-Orient ».

Un représentant d’Israël était officiellement convié pour la première fois dans l’Histoire du Moyen-Orient. C’est Dana Benvenisti-Gabay qui a été choisie, non pas pour ses beaux yeux, mais parce qu’elle pilote la Direction de la sécurité régionale et du contre-terrorisme du ministère israélien des Affaires étrangères (Times of Israel). Les ennemis de mes ennemis étant mes amis, l’officielle interdiction de « normaliser » les relations avec l’État juif a été oubliée par Bahreïn, au profit de la nécessité de trouver des solutions locales, après les attaques iraniennes contre des infrastructures pétrolières saoudiennes et des navires dans la région du Golfe.

Si l’Angleterre et l’Australie ont accepté de fournir des navires de guerre pour assurer la sécurité de la navigation dans le Golfe, le reste des Européens a, comme d’habitude, lâchement refusé de participer, car sa priorité n’est pas la sécurité de l’Occident, mais le bénéfice immédiat qu’ils pourront tirer d’un contournement des sanctions américaines. Quant aux conséquences ultérieures, leurs enfants iront pleurer auprès des Américains pour qu’ils les sauvent une troisième fois d’une guerre mondiale !

Dana Benvenisti-Gabay, elle, n’est pas une lâche européenne. C’est une dure à cuire israélienne qui était parfaitement à sa place en compagnie de « 60 ministres des Affaires étrangères et envoyés du Royaume, y compris des pays arabes avec lesquels nous n’avons pas de relations, qui se sont assis avec Israël et ont pris position contre l’Iran (WorldIsraelNews) », a déclaré Netanyahou à son retour de Bahreïn.

Elle travaille pour le ministère des affaires étrangères israélien depuis 2007. Elle y a été directrice adjointe aux affaires économiques, elle a été en poste en Bulgarie et en Chine. Le « Groupe de travail sur la sécurité maritime et aérienne » n’est pas la première occasion où elle a représenté son pays. Et ce n’est certainement pas la dernière !

Une surdouée du business, surdouée tout court

Le parcours d’Orly Shoavi est exemplaire de la start-up nation, de bonne élève à e-millionnaire. Il montre le meilleur d’un pays qui se donne les moyens de ses ambitions, en privilégiant l’éducation. Orly est née dans un foyer où l’on aspirait à l’excellence et où on l’encourageait, dit-elle. Ses grands-parents des deux côtés, survivants polonais de l’Holocauste, n’ont pas eu la chance de faire des études. Quand ils sont arrivés en Israël, le pays était dans les limbes et ils ont participé à sa construction. À l’époque, on ne prétendait pas encore que ces pionniers qui asséchaient les marais étaient des colons impérialistes. Leurs enfants, les parents d’Orly, ont tous deux été diplômés de l’Université.

« Quand j’étais enfant, à Haïfa », explique cette ravissante jeune femme, « j’ai été diagnostiquée surdouée. » En France, cela condamne les enfants à l’ennui dans des classes où l’on s’aligne sur le niveau des plus faibles : comme on ne peut pas rendre intelligents les moins doués, on empêche les meilleurs d’exceller, égalité oblige.

En Israël, ce diagnostic permet d’accéder à des écoles spéciales. C’est là qu’Orly a étudié, de la 6ème à la Terminale. Après le lycée, elle a fait son service militaire dans un corps d’élite : l’Unité 8200 du corps des Renseignement de l’armée[1]. Après l’armée, elle a obtenu une licence et un Master en informatique (mention Très Bien) au Technion, l’Institut israélien de technologie. « C’est ici que bat le cœur scientifique de la « Silicon Wadi », la Silicon Valley israélienne. ‘’1.600 start-up sont sorties du Technion ces vingt dernières années, 811 sont encore actives et 296 ont été rachetées ou fusionnées’’, décompte Moshe Sidi, vice-président de l’université. Parmi les succès les plus connus : la clé USB, un médicament contre la maladie de Parkinson ou Rewalk, un robot pour aider les paraplégiques à remarcher (le Monde). »

En plus de l’informatique, Orly a obtenu un MBA, une maîtrise en administration des affaires, de l’Université de Tel Aviv, avec les félicitations du jury.

