Ukraine : « Est-il encore possible de penser ? » 1-Un peu de géopolitique

Plus d’un mois après le début de l’offensive russe en Ukraine, Jean-Pierre Lledo propose de remettre la guerre en perspective dans cette suite de textes en quatre parties

Un peu de géopolitique1

« C’est moi qui ai suggéré de bombarder Belgrade. C’est moi qui ai suggéré d’envoyer des pilotes américains et de faire sauter tous les ponts sur le Danube ». (voir la vidéo)2

Ainsi parlait en 1998 l’actuel président des États-Unis Joe Biden, alors sénateur, lors d’une réunion de la commission sénatoriale des affaires étrangères. Un an plus tard, il fut écouté. Bombardements intensifs de l’OTAN (37 465 sorties avec 786 aéronefs) et ininterrompus durant 78 jours, soit plus de 2 mois et demi. Hormis les cibles militaires, des usines chimiques, les studios de la Radio-Télévision, et la mission diplomatique chinoise sont atteintes. Bilan des pertes humaines : 2 500 personnes, dont 89 enfants. Et ce sans aucun mandat de l’ONU, ni sans que la Serbie ait agressé un quelconque pays.

Le prétexte (prévenir le génocide serbe contre le Kosovo) s’avéra être un fake-news, mais ni les États-Unis ni les pays membres de l’OTAN ne furent sanctionnés. BHL continua à se pavaner. Les médias ne s’émurent point, donc les foules non plus. Formidables fabricants d’unanimisme, les grands médias sont en effet capables d’endurcir les cœurs, ou au contraire de faire pleurer à l’unisson : la droite et la gauche, les juifs et les antisémites, les gens du peuple et même les intellos qui se croient libres, lesquels en principe savent pourtant comment se produit l’information (lire : la désinformation). C’est dire.

Ce n’est pourtant pas de cela dont je voudrais parler. Pour l’instant. Mais me demander si Biden qui a traité Poutine de « criminel de guerre » et, ces jours derniers, de « boucher »3, appartiendrait à la même corporation. Certains en seront surpris, mais ma réponse est négative. Biden n’était pas un criminel de guerre, pas un boucher, pas plus que le président de l’époque Bill Clinton.

D’abord parce que la gouvernance d’un pays, même dictatorial, ne se réduit jamais à une personne. Ne pas confondre un individu et un État. Ensuite et surtout parce que le monde n’est régi ni par le Droit ni encore moins par la morale. Mais par la Puissance (économique et militaire), dont l’étude se nomme la géopolitique. Dans mon précédent papier, j’ai qualifié le Droit international de « feuille de vigne » de la géopolitique4. L’article 2, alinéa 4 de la Charte des Nations unies pose que les membres doivent s’abstenir

« dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies ».

Mais la géopolitique dispose !

Les 10 Commandements seraient-ils alors vains, inutiles ? Non, car s’ils ne peuvent empêcher la violence, du moins l’entravent-ils, la réfrènent-ils, génèrent-ils de la mauvaise conscience, et l’obligent même à se justifier, c’est-à-dire à tenter de se légitimer. Cependant en dernière analyse, lorsqu’un conflit arrive à incandescence, c’est toujours la puissance qui décide. Jamais les commandements. Cela s’appelle aussi la realpolitik.

Notons que dans la guerre moderne entre grandes puissances, fondée sur l’équilibre de la terreur nucléaire, les civils ne sont pas spécifiquement visés. Victimes collatérales, leur nombre n’est jamais très élevé. Insignifiant au regard du bilan des guerres civiles et ethniques (près d’un million de morts au Rwanda, 500 000 en Syrie, 200 000 en Algérie).

Petite parenthèse, les Juifs ont été et demeurent le seul peuple au monde à être visé en tant que… peuple. Hier par le nazisme qui a combiné la guerre conventionnelle et la guerre ethnique à une échelle industrielle. Aujourd’hui par l’Iran qui ne fait pas mystère de sa volonté d’acquérir la bombe atomique dans le but d’achever le travail d’Hitler, objectif maintes fois proclamé sans provoquer la moindre condamnation de l’ONU, des États-Unis et de l’Europe… Viser un peuple entier pourrait distinguer l’État « fasciste » des États totalitaires, autoritaires, non-démocratiques. Denrée plutôt rare de nos jours, heureusement.