Le chômage est infinitésimal en Israël et les stars du Technion ne le rencontrent jamais. Orly a dirigé la R & D chez Intel, Radvision et Modu, des sociétés de haute technologie haut de gamme, puis elle a fait un passage par la gestion de produits et le développement commercial chez Telmap, qui a ensuite été rachetée par Intel.

Fin 2014, elle a fondé une startup technologique avec son amie Ronnie Sternberg : SafeDK, qui apportait une vraie valeur ajoutée aux développeurs de mobiles. Les plus grandes sociétés israéliennes de capital-risque et des business angels avaient investi chez elles 8 millions de dollars.

Un Business Angel est une personne physique qui investit son propre argent dans une entreprise innovante à fort potentiel et qui met à disposition de cette entreprise ses compétences, son expérience, son réseau relationnel et une partie de son temps. Ils sont entre 7 et 8000 en France, 40.000 au Royaume Uni et dix fois plus aux Etats-Unis (FranceAngels). En Israël, 350 multinationales et 40 sociétés de capital-risque ont investi 6,5 milliards de dollars en 2018. Pour un pays de 22.000 km2 avec 9 millions d’habitants, voilà qui a l’air beaucoup plus disproportionné que l’assassinat ciblé de terroristes ayant du sang d’enfants juifs sur les mains, non ?

Ce qui est surtout étonnant, c’est que plus le capital est important, plus le risque est minime, comme en témoigne l’incroyable retour sur investissement qui, à son tour, multiplie les investisseurs.

Qu’est-ce que les Israéliens ont de plus que les autres n’ont pas ?

Peut-être leur armée : le service militaire est obligatoire pour tous les garçons de 18 à 21 ans et les filles de 18 à 20. C’est une expérience qui fait acquérir une maturité rapide et un très fort sens des responsabilités… que les jeunes démobilisés appliquent ensuite au monde du travail. Dans un pays qui ne possédait aucune matière première, jusqu’à ce que des nappes de gaz soient découvertes, il y a moins d’une décennie, il n’existe pas de culture de l’héritage. Israël ne compte que sur sa matière grise. Il en a à revendre et la cultive avec le même enthousiasme que nous, Français, cultivons un égalitarisme sourcilleux qui interdit même l’usage du mot « sélection ».

En juillet 2019, l’entreprise d’Orly Shoavi et Ronnie Sternberg a été acquise par Applovin, une société américaine leader mondial dans le secteur des jeux, pour plusieurs millions de dollars. Orly est maintenant PDG de Applovin Israël, mais sa plus belle réussite, ce sont ses deux enfants. C’est sa mère que le dit !

La Claire Chazal israélienne est arabe

Lucy Aharish est la première présentatrice arabe israélienne du journal télévisé en hébreu. Cette jeune femme, qui a subi le racisme dans son enfance, en tant que seule élève arabe de son école à Dimona, au milieu du Neguev, n’en a pas, pour autant, adopté l’islamophobie comme horizon indépassable. Heureusement pour elle, elle vit au pays maudit de l’apartheid et non dans celui, idéal du vivre-ensemble : elle est allée de l’avant et est aujourd’hui la présentatrice chouchou d’une très grande majorité d’Israéliens.

Bis repetita, comme elle vit loin du cocon mortifère hexagonal, où votre origine détermine votre passé, votre présent, votre avenir et surtout l’opinion de tout un chacun sur vous, elle a fait des études de sciences sociales et de théâtre à l’université hébraïque de Jérusalem, puis de journalisme à l’École Koteret de Tel Aviv. Quoi ? Une Arabe a fait des études dans les écoles les plus prestigieuses d’Israël ? Ben oui, il n’y a que des Français pour trouver ça étrange. Pour les Israéliens, c’est du quotidien.

Lucy Aharish a piqué un coup de sang, en juillet 2014, quand, en direct pendant son JT, elle a dénoncé le Hamas, pour son utilisation (habituelle) de civils comme boucliers humains, pendant l’opération Bordure Protectrice. Qu’on se rassure, elle a aussi dénoncé (pas dans la même phrase comme cela eût été obligatoire en France) le racisme intercommunautaire qui monte les uns contre les autres ashkénazes, séfarades, russes, chrétiens et musulmans dans un pays, dont elle dit quand même : « Israël est mon pays et j’en suis fière ! (Wikipedia) »

Ce n’est pas en France que ça arriverait ! Euh, les communautés antagonistes, genre Diallos contre Blancs, islamistes contre Juifs, véganes contre omnivores, punk fascistes de droite contre punks fascistes de gauche, autos contre vélos, taxis contre Uber, etc. ? Non, on veut dire que ce n’est pas en France qu’une personne issue d’une minorité visible oserait dénoncer publiquement les crimes dont certains, dans sa propre communauté, sont responsables et, encore pire, dire qu’elle aime la France. Lucy Aharish l’a fait et elle en a été honorée, en 2015, par l’État dont elle est citoyenne, en étant conviée à faire partie des héros qui allument chacun une torche lors des célébrations de la fête nationale.

Elle s’est mariée en 2018 avec un acteur juif, ce qui a donné l’occasion à quelques pisse-vinaigre de donner un avis que personne ne leur demandait. Cela a réjoui la presse française, avide de preuves que l’État juif est bien fasciste, raciste et criminel (Libération). On ne croit pas que lorsque Vincent Cassel (51 ans) a épousé Tina Kunakey (21 ans), les journaux israéliens aient jubilé devant l’intolérance et le racisme de la France dans son ensemble, du fait que quelques jaloux avaient fait des remarques inappropriées sur la différence d’âge ou de couleurs des époux…

Microbiologiste de jour et Top Chef by night

Nof Atamna Ismaeel est une microbiologiste arabe israélienne, qui a participé à des publications scientifiques de très haut niveau et qui gagné le Top Chef en 2014. Quel rapport ? Aucun, mais c’est une spécialité israélienne que de rapprocher des choses sans aucun rapport entre elles pour en tirer des innovations percutantes. L’autre spécialité locale est de faire atteindre le plus haut niveau à des Arabes qui, en France, seraient stigmatisés, alors que l’État juif, vu de l’Hexagone, les soumet à un apartheid scandaleux. On voit le résultat.

On ne sait pas ce qu’on doit admirer le plus, de ses sept publications sur des sujets ésotériques : « Rosenbergiella nectarea gen. nov., sp. nov., dans la famille des Enterobacteriaceae, isolée du nectar floral » en juillet 2013, ou « Rhodopsines microbiennes à la surface des feuilles de plantes terrestres » en septembre 2011. On constate cependant qu’entre les microbes et le nectar floral, le cœur de Nof n’a pas balancé longtemps : elle a le projet d’ouvrir une école de cuisine. Comme elle tire les projets de son imagination plus vite que Lucky Luke tire sur son ombre, elle a, entretemps, accepté de conseiller Marks & Spencer sur sa stratégie de conquête du segment de la nourriture arabe.

En France, beaucoup de jeunes aimeraient gagner The Voice (oui, on dit comme ça en VF), Koh Lanta ou le Top Chef, mais aucun n’est déjà microbiologiste. En France, nous ne croyons pas à l’effort, au travail et à l’excellence. Les élèves sont dorlotés et protégés de la moindre contrainte et de la plus infime déception. Tout est fait pour les convaincre qu’on peut atteindre l’excellence en faisant l’impasse sur l’effort. Le résultat se constate dans un pourcentage vertigineux de bacheliers incapables de déchiffrer une phrase, qui se répercute dans une dégringolade continue dans le classement PISA.

Quid des idéaux donnés en exemple aux petites Palestiniennes ?

Nous avons cherché quels étaient les modèles auxquels aspiraient les femmes de l’autre côté de la Ligne verte. Lucy Aharish et Nof Atamna Ismaeel n’en font pas partie, bien au contraire : en Palestine, elles seraient emprisonnées pour « normalisation avec l’État juif (voir mabatim.info) ».

Nous en avons quand même trouvé trois, qui représentent les trois âges du seul idéal faisant vibrer les Palestiniennes. Sont-elles médecin, diplomate, microbiologiste, businesswoman ou présentatrice de JT ? Non, non, non, non et non. Elles sont toutes les trois des combattantes. La plus jeune avait 3 ans lors de sa révélation au public, la plus âgée en a 23 et la plus… icône en a 19.