Pour s’imposer, les États civilisés (démocratiques ou autoritaires) ont bien d’autres moyens que l’arme nucléaire. Le hard (puissance militaire sur terre, air, mer, et cyber-espace)… Et la gamme étendue du soft : la puissance économique (richesses naturelles et technologies), la diplomatie, l’espionnage, la division pour favoriser le règne, la mise en opposition de puissances régionales, les coups d’État, les coups fourrés, le contrôle des médias, les fake-news, la formation de révolutionnaires-bobos. La déstabilisation, quoi, en tous genres…

Le recours à la violence ne se manifeste que lorsque les rapports de force se modifient. Elle sert alors soit à contenir, à restreindre cette modification, soit à l’installer définitivement.

Avant d’aborder concrètement le conflit actuel et apparent entre l’Ukraine et la Russie, ce préambule général m’a semblé indispensable, tant j’ai été surpris de constater, y compris chez les plus aguerris, combien l’émotivité avait pris le pas sur la rationalité, les poussant même à confondre symptôme et cause du mal. Raison pour laquelle je ne me confondrai pas en précautions oratoires, comme se sentent obligés de le faire, tous ceux qui ne veulent malgré tout pas renoncer à leur esprit critique.

Je ne commencerai donc pas par m’apitoyer devant le flux ininterrompu des images de détresse de la population de certaines régions de l’Ukraine dont se repaissent, pour ne pas dire jouissent, les grandes TV du monde occidental. D’une part parce que c’est indécent. D’autre part et surtout parce que ces images n’ont qu’un but : empêcher de réfléchir aux causes de cette violence et donc d’y mettre fin. Je ne commencerai donc pas non plus par désigner et condamner « l’agresseur » du 24 février 2022. Tout simplement parce que si je le faisais, je participerais de l’enfumage médiatique qui vise à faire oublier que dans cet endroit du globe, il y a une guerre qui ne dit pas son nom… depuis presque trois décennies.

Sans parler de cette autre raison, sur laquelle je n’insisterai pas trop ici, mais que nous devons toujours garder en vue et qui me fait m’insurger contre les émotions trop sélectives pour être honnêtes… Car si c’était vraiment la détresse humaine qui importait, quid de celle des Yéménites, « la pire crise humanitaire du monde », ainsi décrite par les Nations unies qui ont échoué à réunir le 16 mars dernier les 4 milliards de dollars nécessaires pour faire face à une situation qui à la fin de l’année 2021 se résumait en ces quelques chiffres : 377 000 morts, 10 000 enfants tués ou blessés depuis le début de la guerre, fin 2014, plus de 4 millions de personnes déplacées, 17,4 millions de personnes ont besoin d’une aide alimentaire (ce chiffre devrait atteindre 19 millions d’ici la fin de l’année), 5 millions de personnes sont au bord de la famine.

Quid de l’Éthiopie, de Haïti et du Myanmar (ex-Birmanie), et l’on pourrait facilement allonger une liste qui fait penser que certains sont plus égaux que d’autres… Car pour l’instant en Ukraine, l’on parle d’un millier de victimes civiles et de 3 millions de personnes ayant dû fuir leur foyer, parmi lesquels un tiers de non-Ukrainiens. Je m’interroge d’ailleurs sur le fait que les Ukrainiens préfèrent quitter leur pays, et pour les Juifs vers Israël, plutôt que de se réfugier dans les deux tiers de l’Ukraine non-occupée et non-visée par les troupes russes. Les orthodoxes de l’Est seraient-ils mal vus par les catholiques de l’Ouest. Les Juifs par les antisémites galiciens ? Fraternité défaillante ? Je n’ai encore rien entendu à ce sujet. Mais je sais par exemple qu’en Israël, et en temps de guerre, les habitants du sud sont accueillis par ceux du Nord et inversement.

Le terrorisme médiatique

Qui ne sait pas ce qu’est un pogrom, un lynchage, l’effet de meute, et la bave de la haine, n’aura qu’à revoir les interviews accordées aux radios-TV de France par le candidat à la présidentielle Zemmour, où les journalistes, en général par paires, se jettent et mordent leur proie, jusqu’au sang.