Basmallah, 3 ans, idéologue et exégète du Coran

Le 7 mai 2002, dans le magazine féminin de la chaîne saoudienne Saudi Iqraa TV[2], une star est née, qui a soulevé des torrents d’enthousiasme dans le monde arabe. Voici comment l’intervieweuse, Douaa Amer, présentait cette jeune Égyptienne : « Notre reportage d’aujourd’hui sera inhabituel, car notre invité est une fille, une fille musulmane, une vraie musulmane. Si Allah le veut, que Dieu nous donne la force de donner à nos enfants la même éducation, afin que la prochaine génération d’enfants ne soit constituée que de vrais musulmans, qui savent qu’ils sont musulmans et qui connaissent leurs ennemis. Cette enfant va maintenant se présenter. … La paix soit sur vous. »

Basmallah : La miséricorde et les bénédictions d’Allah soient sur vous.

Amer : Comment t’appelles-tu ?

Basmallah: Basmallah.

Amer : Quel âge as-tu, Basmallah?

Basmallah : Trois ans et demi.

Amer : Es-tu musulmane ?

Basmallah : Oui.

Amer : Basmallah, sais-tu ce que sont les Juifs?

Basmallah : Oui.

Amer : Tu les aimes ?

Basmallah : Non.

Amer : Pourquoi est-ce que tu ne les aimes pas ?

Basmallah : Paske.

Amer : Parce qu’ils sont quoi ?

Basmallah : Ce sont des singes et des porcs.

Amer : Parce que ce sont des singes et des porcs. Qui a dit ça d’eux ?

Basmallah : Notre Dieu.

Amer : Où a-t-il dit ça à leur propos ?

Basmallah : Dans le Coran.

Amer : Il a dit ça dans le Coran. C’est exact. Basmallah, que font les Juifs ?

Basmallah : Quoi ?

Amer : Qu’est-ce qu’ils font ?

Basmallah : Pepsi Cola.

Amer : Alors tu es au courant du boycott aussi, Basmallah ?

Basmallah : Oui.

Amer : Est-ce qu’ils aimaient notre prophète Mahomet ?

Basmallah : Non.

Amer : Qu’est-ce que les Juifs lui ont fait ?

Basmallah : Il a tué quelqu’un…

Amer : Bien sûr, notre prophète Mahomet est fort et peut tuer qui il veut. OK, est-ce que tu connais les traditions au sujet de ce que les Juifs ont fait à notre prophète Mahomet ? Est-ce que tu connais une histoire ?

Basmallah : Oui.

Amer : Laquelle ?

Basmallah : Celle de la Juive.

Amer : Qu’est-ce qu’elle a fait à notre prophète Mahomet, cette juive ?

Basmallah : La Juive ?

Amer : Oui.

Basmallah : Elle a invité le prophète et ses compagnons. Quand il lui a demandé si elle avait mis du poison dans leur nourriture, elle a dit oui. Il lui a demandé : « pourquoi as-tu fait ça? ». Elle a répondu : « Si on ment, on est un menteur et Allah ne nous protègera pas. Mais on dit la vérité, Allah nous protègera. »

Amer : Et Dieu protège le prophète, bien sûr.

Basmallah : Et il a dit à ses compagnons : « Je vais tuer cette femme. »

Amer : Bien sûr, elle avait mis du poison dans sa nourriture, cette Juive.

Conclusion de l’intervieweuse : « Basmallah, Allah soit loué. Que notre Dieu la bénisse. Personne ne pourrait souhaiter une fille plus pieuse. Que Dieu la bénisse, ainsi que ses parents. La prochaine génération d’enfants doit être faite de vrais musulmans, si Allah le veut. Nous devons les éduquer, alors qu’ils sont encore enfants, à être de vrais musulmans ».

Conclusion d’une spectatrice occidentale :

Tous les gens qui poussent Israël, et lui seul, à faire des concessions aux dirigeants palestiniens, ne sont pas tous antisémites comme BDS. Certains, comme les quelques individus qui militent encore dans Shalom Ah’chav, la Paix maintenant, sont juste d’incurables optimistes qui s’obstinent, malgré le déferlement continu de preuves du contraire, à croire que si Israël se soumet à toutes les exigences palestiniennes, Mahmoud Abbas et Ismayil Hanyieh seront à leur tour touchés par la grâce et déposeront les armes.

Dans les faits, ces gens poussent Israël à se suicider pour laisser la place à une vraie démocratie où toutes les petites filles seront éduquées comme Basmallah et où nombre d’entre elles pourront réaliser le rêve de Reem Riyashi, la deuxième femme idéale telle qu’on les fait admirer aux enfants dans les Territoires palestiniens, que ce soit en Cisjordanie ou à Gaza, notamment en donnant leurs noms à des écoles.

Reem Saleh Al-Riyashi, la première femme kamikaze du Hamas,

Première du Hamas, mais septième Palestinienne à se faire sauter dans tous les sens du terme et la deuxième à laisser des orphelins, sa biographie sur Wikipedia est édifiante (Wikipedia) : « Reem Saleh Riyashi, mère palestinienne de deux enfants, s’est fait exploser le 14 janvier 2004 au checkpoint d’Erez, à la frontière entre Gaza et Israël. Le Hamas et la Brigade des martyrs d’Al-Aqsa ont affirmé que son attentat suicide était une opération conjointe montée en réponse à des semaines d’incursions israéliennes dans des villes de Cisjordanie qui avaient fait environ 25 morts palestiniens. » Wikipedia oublie que ces incursions suivaient des attentats contre les civils israéliens, mais bon, on ne peut pas tout se rappeler… « Riyashi était issue d’une famille aisée. Elle était l’épouse d’un commandant local du Hamas et, selon la sécurité israélienne, elle était aussi la maîtresse d’un autre commandant du Hamas à Gaza. »

Son suicide, planifié par les deux hommes de sa vie, a permis de laver le nom et l’honneur du mari et de sauver la vie de l’amant, car en théorie, l’homme adultère est, lui aussi, passible de la peine capitale. Mais qu’on se rassure, elle n’est jamais mise à exécution que pour la femme.

La légende ou la mort par lapidation

Le mari et l’amant de Reem Saleh Riyashi avaient choisi pour son « suicide », le bâtiment où passent des milliers de Palestiniens qui se rendent chaque jour en Israël pour travailler dans une zone industrielle voisine. Ses référents, comme on dit dans « Le bureau des Légendes (Wikipedia) », avaient donné l’ordre à Reem de prétendre avoir une prothèse au genou, qui aurait fait sonner le détecteur de métal. C’est pourquoi ces niais d’Israéliens ont appelé une soldate, afin qu’elle pratique la fouille manuellement, sans troubler la pudeur de la jeune Palestinienne. C’est à ce moment qu’elle devait déclencher sa ceinture explosive, en échange de la vie et de l’honneur de ses enfants, qui seraient auréolés de la gloire de son exploit, au lieu de devenir des parias si elle avait subi le châtiment qu’elle méritait : la mort par lapidation pour adultère. Les quatre victimes de la rédemption sociale de Reem Saleh Al-Riyashi, qui ne sont jamais nommées, car les Juifs n’ont ni nom ni personnalité hormis le qualificatif de « colons » (quand on admet qu’ils sont autre chose que des singes et des porcs), étaient : le sergent Tzur Or, 20 ans, originaire de Rishon LeZion, le caporal Andrei Kegeles, 19 ans, de Nahariya, la soldate Gal Shapira, 29 ans, d’Ashkelon et le sergent Vladimir Trostinsky, 22 ans, de Rehovot.

Reem Riyashi, encensée par la presse arabe (Memri), fait rêver les petites Palestiniennes

L’hebdomadaire égyptien Al-Usbou, sous le titre « Reem Al-Riyashi est plus qu’une femme », a écrit : « Toutes les filles rêvent de devenir mères et d’entourer leurs enfants de chaleur, de tendresse et d’amour maternel… Mais Reem Al-Riyashi en a décidé autrement. Après avoir réalisé certains des rêves de chaque mère, elle a pu réaliser son rêve d’enfance (…), devenir une bombe humaine et faire exploser une partie des rêves des pilleurs israéliens qui ont fait de la vie des Palestiniens un enfer. (…) Elle regarda sa place au paradis et les longues colonnes d’enfants martyrs et de leurs parents et décida de ne pas hésiter, car après tout, elle serait une source de fierté pour ses propres enfants … »

Ses enfants, justement, ont été exhibés dans un épisode du programme pour enfants de la télévision palestinienne « Les pionniers de demain », en 2009. Une reconstitution de la préparation de leur mère au martyre, en musique, expliquait que pour cette femme, « sa patrie [était plus précieuse que] sa propre chair et son propre sang ». L’épisode se terminait avec la fille de Reem s’engageant à devenir une martyre djihadiste comme sa maman, puis son fils avertissait d’un ton sévère Israël qu’il « continuera(it) sur les traces de … Reem Riyashi … jusqu’à ce que sa patrie soit libérée ».