Dans le cas de l’Ukraine, ce type de terrorisme a, selon moi, deux objectifs principaux :

1 – Éviter que le public ne se souvienne ou ne sache que les États-Unis ont été, depuis le 20e siècle, la principale puissance interventionniste dans le monde (sans aucun mandat de l’ONU). Ce qui pourrait rendre suspectes ses indignations actuelles. Quelques exemples (loin d’être exhaustifs)… Bombardements intensifs de pays souverains sans aucun mandat (en 1950, Corée du Nord. Au Vietnam, à partir de 1964 et ce durant 11 ans ! En 1986, contre la Libye. En 1999 contre la Serbie). Coups d’État organisés ou soutenus par la CIA (En 1953, contre le Premier ministre iranien Mohammad Mossadegh pour avoir nationalisé le pétrole. En 1954 contre le Guatemala en réaction à une réforme agraire. En 1973, au Chili). Aide à la subversion (contre Cuba en 1961. En Afghanistan, à partir de 1979, en faveur des djihadistes. Ukraine, 2004 – 2014). Invasion de l’Irak en 2003 par une coalition menée par les États-Unis.

Je doute que la Russie puisse jamais égaler une telle performance. Et combien de présidents américains eussent pu être traduits devant une Cour Internationale de Justice (du génocide des Indiens au napalm contre les Vietnamiens, en passant par Hiroshima) ?

« Le président qui a obtenu le Prix Nobel de la paix, neuf mois après son investiture (en 2009), s’est avéré être l’un des plus agressifs leaders américains qu’on ait connu ces dernières décennies. »,

ainsi parla d’Obama, le directeur du National security studies program au New America Foundation, Peter L. Bergen, qu’il qualifia « de guerrier en chef » dans le New York Times.

2 – Éviter que la problématique cruciale des causes ne se substitue à celle de « l’agresseur/agressé ». Cette dernière a l’avantage de l’évidence : c’est bien la Russie qui a attaqué le 24 février. C’est elle l’agresseur. C’est elle qui devrait être condamnée et sanctionnée. C’est elle qui devrait reculer. Sa diabolisation n’en sera que plus justifiée. Si l’interventionnisme des États-Unis, l’a été au nom de Belles Causes : au nom de la lutte contre le communisme, au nom du principe de « responsabilité », au nom de la liberté, et même du droit « d’ingérence humanitaire », celui de la Russie, a contrario, ne peut être qu’au nom des pires causes du nationalisme chauvin, de l’annexionnisme, de l’impérialisme, voire, lorsqu’on se sait plus quoi dire, de la mégalomanie furieuse d’un FOU.

Et je le redis, je reste étonné de la performativité d’un tel narratif, on ne peut plus manichéen, y compris parmi des élites habituellement plus vigilantes. Leur alignement sur le discours médiatique dominant, l’alignement des médias sur celui de l’État, l’alignement du discours des États sur celui de « l’Europe » qui lui-même se calque sur celui des États-Unis, tout cela, en vérité plus qu’alarmant, me fait penser que quelle que soit l’issue de cette guerre, les États-Unis en sont déjà les grands vainqueurs.

Or, cet enfumage, comme tous les enfumages, est toxique. Il ne peut avoir pour seule conséquence que prolonger indéfiniment la guerre donc les souffrances des individus et la destruction des villes, dont, avec une belle hypocrisie, on fait un extraordinaire fonds de commerce, l’audimat étant générateur de publicité et de fric. Le fric rouge sanguinolent. Je ne parle même pas des industries de guerre.

Il est donc urgent à mon sens d’abandonner la problématique de « l’agresseur / agressé » pour revenir à celle des causes profondes, comme nous y invitent un des grands de la géopolitique, le professeur John Mearsheimer, ou bien un ancien de l’OSCE et de l’OTAN, le colonel Jacques Baud5.

Ignorer, ou refuser de connaître ces causes, voir criminellement les dissimuler, c’est se condamner à voir cette guerre s’éterniser, et être complices des va-t-en-guerre prêts à se battre jusqu’au dernier Ukrainien. Rappelons-nous qu’au journaliste américain qui, à propos de l’Irak, lui demandait si

« Du fait de cet embargo, les 500 000 enfants déjà morts, étaient le prix à payer ? »,

la secrétaire d’État américaine Madeleine Albright confirma :

« Oui, c’est le prix à payer ».6

La cause profonde essentielle

Contrairement aux apparences, cette guerre n’oppose pas deux pays voisins pour une banale histoire de tracé de frontières qui de par le monde génère tant de conflits locaux, mais deux grandes puissances, les États-Unis et la Russie. Et cela dure depuis trois décennies. Récapitulons à grands traits les principaux moments de la confrontation.

Fin 1991, effondrement et dislocation de l’URSS.

1994, Mémorandum de Budapest (Traité de non-prolifération des armes nucléaires avec l’Ukraine, la Biélorussie et le Kazakhstan) avec les États-Unis, Russie, Europe. Le secrétaire d’État James Baker déclare :

« Il est important, non seulement pour l’Union Soviétique mais aussi pour les autres pays européens, d’avoir des garanties comme quoi, si les États-Unis gardent une présence en Allemagne dans le cadre de l’OTAN, la juridiction militaire actuelle de l’OTAN ne s’étendra pas d’un pouce en direction de l’Est »..

1999-2004, les États-Unis se parjurent et profitant de la faiblesse de la nouvelle Russie, attaquent. Sont admis dans l’OTAN, d’abord, la Pologne, la République Tchèque, la Hongrie, puis l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Slovénie, la Slovaquie, la Bulgarie et la Roumanie.

2003 – 2005, « Révolutions de couleur » dans trois républiques de l’ex-URSS : Géorgie, Ukraine, et Kirghizstan. Pilotées et financées par la CIA au travers de Fondations américaines (NED, Freedom House, CANVAS, Soros, etc.) et d’organisations subversives locales. Cela a été abondamment documenté.7

L’éditorialiste du New York Times, Thomas Friedman, rapporte les propos de l’un des plus grands analystes de la Russie, George Kennan, architecte de la victorieuse politique de containment de l’URSS durant la guerre froide :

« Je pense que c’est le début d’une nouvelle guerre froide. Je pense que les Russes vont progressivement réagir de manière assez négative et que cela affectera leurs politiques. Je pense que c’est une erreur tragique. Il n’y avait aucune raison pour cela. Personne ne menaçait personne d’autre. [L’expansion de l’OTAN] n’a été qu’une action légère de la part d’un Sénat qui ne s’intéresse pas vraiment aux affaires étrangères. Ce qui me dérange, c’est la superficialité et le manque d’information de l’ensemble du débat sénatorial. J’ai été particulièrement gêné par les références à la Russie en tant que pays mourant d’envie d’attaquer l’Europe occidentale. Les gens ne comprennent-ils pas ? Nos différences dans la guerre froide étaient avec le régime communiste soviétique. Et maintenant, nous tournons le dos à ceux-là mêmes qui ont organisé la plus grande révolution sans effusion de sang de l’histoire pour renverser ce régime soviétique. (…) Bien sûr, il y aura une mauvaise réaction de la part de la Russie, et alors [les partisans de l’élargissement de l’OTAN] diront que nous vous avons toujours dit que les Russes étaient comme ça… ».8

Prophétiques propos, tenus en 1998, suite à l’adoption par le Sénat américain de la décision d’étendre l’OTAN, une année avant l’arrivée de Poutine au pouvoir… Et effectivement la Russie, qui s’était vue refuser son intégration dans un espace européen commun et qui n’apprécie pas l’annonce d’une possible entrée dans l’OTAN de l’Ukraine et de la Géorgie, va contre-attaquer…

2007. 43e édition de la conférence de Munich sur la sécurité. Poutine est on ne peut plus clair :

« J’estime que dans le monde contemporain, le modèle unipolaire est non seulement inadmissible mais également impossible… Il me semble évident que l’élargissement de l’Otan n’a rien à voir avec la modernisation de l’alliance ni avec la sécurité en Europe. Au contraire, c’est une provocation qui sape la confiance mutuelle et nous pouvons légitimement nous demander contre qui cet élargissement est dirigé. ».