Nos journalistes pourraient être fiers de la performance française !

En France, jusqu’à présent, Reem Riyashi n’a fait qu’une seule émule. C’était au lendemain des attentats du Bataclan : une jeune martyre tricolore s’est fait exploser, qui n’a pas été célébrée avec les pompes et les ors qu’elle eût reçus dans les Territoires palestiniens et dont on s’étonne qu’elle n’ait pas suscité plus de suivi presse : « L’assaut policier contre un appartement de Saint-Denis, lancé mardi aux petites heures du matin, est terminé. Deux personnes retranchées dans cet appartement sont mortes : une femme qui s’est fait exploser et un suspect dont l’identité reste à déterminer (20 Minutes). »

Et depuis, plus un mot sur cette héroïne qui a dû enflammer le cœur de nos « quartiers. » Note à l’attention des Martiens francophones, quartier entre guillemet est le diminutif de : « no-go zone islamisée dans la banlieue d’une grande ville française. »

On ne connaît même pas le nom de la martyre française, alors que nos journalistes sont capables de réciter par cœur le numéro de sécurité sociale et la pointure de tous les islamikazes qui se sont héroïquement donné la mort pour y entraîner des Juifs en « Palestine occupée ». « La femme décédée pendant l’assaut serait la cousine d’Abdelhamid Abaaoud et serait prénommée Hasna, selon BFMTV. Toujours selon la chaîne d’information en continu, elle aurait 26 ans serait née à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine) en 1989. Selon le procureur, elle serait en cours d’identification (le Parisien). » Trois ans après, on attend toujours son nom. Bizarre cette indifférence, non ? Aurait-on peur qu’elle suscite des vocations ? Mais non ! Ce qu’on craint par-dessus tout, c’est que les Français se rendent compte qu’ils ont plus en commun avec les victimes israéliennes qu’avec les islamikazes palestiniens !

Tamimi Cricket, la conscience de la Résistance palestinienne

Devinez qui a été la vedette de la Fête de l’Humanité 2019 ? Oui, la Fête de l’Huma existe toujours, même après la disparition du communisme. Comment se fait-ce ? L’Humanité survit en soins palliatifs, entièrement subventionnée par les impôts des sales capitalistes, puisqu’il n’y a plus de vrais Kamarrrades capables de croire aux lendemains qui chantent grâce au Komintern. Vous n’y croyez pas ? « Les montants des subventions versées aux journaux de la presse écrite ont été publiés par le ministère de la Culture en janvier 2019. L’Humanité, montant de l’aide : 4.191.650 €. Aide par exemplaire : 0,462€. » À titre de comparaison, « Le Parisien, montant de l’aide : 1.749.538€. Aide par exemplaire : 0,024€ (Droit Finances). »

Pourquoi L’Huma touche-t-elle vingt fois plus que Le Parisien par exemplaire ? Parce que Le Parisien a des lecteurs qui achètent le journal ou s’y abonnent, alors que L’Huma n’en a pas. Cela s’appelle la prime à l’échec. Plus vous êtes mauvais et plus on vous aide. Dans un pays où le mérite et le succès sont considérés comme des péchés impardonnables, il est normal qu’on incite à l’échec et à la médiocrité !

Donc, puisque personne ne s’intéresse au contenu de L’Huma, le quotidien communiste touche, à la place, des subsides de l’État (et je vous rappelle que l’État, c’est Vouzémoi). C’est ainsi qu’il lui reste de quoi organiser chaque année sa fiesta avec concerts et barbecue. Quand on n’a plus de lecteurs, il est inutile d’entretenir des journalistes, aussi charge-t-on une stagiaire de recopier les dépêches de l’AFP. C’est ce qui s’est passé pour « Ahed Tamimi, l’adolescente devenue icône de la résistance palestinienne à l’occupation israélienne après avoir passé huit mois en prison pour avoir giflé deux soldats, s’exprime en clôture de la Fête de l’Humanité. » Ça, c’est la légende.

Et en réalité ?

En réalité, le motif de l’arrestation de la Palestinienne est « incitation au meurtre », un sport qu’elle pratique au plus haut niveau depuis l’âge de douze ans, avec une régularité qui devrait faire honte aux plus stakhanovistes des marathoniens.

La famille Tamimi tient le gang le plus riche de Nabi Saleh, en Cisjordanie. C’est un secteur sous administration palestinienne, mais dont la sécurité est encore gérée par les Israéliens.

Dans la famille Tamimi, piochons d’autres tueurs de juifs, d’autres héros que l’icône sur laquelle ses parents capitalisent avec succès. Sa tante Ahlam a organisé l’attentat à la pizzeria Sbarro, à Jérusalem, en 2001. Grâce à elle 15 « colons » (tous les Juifs sont des colons, en Tamimi dans le texte) ont été éliminés, dont 7 enfants et une femme enceinte, et 130 autres ont été grièvement blessés. Respect !

Deux cousins de la donzelle, Nizar et Saïd, ont brûlé vif un autre « colon » en 1993. Double respect pour la famille de la part des « quartiers » français.

Ahed la blonde, elle-même, ne cache pas les visées éradicationnistes de la famille, qu’elle récite avec conviction : « Le monde doit reconnaître la cause palestinienne. L’occupation n’est pas seulement le vol des terres. Nous nous opposons au racisme, au sionisme, à tout système d’occupation et pas seulement aux colonies. » Rappelons une énième fois que pour être « réfugié palestinien », il suffit d’avoir un ancêtre qui a habité en Palestine mandataire entre juin 1946 et mai 1948. Même s’il était sous-locataire d’une cave, ce statut héréditaire permet aux génération suivantes de revendiquer le « retour » dans la maison quittée par l’aïeul et la seule légitimité sur la terre qui a vu régner les rois juifs de 1051 à 722 avant Jésus-Christ (Wikipedia).

Si l’on écoute Ahed Tamimi, bien coachée par son papa et sa maman, tous les moyens sont bons pour expulser les Juifs de toute la surface d’Israël (« pas seulement les colonies ») : « Parce que Trump doit être tenu responsable à cause de la décision qu’il a prise pour toute réaction palestinienne, que ce soient des attaques au couteau, des opérations de martyrs (attentats-suicides à la bombe, NDLR), des jets de pierres, tout le monde doit agir pour que nous puissions ainsi nous unir et permettre de faire passer notre message comme il convient, et atteindre l’objectif qui est la libération de la Palestine, si Allah le veut (InfoEquitable). »

La Palestine, le seul pays qui n’a jamais existé avant son occupation

La libération de la Palestine, le seul pays qui n’a jamais existé avant son occupation, quel beau projet ! Au lieu d’un secteur, voire d’une région, tout un pays, débarrassé du moindre intrus non Allah-le-veut-compatible, obéissant au doigt et à l’œil au clan Tamimi !

Ça vous a une autre gueule que ces abrutis d’Israéliens avec leurs médecins, leurs chercheurs, leurs avocats, leurs diplomates et leurs centaines d’ONG dédiées à la défense des Palestiniens ! LM♦

Logo Liliane MessikaLiliane Messika, MABATIM.INFO

[1] Décrite dans l’excellent polar de Dov Alfon
[2] On peut voir l’émission en V.O ici et lire la traduction en anglais ici 

4 commentaires

  1. Très bel article sympa. Une erreur, dommage en premier argument : le droit de vote a été accordé eaux femmes en Turquie en 1929 pour les élections municipales et étendu à toutes les élections en 1934. Avant la France

    J'aime

  2. Article époustouflant!

    Mon commentaire? Ainsi va le monde, ce train lancé à grande vitesse. Ceux qui n’ont pas su, ni pu, ni voulu le prendre en marche, ne pensent qu’à une chose: faire sauter les rails.

    Et ce n’est certainement pas le nivellement par le bas made in France qui le ralentira. Ne restent à nos « jeunes » que les incantations envers l’Etat-providence et, pour passer le temps, la possibilité de s’agréger dans les chimères de « Nuit debout », NPA et autres FI.

    J'aime

  3. Merci pour cette judicieuse mise au point ; ça nous permettra d’informer en un click tous nos bons amis pas antisemites « mais » antisionistes. A conserver à portée de main par tous les gens de bonne foi.

    J'aime

Laisser un commentaire. Il sera visible dès sa validation.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s