2008, avril. Sommet de l’OTAN Bucarest. L’Alliance atlantique s’est engagée à Bucarest à admettre Kiev et Tbilissi dans ses rangs… La Géorgie salue une décision « historique », Moscou dénonce « une erreur stratégique ».9

2008, août. La Géorgie attaque l’Ossétie du Sud. La Russie intervient militairement pour soutenir la volonté de ses habitants et ceux de l’Abkhazie, russophones, de s’émanciper de la tutelle géorgienne.

Ces deux coups de semonce d’une Russie qui sort du marasme des années 90, n’ont-ils pas été pris au sérieux ? Les États-Unis croient-ils être encore « la nation indispensable » chère à Madeleine Albright10, laquelle s’inspire sans doute de la pensée de Zbigniew Brzeziński, le plus influent conseiller des présidents américains :

« L’Amérique a acquis une position hégémonique globale sans précédent. Elle n’a, aujourd’hui, aucun rival susceptible de remettre en cause ce statut. Qu’en sera-t-il dans un avenir proche ? ».

Dans son livre « Le Grand Échiquier », il exprime notamment sa crainte d’une alliance Allemagne-Russie. Sans l’Ukraine, la Russie n’est plus une puissance eurasienne, et ajoute-t-il, l’Europe en serait dangereusement atrophiée. D’où la nécessité d’aider l’Ukraine à s’émanciper de l’influence russe. Bien sûr au nom des valeurs démocratiques dont nous allons voir à présent de quelle manière elles ont inspiré la politique américaine dans ce pays depuis 2004. J-PL

Jean-Pierre Lledo, Revue Politique et Parlementaire

Partie 2 : L’exportation de la démocratie


1 Telle n’étant pas ma profession, il ne s’agira là que d’une réflexion d’amateur.

2 https://brunobertez.com/2022/03/17/une-video-refait-surface-montre-biden-avouant-quil-a-propose-de-bombarder-belgrade-lors-dune-operation-de-lotan-en-yougoslavie/

3 « Lors de sa candidature à l’élection présidentielle de 2008, le sénateur Joseph Biden s’était engagé à « tenir tête à Vladimir Poutine » ! Que diable Poutine lui avait-il fait, à lui ou aux États-Unis ? » s’exclame l’ex-ambassadeur américain Jack Matlock (Politique-Actu)

4 Tribune Juive, MABATIM.INFO, Europe-Israël

5 YouTube 1, YouTube 2, InvestigAction.
Que l’on me permette au passage de railler l’olibrius Guy Millière qui (dans Dreuz) pontifie et se permet de vitrioler l’universitaire (dont il n’arrive pas à la cheville ni par les titres ni par les publications), et l’homme de terrain, depuis sa douillette maison de Las Vegas.
On peut, par exemple, ne pas partager les convictions d’un Brzeziński mais s’incliner devant son savoir et la perspicacité de ses jugements.

6 Interview par le journaliste Lesley Stahl dans son émission Sixty Minutes du12 mai 1996 à CBS.

7 Voir notamment ce film documentaire de Manon Loizeau « Comment la CIA prépare les révolutions »: (dailymotion)

8 Ouest France

9 NouvelObs

10 « Nous sommes la nation indispensable… Nous voyons plus loin dans l’avenir que les autres pays, et nous voyons le danger pour nous tous ». Micah Zenko, « The Myth of the Indispensable Nation ».

4 commentaires

  1. Bonjour mon cher ami – J’ai adoré votre article, Jean-Pierre. Du début du conflit, j’ai eu un mal terrible à prendre position. J’ai finalement conclu que l’Ukraine est en quelque sorte le PROXY des USA. Cette guerre n’est pas ce qui nous est visiblement et perpétuellement diffusé : une confrontation armée entre l’Ukraine et la Russie. Il ne fait plus de doute que l’Ukraine est le mandataire des USA. En somme, ceux qui paient le prix de cette escapade criminelle, c’est le peuple, les gens du cru. Les va-t-en guerre – ces puissances qui se croient tout permis – continueront à semer la zizanie et la terreur dans tous les coins du monde qui ambitionnent de les desservir.
    Hag Sameach.

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